D’après Actu Toulouse

 

Les collectivités ont annoncé lundi 20 mai le dépôt d’une requête pour obtenir la mise sous séquestre des parts détenues par l’actionnaire principal de l’aéroport Toulouse-Blagnac.

 

Les actionnaires locaux de l’aéroport Toulouse – Blagnac vont déposer une requête pour bloquer les parts de Casil Europe.

C’est un nouveau chapitre qui vient de s’ouvrir dans le dossier de l’aéroport Toulouse-Blagnac. Lundi 20 mai 2019, les collectivités locales ont annoncé vouloir déposer une requête auprès du Tribunal de commerce de Toulouse afin d’obtenir la mise sous séquestre des titres détenus par Casil Europe, actionnaire principal de l’équipement.

 

Repousser l’assemblée générale

La Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Toulouse, la Région Occitanie, le Conseil départemental de Haute-Garonne ainsi que Toulouse Métropole veulent ainsi mettre dans les mains de la justice les 49,99% des parts que détiennent les Chinois, les empêchant ainsi de mener toute action, sans décision de justice.

Ainsi, les acteurs locaux veulent suspendre les droits de votes de Casil et obtenir l’ajournement de la prochaine assemblée générale, qui doit se tenir jeudi 6 juin 2019. À cette occasion, les comptes de l’exercice 2018 doivent être approuvés… et les dividendes distribués. Mais si les voix de Casil venaient à être bloquées, aucun dividende ne pourrait être versé.

 

Éviter la prise de décisions stratégiques

 

Le dépôt de la requête, qui doit intervenir dans les prochains jours, est motivé par la décision de la Cour administrative d’appel de Paris rendue mardi 16 avril, annulant la procédure de vente de l’aéroport pour un non-respect du cahier des charges.

Par cette action, les acteurs locaux « souhaitent préserver les intérêts des actionnaires publics et locaux d’ATB en demandant à la justice de prendre les mesures conservatoires permettant d’éviter que des décisions stratégiques soient prises […] alors même qu’il existe un doute sérieux sur près de la moitié des votes », expliquent-ils dans un communiqué.

 

Mise à l’écart de la procédure de vente ?

 

Par ailleurs, la CCI, la Région, le Département et la Métropole font part de leur étonnement quant à la procédure de vente engagée par Casil Europe, qui s’est accélérée ces derniers jours avec l’entrée en négociations exclusives d’Eiffage pour le rachat des parts, et de ne « jamais en avoir informé les actionnaires minoritaires locaux ».

 

Le collectif monte aussi au créneau

 

Alors que cet épineux dossier du rachat des parts de l’État par Casil, puis de la vente des parts de ce dernier, connaît un nouveau rebondissement, une action doit également être annoncée prochainement par le Collectif contre la privatisation de l’aéroport, à Toulouse, en vue de saisir le Tribunal de commerce de Paris pour faire valoir la nullité de la cession des parts étatiques au consortium chinois.

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