Une déclaration de Gabriele Adinolfi depuis Fiume
Mes amis,
Le 12 septembre 1919, Gabriele D’annunzio entra à Fiume à la tête de volontaires italiens qui s’étaient rebellés contre le gouvernement.
Le Traité de Versailles avait nié cette ville adriatique à l’Italie et le gouvernement de Rome avait obéi.
L’entreprise de D’Annunzio ne se limita pas au nationalisme. Pendant quinze mois, Fiume devint le centre culturel et existentiel le plus vivant du monde. L’héroïsme, le sens de l’aventure, l’esthétique ont accompagné son existence. La Régence de Carnaro a promulgué la Charte de Carnaro, une constitution très moderne qui a été élaborée par des futuristes, des arditis et des syndicalistes révolutionnaires.
Après quinze mois, à Noël 1920, le bombardement par l’armée italienne mit fin à cette expérience extraordinaire.
Pour commémorer le centenaire, les Lanzichenecchi, échappant aux contrôles et à la vigilance (des autorités), ont rendu hommage devant la mairie de Fiume, aujourd’hui en Croatie, et au Vittoriale, où repose Gabriele D’Annunzio. D’autres commémorations ont eu lieu dans d’autres parties de l’Italie.
Les funérailles de Stefano Delle Chiaie, fondateur d’Avanguardia Nazionale, né en 1936, à Caserte, Italie, décédé à l’âge de 83 ans, avaient lieu le même jour le 10 septembre 2019 dans l’après-midi à Rome: la commémoration dans la ville de Fiume se tenant peu après minuit, aux premières heures du 12 septembre. De cette façon, nous avons pu arriver à Rome à temps (744 km).

Gabriele Adinolfi
Théoricien nationaliste révolutionnaire italien,
inspirée par Julius Evola, promouvant des idées notamment antimondialistes et «grécistes».
