L’Éditorial de Richard Roudier

 

Dimanche dernier, 1er avril à 18h30, j’étais invité en tant que Président de la ligue du Midi à intervenir dans l’émission « C politique » sur France 5. C’était la première fois que la Ligue du Midi pouvait intervenir sur une grande chaîne nationale. Évidemment ce n’était pas « du direct » en ce qui concernait mon intervention et de nombreux camarades m’ont interrogé : « pourquoi tu n’as pas parlé de ceci ? de cela ? et d’untel » … Ne soyons pas naïfs, on commence à connaître les procédés des médias, même si celui-ci est moins pire que beaucoup d’autres. Et l’on n’a retenu que quelques minutes, sur les 25 minutes de tournage réalisé au Peyrou. On a tous en mémoire un reportage récent sur M6, dont le bidonnage a été démonté avec beaucoup de sérieux par le groupe des « Brigandes ».

J’ai donc pu donner mon point de vue critique, dans le cadre d’une rétrospective sur l’agitation qui a touché les facs de Montpellier lors des dernières semaines. Après une immersion des journalistes au cœur d’une « A.G » tenue par des étudiants gauchistes de l’université Paul Valéry, j’ai apporté la contradiction, en relativisant les « violences » (légitimes) qui se sont déroulées à la fac de droit et en rappelant les fantasmes que le 50ème anniversaire de mai 68 déclenche dans certaines têtes décérébrées. J’ai fait remarquer à ce propos que l’occupation de la Fac de droit coïncidait, jour pour jour, avec la création du Mouvement du 22 mars du putride Daniel Cohn-Bendit. On notera que des images (toujours filmé de dos) d’un étudiant chilien ou péruvien dénommé Max (jouant à Che Guevarra) ont fait se tordre de rire l’ensemble du plateau télévisé de la chaîne.

Le reportage a cependant fait preuve d’une certaine objectivité en présentant la Ligue du Midi comme la seule force identitaire et patriote régionale. Des images de la manifestation organisée par la Ligue en hommage au Colonel Beltrame perturbée par des antifas ont été retransmises par la chaîne.  Le mot de la fin est revenu aux étudiants apolitiques de la fac de droit qui s’inquiètent pour le bon déroulement de leurs examens dans deux mois et leur rejet des actions de blocage illégales des gauchistes, créant chez le téléspectateur une certaine empathie pour les briseurs de blocus… et ce n’était pas un Poisson d’Avril !

Si j’avais vu auparavant les images de ces étudiants apeurés, j’aurais pu expliquer qu’ils étaient en âge de sortir du monde des bisounours et qu’une majorité silencieuse a vocation à fermer sa gueule ; donc, comme disait l’autre : « engagez-vous, derrière tous ceux qui se battent ».

Évidemment j’aurais aimé évoquer la pasionaria Ressiguier, députée France Insoumise qui confond Clapas (2) et Sierra Maestra (3) et qui voue à la Ligue une haine obsessionnelle et qui, une nouvelle fois, a demandé notre dissolution en s’adressant à Emmanuel Macron, après s’être faite envoyer dans les cordes par François Collomb. Relevons au passage qu’une sympathisante « France Insoumise » lors de l’A.G à Paul Valéry a fait approuver une motion proclamant la grève générale tant (on ne rit pas !) qu’Emmanuel Macron n’aurait pas démissionné… Quand on pense que Mélenchon a fait voter Macron au 2ème tour…

C’est quand même amusant que la France Insoumise et la chienlit, qui se disent opposés au pouvoir libéral, lui demandent notre dissolution ; ce qui démontre la collusion de fait entre néo-libéraux et extrême gauche.

A la lumière des évènements de Montpellier depuis le début 2018, on devine que la chienlit est le laboratoire d’idées de la France Insoumise, des médias de propagande, et des néo-libéraux contre les identitaires… France Insoumise reprenant tous les thèmes et slogans de la chienlit et lui servant de relais institutionnel dans ses actions d’agit-prop (Agitation-propagande) avec deux objectifs : détruire l’identité française et pour cela, en priorité, détruire les identitaires. A Montpellier, Ressiguier soutient physiquement le blocus de « Paul Valéry », à Paris, Obono soutient le blocus de « Tolbiac ». Un grand bravo aux 2 amazones de Mélenchon…

Et puisqu’on évoque Mélenchon, j’aurais aimé parler des deux grosses claques qu’il vient de recevoir coup sur coup. Après s’être fait virer, comme un vulgaire antisémite, de la manif organisée par le CRIF (4) en hommage à Mireille KNOLL, (il faut dire que Méluche est loin d’être clair sur ce sujet, balançant en permanence entre complotisme, vivre-ensemble, anti-sionisme et quelques saillies contre la finance apatride…), il sera insulté et chassé une semaine plus tard de la manif des cheminots à Paris. Cela ne surprendra que les incultes qui ignorent que le mouvement ouvrier a toujours détesté autant les sociaux-démocrates que les les a-sociaux du Lumpen-prolétariat. « Tu sauras dorénavant, Méluche, que la rue c’est dur pour les bourgeois friqués comme toi, qui veulent faire peuple » …

Signalons encore les récents faux-pas de quelques nuisibles, affidés de Mélenchon : Eric Coquerel envahisseur de la basilique Saint Denis et le candidat France Insoumise, Stéphane Poussier condamné pour son tweet haineux, à propos du Colonel Beltrame.

Nos adversaires ne s’y trompent pas. Leur crispation de haine obsessionnelle à notre encontre et cette nouvelle demande de dissolution consacrent la LIGUE du MIDI comme seule opposition locale réelle et sérieuse au libéralisme global et à la chienlit collusées.

Cette dernière agit masquée derrière la France Insoumise (Rance et soumise) qui en assure la communication institutionnelle.

La Ligue du Midi assume à visage découvert toutes ses positions, elle soutient le resurgissement de l’héroïsme modeste des résistants qui défient le pouvoir, en osmose avec les français qui affirment que la France n’a pas les moyens de se payer le luxe d’un chaos qui semble bien parti pour bloquer le pays pendant 3 mois.

La Ligue du Midi prend la mesure du basculement de l’opinion publique (77 % souhaitent le dégagement des universités par la police, dont 70 % avec usage de la force si besoin) qui rejette massivement le libéralisme global et le grand remplacement qui en est le corollaire, ainsi que les partis politiques et leurs supplétifs que sont les syndicats et l’extrême gauche.

Pour en terminer, interpellons finalement le préfet Pouëssel : qu’est ce qu’on fait avec le Guevara de pacotille de la Fac des lettres qui a tenu les propos séditieux sur France 5 devant des millions de téléspectateurs : « On va bloquer la vie économique de Montpellier » ?

Pour paraphraser Audiard par la bouche de Francis Blanche dans les Tontons Flingueurs : « On expulse ou on méprise ? »

 

 

Notes

(1) Chienlit : terme popularisé en 1968 par le Général de Gaulle (ceux qui ch… dans les lits – racailles)

(2) Le Clapas : nom affectueux donné à la ville de Montpellier (Tas de pierre en occitan)

(3) Sierra Maestra : chaîne montagneuse du Sud-est de Cuba, d’où est partie l’insurrection castriste en 1956

(4) CRIF : Conseil Représentatif des Institutions Juives de France

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