- Les Catalans à l’oeuvre pour la défense de leur identité
Les Catalans à l’oeuvre pour la défense de leur identité
Le billet de Llorenç Perrié Albanell
Si nous sommes tous d’accord pour dire que la France fait figure de mauvaise élève en ce qui concerne l’apprentissage des langues vivantes étrangères, nous ne devons pas non plus nous laisser endormir ni par les paroles “rassurantes“ de la ministre de l’Education, ni par celles des politiques qui crient au communautarisme sous couvert d’un jacobinisme primaire qui pourrait bien se retourner contre les langues autochtones par un truchement habile.
Là où le bât-blesse, c’est évidemment que jusqu’à preuve du contraire, la langue véhiculaire de référence au niveau du commerce international reste l’anglais, donc exit tout argumentaire qui consiste à faire valoir la langue arabe comme une référence en ce domaine. Si nous pouvons comprendre que certains soit attirés par la langue arabe pour des raisons culturelles, ou que son étude puisse être entendue comme un bagage élargissant les champs de compétences en milieu professionnel ( interprète, tourisme, armée et renseignement ), cette volonté d’apprentissage reste néanmoins marginale.
Néanmoins, une question reste en suspens : pourquoi une généralisation du choix de cet apprentissage dès le CP ? Surtout lorsqu’il ne s’agit pas d’une langue autochtone -à moins que certaines zones de France fassent office de nouveaux terroirs- alors que celles qui sont reconnues comme telles souffrent d’un ostracisme qui frôle la volonté “d’éradication linguistique par étouffement“. A ce sujet nous noterons avec profit une augmentation croissante des demandes d’apprentissage des langues vernaculaires –notamment du catalan- et ce dès le plus jeunes âge, sans qu’aucune solutions réelle soit proposée par les pouvoirs publics.
D’autres questions se posent :


