Le billet d’Eponine

 

        La nuit du 4 août 1789 a vu l’abolition des privilèges, nous apprenait-on au temps où l’école française assumait encore son rôle et enseignait notre histoire. Personnellement, j’ai toujours considéré que lesdits privilèges n’avaient pas été abolis, mais étaient tombés dans les mains malfrates d’individus cousus de sac et de corde qui avaient su détourner la révolution à leur profit personnel…

        Depuis plus de quarante ans, nos héritiers autoproclamés de la révolution ont fait de ces privilèges, leur leg accumulé de génération en génération. Organisant des réseaux et profitant des délits d’initiés, dépeçant le patrimoine français et le bradant en encaissant des commissions faramineuses, délocalisant moyennant intérêts, étranglant les anciennes colonies africaines sous le joug de la françafrique, ils ont fait de l’avidité à remplir leur bas de laine leur principale préoccupation.

        Les progrès des sciences de communication leur ont même permis des transferts de fonds inouïs sur un simple clic d’ordinateur, en parallèle aux bonnes vieilles valises à billets (ou à pierres précieuses) toujours usitées en cas de besoin. Le tout saupoudré d’hypocrites discours sur l’humanisme, le regard menteur dirigé vers le fronton des mairies où la devise Liberté Egalité Fraternité n’a jamais été autant bafouée.

        Que ces héritiers ripoux appartiennent à la gauche ou à la droite était devenu un détail sans importance. Qui penserait qu’une souris grise est moins attirée qu’une blanche par l’assiette à fromage ? Le choix politique s’était mué pour ces tristes sires en un problème secondaire, l’essentiel étant de s’entendre sur le partage du magot électoral, et par voie de conséquence sur les « affaires » à traiter. Il ne s’agissait plus de gérer un pays, mais de séduire des électeurs le temps d’une campagne pour vite retourner au business d’une élite où le népotisme et la cooptation entre voyous tiennent lieu d’adoubement.

        Oui mais voilà ! A trop vivre dans le vase clos d’une olympe avide et aveugle, on en oublie que les électeurs sont issus de ce qu’on appelle un peuple, et que ce peuple peut devenir une protestation protéiforme et résolue.

        Au soir du 23 avril, nos édiles ont senti leurs sièges vaciller.  Ils avaient pourtant anticipé le coup, et imaginé un subterfuge « ni droite ni gauche » sorti des cartons Hollande et baptisé Macron.  Et c’est vrai, ce sémillant OPNI (Objet Politique Non Identifié) plus près des playmobils que de l’humain, est arrivé en tête. Mais en tête de quoi ? D’un ramassis formé d’une vieille arrière garde gauchisante et d’une non moins vieille droite courbe ? Car il faut être réaliste, citer Jack Lang, Bergé, Attali, Kouchner, Cohn-Bendit, Villepin et autres, c’est donner l’impression qu’on dresse la liste de prospection d’une assurance funéraire… Bien sûr il n’y a pas que des têtes chenues autour de l’OPNI, mais parmi les moins usés, moins de têtes bien faites que d’ambitieux crânes d’œuf.

        Quant aux convictions, dénominateur commun logique de tout parti politique, nenni, vous n’en trouverez pas.

Le 23 avril 2017 a donc été un coup de tonnerre, et les chiffres sont là pour le prouver : le total des votes antisystème et populistes de tous bords, donc tous les candidats sauf Macron, Fillon, Hamon frôle les 50% ! Et c’est cela qu’il faut retenir. Malgré les manipulations médiatiques, les « unes » des grands magazines serviles subventionnés à coups de millions d’euros, le bon sens issu du populaire a gagné ! La ré-information par les réseaux sociaux, pratiquement gratuite, bricolée souvent maladroitement, souvent truffée de fautes d’orthographe, mais soutenue par une ferveur irrépressible, a fait vaciller l’establishment.

        La réalité des terroristes djihadistes rebaptisés déséquilibrés par les journaleux, le terrorisme intellectuel contre notre civilisation illustré par les interdictions de crèches, tout cela a été dénoncé par les milliers de Français dont la fibre patriote a été réveillée par l’iniquité hystérique du système.

 

        Comme le 4 août 1789, le 7 mai 2017 peut devenir une date historique, car cette élection présidentielle à nulle autre pareille peut redonner espoir à ce peuple français brimé dans son quotidien, bafoué dans ses racines, humilié dans son identité.  Le 7 mai, TOUS les révoltés doivent exprimer leur indignation contre le système et voter Marine Le Pen, seule solution pour le peuple français de retrouver sa dignité et sauvegarder sa culture ancestrale. Solution imparfaite aux yeux de certains, je l’admets, mais seule issue cependant.
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