Par Luigi Lironi -Toulouse-

C’est l’histoire de mecs qui squattent les maisons des autres, pas parce qu’ils sont tricheurs, pas non plus parce qu’ils sont trop fainéants pour travailler. Non car ils travaillent. Mais ils n’ont pas des projets comme vous, d’avoir une famille. Car ils n’aiment pas la famille. Ils n’ont pas non plus le projet d’avoir des enfants, car ça ruinerait leur empreinte carbone. 

 

Vous savez c’est l’histoire de mecs qui pensent qu’il faut sauver le climat. Les gens, les familles, c’est beaucoup moins important. Et les vieux non plus ils ne les aiment pas. Les vieux, ils les trouvent trop riches, trop fiers d’avoir travaillé toute leur vie.  

C’est l’histoire en fait de mecs qui ne veulent pas vieillir, pas avoir de responsabilités, et profiter d’une vie pépère.  

Bon c’est quand même l’histoire de mecs qui se droguent, mais heureusement, ils sont végétariens, car ils ne veulent pas mourir tout de suite.  Donc pour en revenir au travail et à l’argent, ils n’en ont pas trop besoin. Juste ce qu’il faut. Et en plus il y a des maisons vides, pour eux, partout.

Donc c’est l’histoire de mecs qui trouvent des maisons vides, mais qui n’ont pas le même sens esthétique que leurs propriétaires. Alors ils les décorent d’une façon telle qu’elles sont méconnaissables après leur passage. Quand ils la quittent, car en fait ce n’est pas souvent qu’ils s’en vont.  

En fait c’est l’histoire de mecs qui n’aiment pas la propriété privée pour les autres, mais qui l’aiment pour eux. Alors ça tombe bien, car quand ils trouvent une maison vide, en général, ils n’en partent plus. Car c’est des mecs qui ont beaucoup d’alliés : la police qui ne les embête pas beaucoup, la municipalité aussi, qui leur fait des fleurs, et même l’évêché qui leur abandonne ses biens.

C’est donc l’histoire de mecs à qui la chance sourit. Bon pas toujours. En fait, ils sont un peu gâtés et donc quand ça ne marche pas, ils ne supportent pas. Un peu comme des enfants, qu’ils resteront toujours, à défaut d’en avoir eux-mêmes.

Heureusement, comme on a dit, ils se consolent vite car ces mecs ont beaucoup d’amis. Des anarchistes, des gens de tous les sexes (sauf masculin cis, bien sûr), de tous les genres plutôt, même de ceux qu’on n’imagine pas ou qui n’existent pas encore. Ah, il ne faut pas oublier les migrants, car ils aident beaucoup les migrants, ils les aident à trouver des justifications pour migrer.

C’est l’histoire, en fait, de mecs qui préfèrent la chair fraiche (fraichement débarquée). C’est plus intéressant et puis ça renforce leur mouvement, et ça renforce l’image qu’ils ont d’eux même. Ça donne une bonne raison en plus de squatter les maisons des autres. Les maisons des gens qui ne sont pas comme eux, vous savez, les gens comme nous, qui n’avons pas beaucoup de diversité. 

En fait, donc, c’est l’histoire de mecs qui n’aiment pas travailler pour avoir une maison, mais qui aiment beaucoup les maisons des gens qui ont bossé dur pour se payer une maison.

 

 

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