Communiqué de la Ligue du Midi
Afin de dissuader les manifestants, le pouvoir aux abois, a appliqué une sévérité judiciaire inouïe et pour l’essentiel totalement injustifiée à l’encontre des Gilets Jaunes. La répression policière a été également d’une violence incroyable, digne d’une dictature latino-américaine -engins blindés, gendarmes à cheval- qui a choqué le monde entier.
Des milliers d’arrestations, de gardes à vue, et de procédures pendantes
Selon le bilan du ministère de l’Intérieur, la seule journée du 8 décembre a donné lieu à 1.723 interpellations dont 1.220 gardes à vue. Un record extravagant jamais vu depuis la Libération.
Cela sans compter celles des semaines précédentes. Ces chiffres à eux seuls illustrent la dérive autoritaire d’un pouvoir devenu fou.
Des arrestations préventives sans aucun commencement d’exécution de faits délictuels
L’immense majorité de ces arrestations a été effectuée très en amont des manifestations, à titre préventif et sans aucun commencement d’exécution de faits délictuels. Fait sans précédent, le pouvoir s’est autorisé à recourir au ‘’procès d’intention’’, totalement contraire à la morale et aux principes fondamentaux du droit.
Une situation de chaos exceptionnel gérée et organisée par le pouvoir
Jamais depuis la Libération on n’a vu un pouvoir créer ainsi volontairement, de manière organisée et graduée les conditions d’un potentiel chaos afin de justifier l’usage de moyens d’exception pour mâter le peuple de France.
Provocations successives, verbales, puis policières, déclarations irresponsables de la part des plus hautes autorités politiques et administratives sur l’utilisation légitime des armes létales sur des personnes totalement désarmées. Ainsi, c’est un véritable permis de tuer qui avait été donné et encouragé par le pouvoir aux forces de l’ordre alors qu’aucune situation insurrectionnelle sérieuse menaçant le pouvoir n’a pu être observée. Et quand bien même, lorsque le peuple se lève il est souverain, et même les vopos (milice de la République Démocratique Allemande) n’ont pas tiré sur les berlinois lors de l’effondrement du mur. MACRON en panique, bunkérisé dans son palais, n’a pas hésité à autoriser l’utilisation d’armes létales contre le peuple de France.
Des scènes de répression policières d’une violence inouïe
De très nombreuses images « vidéo » ont été enregistrées montrant la violence inouïe des forces de l’ordre. Tirs de flashball en pleine face, visages éclatés, victimes à terre, mains arrachées, tirs de grenades sans sommations préalables en infraction avec toutes les procédures, matraquages ultra violents de gens souvent âgés à l’arrêt les bras levés, acharnement à plusieurs sur des personnes tombées à terre et ne pouvant ni fuir ni se défendre. Utilisation de grenades potentiellement létales de type GLI-FA contenant une dose de TNT. On n’en connait pas encore le nombre exact mais plusieurs personnes seraient décédées des suites de ces violences dont une octogénaire à Marseille.
Se croyant menacé, le pouvoir n’a eu aucune hésitation à organiser les conditions du chaos et d’une incroyable répression policière
Ainsi, afin de jeter le discrédit sur les gilets jaunes, le gouvernement a délibérément usé de la stratégie du pourrissement et de la tension. Le pouvoir a laissé les casseurs, black blocks et autres antifas totalement libres d’agir à leur guise. À Paris d’abord lors des premières actions des gilets jaunes, permettant la profanation et le pillage de l’Arc de Triomphe par la racaille ; en province, ensuite. Ainsi, hier 8 décembre, Bordeaux, Toulouse, Marseille, Saint Étienne… étaient en feu, livrées à l’émeute et soumises à la loi des pillards et de la racaille.
Au vu de la médiatisation de ces événements et en particulier grâce à la diffusion d’images, il apparaît que du fait des paroles, des actes et des décisions du Président de la république, des provocations actives ou passives de la part du gouvernement, des exactions policières et des dégradations commises par les casseurs-complices, la responsabilité incombe en totalité au seul pouvoir.
Dans ces conditions, en préambule à toute autre déclaration du chef de l’État, la LIGUE du MIDI exige un engagement du Président, sur une loi d’amnistie, générale et immédiate, pour toutes les poursuites engagées à l’encontre des gilets jaunes depuis l’origine des événements.
