Le billet d’Eric de Verdelhan

  

« Le fait d’acheter est bien plus américain que de penser. » (Andy Wharol)

« Le mâle américain préfère toujours une femme belle plutôt qu’intelligente ; c’est parce qu’il voit mieux qu’il ne pense. » (Farah Fawcett )

  

On connaît la propension de la France à suivre – avec quelques années de retard – toutes les inepties, les modes les plus débiles, les films les plus violents, les mœurs les plus dépravées ou les dérives « sociétales » les plus salaces qui nous arrivent massivement des États-Unis.

Dans l’immédiat après-guerre, « l’américan way of life » faisait rêver les Français. Les Yankees nous avaient apporté, entre autres, le café soluble, le frigidaire, le rock’n’roll, les westerns de John Wayne, les polars avec Humphrey Bogart, la plastique de Marilyn Monroe et le vertigineux « balcon » de Jayne Mansfield (qui faisait passer Gina Lollobrigida pour une planche-à-pain).

Et puis, les « Amerloques » c’étaient nos libérateurs ; on leur devait tout ou presque !

La France, sous « plan Marshall », n’avait pas encore compris qu’elle avait été piégée par les accords de Bretton Woods. Et, naïve, elle ne réalisait pas non plus que l’« allié américain », cet ami qui lui voulait du bien, travaillait en sous-main pour la virer de son empire colonial.

A l’époque, l’ennemi c’était la « peste rouge », le communisme, incarné par l’URSS.

Ma génération a été élevée dans la crainte de voir un jour les chars russes sur les Champs Élysées. On en parlait encore en 1981, à l’arrivée au pouvoir de François Mitterrand, qui avait confié quatre ministères à des communistes1. Elle oubliait, au passage, que De Gaulle avait fait pire à la Libération (en nommant ministre d’État le déserteur Maurice Thorez2).

Bien avant la chute du mur de Berlin et l’effondrement du bloc de l’Est, je prônais déjà une troisième voie entre le communisme et le capitalisme : le nationalisme. Maurice Barrès avait compris ça bien avant Jean-Gilles Malliarakis et son « Ni Trust, ni Soviets »3, or j’admirais Barrès.

Depuis, l’eau a coulé sous les ponts : le communisme est moribond et la France reste, avec la Corée-du-Nord et Cuba, l’un des rares pays qui comptent encore quelques staliniens « pur jus ».

Vladimir Poutine, qui a su faire revivre l’âme russe (et la religion orthodoxe), nous donne tous les jours des leçons de nationalisme et nos médias s’ingénient… à insulter la Russie.

Les mêmes ont applaudi l’élection de Barack Obama comme un évènement planétaire :

« Un Noir à la Maison Blanche », comme si la couleur de peau était un gage de compétence et/ou d’intelligence4. Dans le même temps, les Français encore lucides (il en reste quelques-uns !) constatent que le pourrissement moral de notre pays nous arrive presque toujours des USA.

Les Francs-macs américains nous avaient déjà imposé leur gros « Père Noël » (aux couleurs de la « Coca-Cola Compagny ») pour faire oublier la Nativité chrétienne.

Ils ont récidivé avec « Halloween » qui voulait détrôner la Toussaint et la fête des morts.

Ce pays d’enfants trop riches, trop gâtés (et obèses), qui n’adule que le dieu-dollar, nous aura refilé ses hamburgers, ses films braillards d’une rare violence, sa téléréalité dans laquelle tout est faux, ses crétins à bonnet, sa moraline antiraciste et ses pétasses siliconées.

Sous François Hollande, l’Assemblée Nationale a même offert une tribune à la pulpeuse Pamela Anderson, pur produit de la « Silicone Valley » (puisqu’elle en a deux kilos dans chaque sein), qui venait nous sommer d’arrêter de manger du foie gras au motif que le gavage des oies serait « une monstruosité ». Certes, mais plutôt moins que le gavage massif de dindes au silicone ou au botox !

Le véganisme, qui cherche à tuer notre filière bovine, est également né aux States.

Le mouvement « Me too » aussi. Nos harpies féministes l’ont rebaptisé « balance ton porc » et ce nom idiot (et vulgaire !) ne pouvait satisfaire que ceux qui ne mangent pas de porc.

Avec « Me too » la France découvrait que dans le cinéma, il faut coucher pour obtenir un rôle.

Bon, pour être franc, on s’en doutait bien un peu ! Pour ma part, je crois bien volontiers qu’Harvey Weinstein, Woody Allen et quelques autres soient des salopards, des prédateurs sexuels, des vicelards, des obsédés, que sais-je encore ? Mais, aux USA, l’industrie du porno est florissante. Elle rapporte quelques millions de dollars de plus que le cinéma « classique »5.

Quand je vois les tenues de certaines starlettes aux cérémonies des Oscars, je me dis qu’elles font tout ce qu’il faut pour être « nominées » …et plus si affinités.

Je ne nie pas le harcèlement sexuel, qui doit être sévèrement puni, mais je n’aime pas qu’un pays totalement dépravé vienne nous donner des leçons. Surtout quand ces leçons, dans tous les domaines – féminisme, sexisme, racisme, antisémitisme, véganisme, etc – sont nimbées d’une fausse morale puritaine d’une totale hypocrisie.

Le mois dernier, au Nebraska, une vieille peau ménopausée de 61 ans a donné naissance à une petite fille. L’origine des gamètes ? Oh, une simple « affaire de famille » faite en famille !

Son propre fils pour le sperme, la sœur de l’époux de son fils pour l’ovule.

Cette petite fille aura donc, une mère-grand-mère (qui l’a portée) et une mère-tante qui lui a donné son patrimoine génétique. Outre ses deux « pères » qui sont « gays » (et que la loi interdit de traiter de « tantes »). Quatre parents en tout…On n’arrête pas le progrès !

Si cette tante a d’autres enfants, ils seront cousins et en même temps… demi-frères ou sœurs de cette petite fille. On imagine déjà le casse-tête pour le notaire lors des partages successoraux !

Bien sûr, il se trouve déjà chez nous quelques beaux esprits qui trouvent ça très bien : une GPA bon enfant, en famille, et qui évite à l’enfant l’anonymat de ses origines.

Et puis c’est une « avancée sociétale ». Depuis l’IVG, ça n’arrête pas !

Cette gamine avec deux « mères », qui sera élevée par deux « pères » ou supposés tels, c’est une atteinte grave – une de plus – à l’ordre naturel des choses, cet ordre social structuré qui s’appelle la famille où le rôle de chacun était bien défini.

Faire courir à la mère-porteuse les risques d’une grossesse tardive relève de l’inconscience.

Il faut sans doute y voir la volonté de réaliser une première, une sorte d’exploit, bien dans la mentalité américaine. Le désir (ou le caprice ?) de ce couple « gay » d’avoir un enfant a été réalisé grâce à la générosité (ou l’instrumentation ?) de leurs deux parentes. Cette petite fille grandira dans une bien étrange famille ! Mais soyons sans crainte : d’ici à sa majorité notre monde moderne aura légalisé la PMA, la GPA, la pédophilie et l’inceste. Pour la zoophilie, il faudra attendre encore un peu car les associations de défense des animaux veillent au grain.

 

Jadis, je voyais les Américains comme de grands enfants. Finalement, je me demande si ce ne sont pas des grands malades !

 

 

Notes :

1)- Charles Fiterman, Jack Ralite, Marcel Rigout, et Anicet Le Pors.

2)- Maurice Thorez, ministre d’Etat, Charles Tillon, ministre de l’Armement, Ambroise Croizat, ministre du Travail, Marcel Paul, ministre de la production industrielle, et François Billoux, ministre de l’Economie Nationale. Cinq ministres communistes chargés de grands ministères !

3)- « Ni trust ni soviets » de Jean-Gilles Malliarakis ; Librairie française-Le Trident ; 1985.

4)- Mais depuis, nos journalistes – très majoritairement de gauche – peuvent se défouler sur Donald Trump qui leur offre chaque jour du grain à moudre.

5)- Je n’ai pas écrit « normal » car le cinéma américain actuel est généralement violent, vulgaire, salace et très rarement « normal ». Il n’est pas non plus moral mais, il dégouline de bons sentiments quand le héros est noir ou homosexuel.

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