Le billet de Thierry Lafronde

        “Achetez l’I pod 7, c’est cool, plein de nouveautés et de potentialités, soyez connectés ! “; “Simone Veil était LA figure féminine politique française du XXème siècle, elle a osé affronter le tabou de l’avortement, défendu la loi IVG, libéré les femmes … “ ; “ Accueillir les migrants est l’honneur et la tradition française “…

        Que de mots d’ordre qui conditionnent nos esprits et comportements ! Distillés au goutte à goutte, tels le supplice chinois, ils finissent par formater notre jugement et nous manipuler comme des automates.

        Il en va de même des journées dites événementielles. Un jour pour les LGBTQ (Lesbiennes, Gays, Bi, Trans, etc), un jour pour la musique, un jour pour les migrants (très en vogue actuellement) … où on est sommé de suivre les mots d’ordre compatissants adaptés, verser une obole à la cause et avoir l’attitude empathique de mise.

        On nage en plein dans le « meilleur des mondes » et « le Big Brother » du livre « 1984 », imaginés après la seconde guerre mondiale par les prophétiques et géniaux Aldous Huxley et  George Orwell.

        Etre sous perfusion de la télévision et de ses dizaines de chaines soit d’Etat, soit de quelques magnats financiers créditeurs des politiques au pouvoir amplifie ce conditionnement. D’autant que les nouveaux téléphones portables sont de véritables minis télévisions et des ordinateurs connectés très performants. Notons que le GPS dont disposent ces petites bêtes permet de géolocaliser tout utilisateur … « Big Brother » te voit et te suit !

        La bonne réaction est de se libérer au maximum de ses emprises, liens et poisons externes. Cibler les programmes que l’on souhaite regarder de façon limitée à la télévision à défaut de pouvoir s’en passer. S’affranchir des modes éphémères. Consommer ce dont on a besoin de façon équilibrée, raisonnable, adaptée. Privilégier le local au lointain, le solide au tape à l’œil, le juste nécessaire au superflu. Réparer ce qui est cassé, entretenir les objets, in fine donner aux démunis plutôt que de jeter à tout va. La société de consommation se nourrit des consommateurs.

        Se moquer des journées officielles thématiques comme de sa première chemise surtout celles allogènes et choquantes, provocantes. Maîtriser son emploi du temps.  S’instruire, lire, se documenter à diverses sources, assister à des conférences choisies, en se méfiant particulièrement des analyses et mots d’ordre officiels, des campagnes étatiques et, surtout,  du « politiquement correct » si ravageur. La connaissance et la vérité rendent libre.

        Développer son esprit critique afin de rester maître de ses actes, de ses pensées. Avoir des réseaux amicaux et sociaux fondés sur la sincérité, la communauté de pensée, l’entraide et la confiance entre personnes partageant les mêmes valeurs traditionnelles et identitaires. Cela ne veut pas dire vivre replié sur soi et rejeter tout étranger. Cela sous entend  d’avoir la lucidité d’analyser de façon critique et objective les individus autour de soi. Savoir accueillir au filtre du discernement et de la protection de son mode de vie. Un loup ou un renard dans une bergerie font vite un carnage.

        Finalement, le premier réflexe sain de survie dans cette société qui manipule et conditionne est de réfléchir et d’agir à contre courant.

        Dans le film « Midnight Express » (1978), basé sur une histoire vraie, le jeune détenu américain dans une sinistre prison turque réalise après bien des souffrances, brimades et sévices qu’il ne doit rien attendre de ses geôliers, avocats et autres nervis du système totalitaire en place. Il ne devra son salut qu’à sa volonté, détermination et imagination pour fuir ladite prison. Il commence par marcher lors des promenades autorisées et limitées … à contre courant du sens habituel.

        Il s’en sortira !
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