Le billet d’Eric de Verdelhan

 

« Mettez ceux qui brassent de l’air d’un côté, et ceux qui vous pompent l’air de l’autre et vous aurez une climatisation écologique et gratuite… » (Anonyme).

« Cette jeune Greta arbore un visage de cyborg qui ignore l’émotion — ni sourire ni rire, ni étonnement ni stupéfaction, ni peine ni joie. Elle fait songer à ces poupées en silicone qui annoncent la fin de l’humain et l’avènement du post humain. Elle a le visage, l’âge, le sexe et le corps d’un cyborg du troisième millénaire : son enveloppe est neutre… » (Michel Onfray).

 

Quand va-t-on arrêter de prendre les Français pour des gogos et le Palais Bourbon pour un cirque, un lupanar ou une annexe de la Cour des Miracles ?

Souvenez-vous de ce jour de janvier 2016, où, pour une fois, l’Assemblée Nationale était (presque) au complet et où on jouait des coudes pour accéder aux balcons.

Laurence Abeille, députée écolo du Val-de-Marne, et la Fondation Bardot, avaient invité la pulpeuse Pamela Anderson à venir défendre une proposition de loi visant à interdire le gavage des oies et des canards. A quel titre cette dinde américaine, dopée au silicone1 et au botox, venait-elle attaquer une belle et ancienne tradition française ?

Le public, tout émoustillé, remarquait que la belle en avait « gros (et même très gros) sur le cœur » dans son plaidoyer pour la défense des oies et des canards. Mais, à défaut de convaincre son auditoire sur les méfaits du foie gras (ou, plus exactement, sur la honte que nous devrions éprouver à en manger), sa plastique, capable de redonner sa virilité à un eunuque, faisait fantasmer quelques vieux vicelards. Car, chez Pamela Anderson, tout est dans la carrosserie.

Certes, elle n’a plus une pièce d’origine (il suffit, pour s’en convaincre, de voir des photos d’elle quand elle avait 18 ans) mais quel beau spécimen des prouesses de la chirurgie esthétique américaine ! Assurément, elle mériterait une place, comme pétasse-étalon, au pavillon de Breteuil.

Mais, hélas pour elle, en dehors d’un emballage aguichant, elle a le QI d’un bulot !

Un torchon « People » écrivait à l’époque : « A 50 ans, l’héroïne d’ « Alerte à Malibu » reste d’une somptueuse beauté… », dont acte, mais était-ce une raison pour l’inviter à venir nous donner des leçons de moraline écologiquement correcte au Palais Bourbon? Assurément non, et, pour une fois, je partageais l’avis de Christian Jacob, patron du groupe LR : « Je pense qu’on atteint le degré zéro de la politique. Si on voulait chercher le comble de la médiocrité, je pense que là, on l’a atteint ».

Et bien, nous avions tout faux !!! On pouvait encore faire pire et le pire a été atteint le 23 juillet 2019, avec la venue au Palais Bourbon d’un petit laideron mal fagoté nommé Greta Thunberg.

Son histoire est un roman à l’eau de roses largement véhiculé par presque tous les médias, car il va dans le sens du « climatiquement correct ».

Internet nous apprend qu’elle est née le 3 janvier 2003 à Stockholm. Sa mère est chanteuse d’opéra et son père, acteur de cinéma, (comme son grand-père paternel) : une famille d’artistes, pas précisément des scientifiques donc, mais qui pensent et votent à gauche, c’est important !

À l’âge de onze ans, à la suite d’une dépression, « un syndrome d’Asperger, un trouble obsessionnel compulsif, un trouble du déficit de l’attention et un mutisme sélectif sont diagnostiqués chez elle ». En clair, cette triste gamine est une malade mentale ! Il faut la plaindre, la faire soigner, l’interner, peut-être, dans un établissement spécialisé mais pas forcément écouter ses délires.

C’est à la suite, nous dit-on, d’une rencontre avec le suédois Bo Thoren « militant écologiste de la première heure », qu’elle prend conscience des menaces pesant sur la planète.

Elle devient végane, influençant ses parents. Sa famille arrête également de prendre l’avion.

Le 20 août 2018, l’affreuse gamine fait le piquet de grève devant le Riksdag, le parlement suédois, et explique aux nombreux journalistes conviés (par qui ?) qu’elle n’ira pas à l’école jusqu’aux élections du 9 septembre 2018. Elle exige que le gouvernement suédois réduise les émissions de dioxyde de carbone. Elle reste assise devant le Riksdag en « séchant » délibérément les cours.

Et elle appelle à une « grève générale de l’école pour le climat ».

Son histoire est reprise, amplifiée, magnifiée par des journaux du monde entier.

Le principe d’une grève scolaire chaque vendredi retient l’attention des médias et cette école buissonnière encouragée fait tache d’huile : aux Pays-Bas, en Allemagne, en Finlande, au Danemark, au Luxembourg, en France, en Espagne, en Belgique et même en Australie.

Au total, en novembre et décembre 2018, plus de 20.000 lycéens organisent des grèves dans 270 villes. Qui songerait à reprocher à des milliers de petits branleurs-glandeurs de sauter sur une occasion de « sécher » les cours tout en gardant bonne conscience ?

Le 4 décembre 2018, le petit laideron est reçu à la COP24. Etonnant non ?

Elle y récite sa leçon : « Ce que nous espérons atteindre par cette conférence est de comprendre que nous sommes en face d’une menace existentielle. Ceci est la crise la plus grave que l’humanité ait jamais subie… Notre biosphère est sacrifiée pour que les riches des pays comme le mien puissent vivre dans le luxe. Ce sont les souffrances du plus grand nombre qui paient pour le luxe du plus petit nombre… » Le couplet tiers-mondiste, les riches contre les pauvres, est déjà bien rodé !

Elle se rend ensuite à Davos, au Forum Economique Mondial, en janvier 2019, (elle y va en train : 32 heures depuis Stockholm). Elle invective les personnalités qui s’entretiennent du climat, toutes venues en jet privé. Cette gamine a décidément tous les culots !!!

Le 16 avril 2019, invitée au Parlement Européen (par qui ? A quel titre ?) elle fait une longue déclaration appelant les électeurs européens à voter en faveur de l’environnement au nom des jeunes qui n’ont pas le droit de vote. Le lendemain, elle débarque… au Vatican où le pape François, « l’Imam des migrants », la reçoit et l’encourage à continuer son combat.

Le 23 avril 2019, elle s’exprime à la Chambre des Communes du Royaume-Uni. Elle reproche aux parlementaires « leurs mensonges et les faux espoirs donnés, leur incompréhension de la crise climatique ou leur non-volonté de comprendre », et, en bonne donneuse de leçons, elle critique le soutien britannique à ses industries charbonnières, pétrolières et gazières (dont le gaz de schistes).

Le député Matthieu Orphelin, appuyé par 161 collègues, invite le petit monstre à s’exprimer, le 23 juillet 2019, au Palais Bourbon, en compagnie, entre autres, de la climatologue Valérie Masson-Delmotte, vice-présidente du GIEC2. Dans son discours, elle appelle le monde politique à prendre la pleine mesure de la crise climatique, à respecter ce que préconise la communauté scientifique, et à passer des déclarations aux actes. Et bien sûr, pour elle, les pays riches doivent agir plus vite pour compenser le manque d’infrastructures des pays pauvres. CQDF !

Détail amusant, si je puis dire : la biographie de Greta, « Scener ur hjärtat » a été publiée le 24 août 2018, quelques jours après le début de sa grève scolaire. Elle est rédigée par ses deux parents, sa sœur et… elle-même : chez les Thunberg, on se sert la soupe en famille !

Greta a été « nominée » pour le prix « Héros de l’environnement du WWF Suède ».

En mars 2019, elle était proposée pour le prix Nobel de la Paix par quelques députés suédois. En avril 2019, elle recevait le prix « Liberté », de la région Normandie. Et l’université de Mons annonçait en mai qu’elle recevra l’insigne et le diplôme de « docteur honoris causa » lors de la séance solennelle de la rentrée 2019. Le 7 juin 2019, « Amnesty International » lui décernait son prix « Ambassadeur de la conscience ». Mais où et quand s’arrêtera cette mascarade ?

Heureusement, le masque du petit ange à tête de démon semble se fissurer :

Dans un article du 9 février 2019, Isabelle Attard, ancienne députée EELV, s’interroge sur la fabrication de son image par Ingmar Rentzhog, issu d’une famille de financiers suédois. Rentzhog a lancé une start-up nommée « We Don’t Have Time ». Son objectif est de créer un réseau mondial d’écologistes. Sa start-up doit atteindre 100 millions d’utilisateurs pour devenir rentable.

Or elle est dirigée par une fondation dont Greta Thunberg fut pendant quelques mois « jeune conseillère ». Rentzhog avait rencontré les parents de Greta Thunberg peu avant le lancement de sa start-up. Et la dite start-up, après avoir fait connaître Greta Thunberg au monde entier, a pu lever 10 millions de couronnes suédoises. Rentzhog lui-même parle de 500 investisseurs et 23 millions de couronnes. Comme par hasard, les parents Thunberg disent ne pas être au courant.

« Bizarre, bizarre, vous avez dit bizarre ! »

Depuis le début 2019, Greta Thunberg fait aussi l’objet d’attaques violentes sur Internet, émanant d’internautes climato-sceptiques. Une partie des critiques porte sur sa mère, soupçonnée d’instrumentaliser sa fille. Celle-ci affirme que la décision de Greta de faire grève a été prise contre l’avis de ses parents. Pourtant, c’est en famille qu’on a fabriqué la biographie (la légende ?) du petit monstre et tous ses déplacements – « en voiture électrique, en train et en bus » nous dit-on – sont payés par ses parents. Les parents Thunberg nous prennent donc pour des billes. 

Cet été, des automobilistes allemands arboraient sur leurs voitures des autocollants « Fuck you Greta », ce qui traduit, un peu trivialement, un certain ras-le-bol.

On a envie de dire aux lobbies qui manipulent cette gamine, qu’on croirait sortie d’un film d’épouvante, qu’ils auraient pu choisir une icône moins laide et plus charismatique.

Avec sa face lunaire, elle a le charisme d’un rideau de douche et ne parviendrait même pas à faire naître des pensées libidineuses chez un pédophile.

Alors, tant pis si on doit me traiter de facho, de macho, de franchouillard, de phallocrate, de climato-sceptique, que sais-je encore ? Mais, à tout prendre, je préfère Pamela Anderson, ne serait-ce que pour le plaisir des yeux (et surtout si elle se tait !).

Je préfèrerais surtout qu’on arrête de nous taxer, de nous infantiliser, de nous culpabiliser, de nous bassiner, bref de nous emmerder avec, le « réchauffement climatique » et la « transition énergétique ». J’appartiens à une génération qui, quand elle avait l’âge de cette pisseuse de Greta Thunberg était dix ou vingt fois plus écolo qu’elle.

Alors, de grâce, qu’elle retourne à ses études et qu’elle nous foute la paix !!!!

Vous aurez noté que les imbéciles (ou les voyous ?) qui ont invité le petit laideron au Palais Bourbon le 23 juillet ont tous ratifié l’accord sur le CETA3 le même jour.

Vous trouvez ça cohérent ? Moi pas !!!!

 

Notes :

1) – un kilo, bon poids, dans chaque sein…

2) – Groupe (d’experts autoproclamés) Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat.

3) – Comprehensive Economic and Trade Agreement. Accord de libre-échange avec le Canada

NDLR :

A lire également un article très intéressant sur RUSSIE POLITICS :

Greta Thunberg et le retour du syndrome Samantha Smith

L’icône Greta Thunberg n’est pas une nouveauté, elle est le signe de la soviétisation de nos dirigeants. Incapables de gouverner réellement un monde devenu trop complexe pour eux, incapables de donner confiance en l’avenir, ne pouvant que faire semblant de rajeunir des méthodes qu’ils ne comprennent plus, ils se tournent et nous entraînent avec eux dans l’impasse du mythe de la jeunesse idéale. Jeunesse qu’ils idéalisent à la mesure de leur échec personnel à saisir l’avenir. Avant Greta Thunberg, il y eut Samantha Smith – sous Andropov. L’histoire se répète. La voici.

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