
Le billet de Daniel Pollett
Mercredi après-midi, 26 octobre, je me prépare pour aller à la manifestation prévue à Saint-Bauzille. C’est alors qu’une amie habitant la localité me téléphone afin de m’informer que depuis le matin, des voitures municipales sillonnent les rues pour annoncer que le maire a pris un arrêté interdisant la manifestation, que celle-ci est inutile et qu’elle ne doit pas avoir lieu. Elle me précise ne pas y aller elle-même…
Je tente en vain de téléphoner pour avoir d’autres informations, et devant l’insuccès, décide un peu hâtivement peut-être de ne pas y aller. La manifestation a cependant bien eu lieu, surveillée par un important dispositif policier qui pendant ce temps-là ne protégeait pas les Français de souche du risque terroriste. On voit bien où se situent les priorités gouvernementales.
Il parait que le maire et le préfet auraient négocié pour un nombre de 44 migrants seulement au lieu des 87 prévus initialement. On se demande ce qu’on fera des autres. Aux dernières nouvelles, il n’en viendrait même que 43, l’un ayant refusé d’embarquer dans l’autocar -gratuit c’est l’État qui paie- alors même que sa situation de clandestin illégal ne devrait pas lui permettre de formuler le moindre refus. Mais Saint-Bauzille étant “une terre d’accueil”, comme le maire nous l’a déjà exposé lors de la réunion en mairie, et comme il n’y aura que 43 migrants, tout va pour le mieux. Tout ce beau monde médiatisé a sauvé ce qui lui sert de face : le préfet a imposé des migrants et le maire a limité le nombre à ce qui lui parait tolérable. Comme si l’invasion migratoire actuelle l’était. Tout ne l’est pourtant pas, même pour les plus tolérants. Mais les tractations de marchands de tapis arrangent la petite politique à courte vue.
En fait, Monsieur 50% pourra retirer sa démission qui n’a plus de raison d’être, et tout son Conseil municipal avec lui puisque, seuls ou presque, ce qu’il est convenu d’appeler les populistes ont manifesté leur opposition à une œuvre aussi charitable que d’accueillir des étrangers clandestins qui se sont déjà si bien conduits lorsqu’ils étaient à Calais : attaques des forces de l’ordre (qui aujourd’hui les protègent), provocation d’accidents pour arrêter les camions et y monter de force, incendies volontaires de poubelles payées et repayées par les particuliers, bagarres armées entre ethnies à l’intérieur de la « Jungle » et, bouquet final, incendie de leurs cabanes au moment de partir, il parait que c’est pour eux une tradition…
