Le billet de Franck Buleux

Après la large victoire du « non » au référendum visant à la modification constitutionnelle proposée par le président du Conseil Mattéo Renzi, il est temps de recomposer une nouvelle majorité italienne. En effet, le 5 décembre dernier, blessé par sa défaite imposante face au « popolo », le leader du Parti démocrate (gauche italienne, PD) a démissionné de son mandat. Seule l’union des droites italiennes peut permettre, en cas de probables législatives anticipées, une nouvelle ère en Italie.

En Europe, la victoire du Brexit et du « non » italien au projet de l’européiste Renzi ont largement démontré la réalité de la poussée des partis populistes. Qui a mené la campagne au Royaume-Uni ? L’UKIP (Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni) dont son ancien leader, Nigel Farage, pourrait-être nommé, selon mes sources, ambassadeur aux États-Unis. Nigel Farage a, en effet, conseillé, activement et positivement, la campagne de Donald Trump. Son retrait de la présidence de l’UKIP laisse augurer une telle solution si, bien entendu, la Premier ministre britannique, conservatrice, en est d’accord.

Qui a mené la campagne en Italie, sur l’ensemble de la péninsule ? Le « Mouvement 5 étoiles » de Beppe Grillo qui, après avoir remporté la mairie de Rome, s’implante dans tout le pays de manière forte. Or, ces deux mouvements populistes s’inscrivent, dans un courant très « eurosceptique » vis-à-vis des institutions de l’Union européenne, au sein du même groupe politique à Strasbourg : l’Europe de la Liberté et de la Démocratie directe (ELD).

A partir de ce double constat électoral, notre position doit être claire et sans exclusive : les droites populistes européennes doivent s’unifier. En Italie, la Lega, fortement implantée dans le Nord et proche d’autres mouvements eurosceptiques (FN français, FPÖ autrichien, PVV des Pays-Bas…), doit prêter main forte au mouvement de Beppe Grillo pour diriger Rome.

Savez-vous que si les groupes de Nigel Farage (44 élus) et de Marine Le Pen (39 élus) s’unissaient dans un vaste bloc, celui-ci deviendrait le troisième groupe du Parlement européen ? Une réelle force de frappe.

Alors, comme le scandait le conservateur Berlusconi, Forza Italia !

 

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