Maelbeeck[3]

D’après le journal Le Peuple de Bruxelles

    Le vice-premier ministre belge Jan Jambon (c’est son nom) homme politique de droite a reconnu que suite aux attentats de Bruxelles, des célébrations de rue et d’incitation au terrorisme ont eu lieu en plusieurs endroits de Belgique et qu’aucun média belge n’a relayé cette information. Il a même affirmé à l’occasion de cette remarque, que la Belgique avait un problème de jihadisme. CNN définit d’ailleurs la Belgique en ces termes : l’un des plus petits pays d’Europe, qui au niveau du continent, constitue la plus grande source par habitant de jihadistes combattant en Syrie et en Irak. Jambon a révélé qu’en février, les services de renseignement belges avaient signalé 451 citoyens jihadistes, mais que le profilage des jihadistes est inefficace.

    Il a  ensuite précisé que les jihadistes viennent de divers horizons, «y compris des médecins, avocats et… criminels de droit commun», et pas seulement de milieux pauvres. Il n’y a qu’un jihadiste sur six qui vienne d’un milieu pauvre en Belgique. Jambon réclame une meilleure coopération pan-européenne sur le terrorisme.

    Jan Jambon s’en est pris aux médias belges pour ne pas avoir couvert les manifestations pro-jihadistes qui ont suivi les attentats du 22 mars. Mais il y avait déjà eu des manifestations islamiques avant les attentats, plus précisément entre l’arrestation de Salah Abdeslam et le 22 mars, et les médias belges avaient gardé le silence.

    D’où les vives critiques du premier ministre de la Région flamande, Geer Bourgeois, qui a souligné que peu de temps avant les attentats, censés être causés par des terroristes de l’Etat islamique, il y a eu des émeutes musulmanes qui n’ont pas été relayées par les médias publics. Les attaques terroristes ont eu lieu quatre jours après l’arrestation de Salah Abdelslam, soupçonné d’avoir été impliqué dans des attentats terroristes qui ont tué 130 personnes à Paris en novembre dernier.

    «Il est, pour moi, très choquant qu’après l’arrestation de Abdelslam, 200 jeunes d’origine étrangère lancent spontanément des bouteilles et des pierres sur notre police, a dit Bourgeois, Il est regrettable que nous n’ayons vu aucune de ces images aux informations de la télévision nationale». VRT, le radiodiffuseur public flamand, a déclaré qu’il n’a pas signalé l’incident pour des raisons techniques et non par une volonté de taire l’événement. On se souvient qu’en France, Philippe De Villiers avait dénoncé la présence d’islamistes travaillant dans les aéroports parisiens, ce qui lui valut une volée de bois vert de la part des médias, des politiciens et des autorités morales, à la fois chiens de garde et acteurs du “système à tuer les peuples”.
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