médine annule bataclan

 

Éditorial de la Ligue du Midi (24/09/18)

 

Ce fut une séquence quelque peu surréaliste qui se déroula le vendredi 21 septembre dans une salle de congrès de la rue de Varennes à Paris. La conférence de presse prévue à 15h00 était une étape de plus dans le cadre de la stratégie que nous avions élaborée à quelques-uns autour de Patrick JARDIN pour faire plier les protagonistes du concert et que Pierre CASSEN avait dénommé avec son humour resté juvénile le « club des 5 », à savoir CNRE, LIGUE DU MIDI, RÉSISTANCE RÉPUBLICAINE, RIPOSTE LAÏQUE, SIEL. Quand soudainement ayant été appelé à l’extérieur de la salle, Patrick Jardin revenait, porteur de la nouvelle tant attendue, confirmée par l’AFP : « Médine annule son concert au Bataclan et le reporte en février 2019 au Zénith ».

 

L’affaire avait démarré au mois de juin, quand nous apprîmes avec incrédulité que le rappeur Médine bien connu pour ses déclarations islamistes, haineuses et vengeresses (pléonasme) avait retenu 2 dates de concert -jusque-là rien d’extraordinaire dans notre pays ouvert « aux 4 vents » des influences exogènes- avec comme choix de salle, ce qui ressembla instantanément à une provocation insoutenable, le BATACLAN, théâtre d’un des attentats les plus  meurtriers et immonde de notre histoire (98 victimes égorgées, décapitées, éviscérées dans un flot de sang…).

L’été arrivant sur ce coup de massue, et après une quinzaine d’articles de presse et une dizaine de prises de positions hostiles des partis de l’opposition de droite (DLF, LR, RN) plus rien…

Plus rien, à part une pétition de Grégory ROOSE, qui démarrait lentement, mais qui avait l’avantage d’exister et deux déclarations très remarquées fin août-début septembre de Renaud CAMUS : « Si les Français, les Gaulois, les Gaulois réfractaires récemment fustigés par le chef de l’État, acceptent de subir cette gifle, ce soufflet après tant d’autres, ce sont des hommes morts, un peuple de morts : et non seulement tués, effacés, piétinés, mais déshonorés » et du général Général PIQUEMAL : « si les Français acceptent cela, ils accepteront tout ».

Le 1er septembre, la LIGUE DU MIDI tenait sa traditionnelle fête de rentrée à LUNEL -le MOLENBEEK FRANÇAIS- d’où étaient issus plus de 20 « Lunellois » tombés, sous les couleurs de DAESH, dans la zone Irako-syrienne. A cette occasion, le Général PIQUEMAL nous présentait Patrick JARDIN, le père de Nathalie, la jeune éclairagiste assassinée au Bataclan, qui la gorge nouée décrivit le vécu douloureux d’un père méprisé, des mois durant, par les tenants du pouvoir. Il fut applaudi longuement par la salle debout.  Les autres orateurs, qui ne s’étaient point concertés, citèrent tous la tragédie du Bataclan… faisant germer l’idée de l ‘appel des 100 (100 pour les 100 patriotes engagés à un titre ou un autre dans le long travail de redressement du pays et outrés par cette provocation1). Christian PIQUEMAL interrogeait la salle et une nuée de mains se levait afin de se faire comptabiliser dans les réservations d’autocars pour monter à Paris le 19 octobre…

La vidéo de l’intervention de Patrick Jardin atteignait rapidement 150.000 vues (record absolu). Le 9 septembre l’appel des 100 était bouclé en 48 heures, puis divulgué sur les blogs de Riposte Laïque et Ligue du Midi et rapidement abondé par une seconde liste qui ne comportait pas moins d’une vingtaine d’élus… De l’avis de tous, cet appel, de par la qualité de ses signataires, « avait de la gueule ».

Entre temps le « club des 5 », prenait des options sur des autocars, si tant est qu’un journaliste, au téléphone, me demandait de lui confirmer s’il y avait déjà une centaine de cars en réservation, m’obligeant à rétablir la vérité, lui affirmant que pour les 3 régions du sud (Aquitaine, Occitanie, Provence) nous avions de quoi remplir 10 autocars.

Dès mon entrée dans la salle de conférence où des journalistes de la presse main-stream commençait à arriver, j’expliquais à une journaliste de l’Agence Associated Press pourquoi j’étais certain que nous allions gagner cette bataille :

  1. Il s’ agit d’un événement fédérateur pour la mouvance identitaire-patriote comme cela avait été le cas lors de l’annonce d’un concert en mai 2016 de Black M à Verdun.
  2. Nous avons investi avec succès les réseaux sociaux.
  3. Nous avons réussi à donner du crédit à notre promesse de faire descendre dans la rue le 19 octobre, devant le Bataclan 5 à 6.000 personnes, nos premières options prises sur des autocars dans le sud étant rapidement remontés vers l’administration centrale via la presse, les réseaux sociaux et les préfectures…
  4. Nous avons bénéficié dans les jours précédant la conférence de presse d’un frémissement dans les grands partis politiques décidés enfin à jouer leur rôle de Caisse de résonance.

Plus encore, contrairement à Verdun en 2016, nous avons eu le soutien physique par deux fois, du père d’une des victimes qui avait l’intention de combattre ainsi que les plaintes déposées par 2 avocats des victimes visant à annuler le concert et qui allaitent être suivies, sans nul doute, par effet de sillage, par de nombreuses autres.

On savait depuis une quinzaine de jours que la direction du Bataclan2 commençait à donner des signes de faiblesse et d’agacement et qu’en même temps, Médine semblait très déprimé même si les deux parties (Poubelle pour le Bataclan et Médine) dans des communiqués séparés jouaient la fermeté : « nous ne reculerons pas devant l’extrême droite ». Il est d’ailleurs probable qu’au plus haut niveau de l’État -surtout dans la période de grande déprime sondagière-, l’Élysée n’avait ni le goût d’ouvrir une « guérilla » contre les patriotes, ni d’annuler le concert en risquant de passer pour « attentatoire à la liberté d’expression ».

Il est plus que probable qu’Édouard Philippe dont les relations avec Médine ne sont un secret pour personne, en particulier au travers de l’association islamique « Havre de Savoir », proche des Frères musulmans et de l’UOIF lui a murmuré à l’oreille qu’il était plus sage d’abandonner le Bataclan pour une autre salle du Groupe Lagardère (le Zénith en l’occurrence).

Les trois parties (Bataclan, Médine, État)-, après avoir joué les matamores -Médine tu nous as bien fait rigoler avec tes vidéos familiales auto-filmées dans lesquelles tu te comportes comme un goret envers ta femme et tes enfants- ont réalisé que la coalition des patriotes, mais au-delà le peuple français, ne reculerait plus. Ça m’a rappelé quand, adolescent, je tenais le poste de talonneur au rugby et que la première chose qu’il fallait faire comprendre à l’adversaire d’un seul regard, au moment de se mettre en mêlée, c’est que tu ne t’arrêterais pas avant de lui avoir essuyé les crampons sur la figure. Ça s’appelle dégonfler l’adversaire…

Nous n’avons pas gagné la guerre, nous avons remporté une petite victoire, mais c’est l’addition de ces petites victoires qui redonnent confiance à notre peuple sur le chemin de la grande bataille.

N.B : Le soir même, c’était la ruée des « chevaliers du net » pour s’approprier à coup de vidéos pitoyables -ou derrière leurs claviers- les mérites de la victoire, l’un d’entre eux se mettant en scène à 20.000 kms de la métropole pour critiquer les signataires de l’appel des 100 et proférer des menaces à leur égard. On ne citera pas le nom de ces petits messieurs car comme disait Robert LANGLOIS, autre artisan de cet épisode victorieux : « Ne jamais faire de catch avec un porc, tu te roulerais dans sa mer… !»

 

Il suffit de lire ce qu’en disent les supporteurs de Médine pour savoir qui, dans cette affaire, a fait le boulot !!!

 

 

Notes :

(1) Quelques jours plus tard, le jour même de la conférence de presse, le compte Facebook de la Ligue du Midi était suspendu pour une durée de 30 jours pour un motif futile.

(2) Le zénith appartient au groupe Lagardère à hauteur de 20% ainsi que d’autre salles parisiennes : les Folies bergères, le Casino de Paris et… le Bataclan. Coïncidence ? Le Bataclan fut racheté par le groupe Lagardère, deux mois seulement avant l’attentat du 13 novembre 2015 à une famille juive. Avant cette date, la salle avait fait l’objet de nombreuses menaces pour son soutien aux forces armées de Tsahal.

On sait que le Qatar est actionnaire de Lagardère à hauteur de 12,83 % depuis 2012.

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