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Le billet de Rémy Lebard (Extraits de sa lettre au préfet de l’Hérault)

    Ce dimanche 17 avril aura lieu au Parc des expositions à Pérols la journée régionale de l’UOIF (Union des Organisations Islamistes de France) où pour la 4ème année consécutive des milliers de musulmans de la région vont se rassembler.

    Je tiens à rappeler que l’UOIF est un mouvement proche des “frères musulmans”, organisation soupçonnée d’être liée au terrorisme. Depuis quelques années, de nombreux pays Comme l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis et plus récemment l’Egypte ont intégré les Frères musulmans dans la liste  des mouvements terroristes.

    L’UOIF, même si elle présente une image plus “lisse” que celle de son mentor doit être placée parmi la frange radicale de l’islam, surtout quand on sait que  l’organisation est devenue championne dans l’art du double langage à l’enseigne d’Ahmed Jaballah, un de ses co-fondateurs qui reconnaissait : “L’UOIF est une fusée à deux étages. Le premier étage est démocratique, le second mettra en orbite une société islamique”. Il faut savoir que dans ses grands rassemblements comme lors des congrès du Bourget, elle n’hésite pas à inviter les frères Ramadan, dont les propos sont parfois au delà de la limite du radicalisme.

    Parmi les invités attendus à Montpellier à l’occasion de cette rencontre annuelle on peut citer Tarek Oubrou dont le parcours et le profil cachent un double-jeu mais surtout, et c’est plus grave, le dénommé Abdallah Ben Mansour, un des fondateurs de l’UOIF et défenseur acharné de la charia, la fameuse loi islamique. Ce dernier ne déclarait il pas en 2013 : “ Quand les musulmans auront mis en place la charia partout dans le monde, tout le monde sera heureux ”.

    Or, La loi islamique n’est absolument pas compatible avec notre civilisation et il est inacceptable qu’on puisse permettre d’inviter un homme dont les propos font l’apologie d’une idéologie totalitaire. Dans la charia, les homosexuels sont exécutés,  les chrétiens relégués aux rangs de « dhimmis » (soumis) et traités comme des citoyens de seconde zone sans parler des incroyants ou des adeptes des religions primitives voués à une mort atroce, comme en témoigne le sort réservé aux Yazidis en Syrie et en Irak par les psychopathes de Daesch.

    De nombreux intellectuels ou écrivains demandent d’ailleurs l’interdiction de l’UOIF, à l’instar de Lydia Guirous, auteur du livre« Allah est grand et la République aussi “ qui a demandé à Manuel Valls  que soit dissoute dans les plus brefs délais l’UOIF qu’elle accuse “d’inviter des imams prêchant la haine, qui troublent de manière inacceptable l’ordre public et bafouent les principes républicains” ou l’essayiste Fiammetta Venner qui a publié en 2005 un ouvrage dans lequel elle dit avoir repéré une nature “intégriste” de l’UOIF derrière son double-discours sur la laïcité, l’antisémitisme ou encore la présidente de l’Observatoire de la laïcité du Val d’Oise, Laurence Marchand-Taillade, qui dénonçait dans la Figaro la présence, lors du congrès de l’UOIF à Lille en février 2016, de “personnalités ayant appelé au djihadisme en Syrie, condamné la coalition arabo-occidentale contre l’État islamique ou encore soutenant le Hamas”.

    Les graves incidents du dimanche 10 avril, sur la place de la Comédie dans notre ville, ayant opposé des groupes venant importer sur le sol national un conflit moyen-oriental devraient nous inviter à la plus grande prudence et appliquer le principe de précaution face aux “boute-feux” du djihadisme.
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