![Verdun[2]](https://liguedumidi.com/wp-content/uploads/2016/06/Verdun2.jpg)
Le billet de Vitus
Ceux qui ont organisé cela ne sont pas des profanateurs, ce sont des ignorants et des autistes. Comment reprocher à un sauvage de manger avec les doigts ? Comment reprocher à un soixantuitard sucrant les fraises de n’être que le pudibond religieux de frasques qu’il ne sait pas revendiquer parce que les entrailles lui manquent et qui choisit de se taire, contempteur silencieux de ceux qui « ne peuvent pas comprendre »…?
Comment reprocher à une partouzarde de ne pas avoir de cœur et de ne vivre que dans le vulgaire et la chienlit de son quotidien ? Derrière le masque social de cette femme, apparaît en toute occasion, le faciès amusant de l’hôte ordinaire de la porcherie, fut-elle parfumée.
Comment reprocher au sinistre Barbarin de ne pas la fermer sur les sujets où des ados chrétiens venus d’Irak ou de Syrie le plaindraient pour tant de vanité ? Comment reprocher à un antifasciste de ne pas avoir entendu Winston Churchill expliquer en 1946 que désormais les seuls fascistes seraient précisément les antifascistes ?
Ces jeunes ont couru entre les tombes des Poilus parce que, comme leurs pères et leurs grands-pères, ils n’ont jamais appris à respecter quoi que ce soit. Ils n’ont même jamais rien appris du tout, victimes du grand naufrage de l’Education Nationale depuis Christian Fouchet jusqu’à Najat. Ils ne s’aiment pas, ils ne se connaissent pas, ils ne s’estiment pas, ils courent parmi des tombes comme on hante à la chaîne des cinémas pour tuer le temps ou comme on lit des livres pour éviter de s’ennuyer. Pour exorciser la mort et surtout la mort violente, l’année prochaine ils iront baiser sur la tombe des Poilus parce qu’ils sont, eux-mêmes, morts mais que, comme les canards de la basse-cour, ils ne le savent pas.
![Verdun E.R[5]](https://liguedumidi.com/wp-content/uploads/2016/06/Verdun-E.R5.jpg)
