
Le billet de Daniel Pollett
Il a été opportunément rappelé, dans l’article de la Ligue du 29 Avril dernier consacré au regroupement familial, qu’en 1977, le Premier ministre Raymond Barre, conscient de la catastrophe que provoquait le regroupement familial, décidé arbitrairement un an plus tôt par Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac et Michel Durafour, décréta la suspension de cette mesure. Laquelle mesure, engageant l’avenir de la France, des Français et aussi bien celui de notre civilisation, de notre mode de vie, et autant encore notre identité et notre économie, aurait dû faire l’objet d’un référendum. Déjà nous étions dans la dictature des élites prétendant savoir à notre place ce qui est bien pour nous. On vient de le constater encore avec l’utilisation du fameux article 49-3 pour l’adoption de cette loi contestée même par une partie des socialauds.
Il serait temps de supprimer ce Conseil d’État obsolète et inefficient, de le remplacer par un Conseil de surveillance du Bien commun, lequel aurait mission et autorité absolue pour faire prévaloir l’intérêt général des Français avant toute autre considération. Ses membres devraient être choisis en dehors du personnel politique traditionnel, parmi des personnalités connues pour leur dévouement à la cause publique, leur travail ou leur engagement faisant progresser l’humain et le citoyen avant les intérêts privés et les affaires de partis. Ils devraient être proposés par voie de référendum et renouvelés selon une périodicité calculée pour ne pas correspondre avec les diverses élections. Leur participation à ce Conseil de Surveillance du Bien Commun serait renouvelable, mais pas plus d’une fois. Leurs décisions seraient à la majorité simple, à un seul tour et sans appel.
Il s’agirait bien là de démocratie participative -puisque élus par référendum- et non plus de dirigisme dictatorial pratiqué par des incompétents qui se prennent au sérieux.
