L’ENRACINEMENT
Chers camarades, chers amis…
La Ligue du Midi se définit comme un mouvement identitaire, communautaire et enraciné. C’est donc au nom des nôtres que je tiens à remercier Gérard Hardy, président de Place d’armes, pour son invitation, les organisateurs et en particulier le camarade Bouvier qui s’est largement investi pour que cette journée consacrée à l’enracinement soit une réussite. Merci encore à ceux chargés de notre sécurité. Je sais que le service est ingrat mais il est indispensable tant que les milices antifa n’auront pas été mises hors d’état de nuire.
A ce propos je tiens à dédier ce discours à un jeune Français enraciné : Quentin Deranque…
Vous le savez, c’est souvent dans la rue que la Ligue du Midi mène la lutte. Aujourd’hui ce sera sur le terrain des idées. Aussi, me permettrez-vous de placer mes propos sous les mânes de l’écrivain et combattant Dominique Venner en lui empruntant ces mots : “Faire une œuvre de vie de ce qui était lettre morte, comprendre ce que l’on est, découvrir comment vivre et agir selon notre tradition, voilà notre tâche. »
Selon Dominique Venner, « vivre selon la tradition c’est se conformer à l’idéal qu’elle incarne, cultiver l’excellence par rapport à sa nature, retrouver ses racines, transmettre l’héritage et être solidaire des siens. Cela veut dire également chasser de soi le nihilisme. Ce qui signifie retrouver la perception poétique du sacré ».
C’est en demeurant fidèles aux valeurs de nos aïeux que nous assureront l’avenir de nos lignées. Et c’est à nous d’imposer les idées capables de projeter un nouvel ordre social et politique pour que notre avenir demeure conforme à notre formidable destin.
« Ce monde vétuste et sans joie s’écroule », mes camarades… et c’est l’opportunité de notre retour dans l’Histoire.
C’est l’opportunité d’une nation renaissante car régénérée à la source de nos valeurs ancestrales. L’opportunité de se débarrasser des miasmes de la décadence.
L’opportunité de renvoyer dans les poubelles de l’histoire Mélenchon, Raphaël Arnault, Sandrine Rousseau et tous leurs copains avec leurs sales gueules de socio-traîtres.
Le pays réel sait bien que le pays légal n’est plus réformable et que seul un bouleversement métapolitique de grande ampleur peut nous permettre de renouer avec l’histoire et notre destin.
Des millions de nos compatriotes ont d’ores et déjà fait sécession, ne se reconnaissant plus dans la république jacobine.
Pour ces Français, souvent les plus modestes, pour lesquels l’enracinement se place au dessus de l’économie, la rupture est consommée.
Selon l’ Ifop : 68 % des Français estiment que les collectivités locales n’ont pas assez de pouvoir. 71 % sont favorables à un renforcement considérable du pouvoir régional et 90% estiment que l’état central est trop déconnecté des réalités locales. Concernant l’enseignement de l’histoire et des langues régionales ou leur statut, l’engouement est du même tonneau… 90 % …
Comme nous, les Français veulent en finir avec l’héritage jacobin du centralisme déraciné. Voilà pourquoi, comme nos anciens Félibres, nous réclamons la liberté de nos communes. Nous voulons qu’elles redeviennent maîtresses de leurs fonctions essentielles. Nous voulons une assemblée souveraine à Carcassonne, à Toulouse, à Montpellier… Nous voulons qu’elles régissent nos travaux publics, nos écoles, nos universités, nos tribunaux, nos logements sociaux, nos hôpitaux, et nos forces de sécurité intérieures.
Nous voulons des institutions souveraines et enracinées, proches de nous et qui nous ressemblent. Un ordre vivifié car connecté au monde via un solide réseau de racines stables et nourricières.
Pour la philosophe Simone Weil «L’enracinement est peut-être le besoin le plus important et le plus méconnu de l’âme humaine. Selon elle, un être humain a une racine par sa participation active et naturelle à l’existence d’une collectivité qui conserve vivants certains trésors du passé et certains pressentiments d’avenir. Participation naturelle, c’est-à-dire amenée automatiquement par le lieu, la naissance, la profession ou l’entourage. Chaque être humain, ajoute-t-elle, a besoin de recevoir la presque totalité de sa vie morale, intellectuelle et spirituelle, par l’intermédiaire des milieux dont il fait naturellement partie».
Hélas, notre pays est spirituellement déracinée depuis des siècles. L’Être même de la nation est atteint dans son essence, perdant la plupart de ses immunités naturelles. Pourtant, et nous en sommes la preuve vivante, partout se lèvent des résistants bien décidés à maintenir vivantes nos traditions.
Car nous sommes dépositaires d’une très ancienne tradition qui nous est propre et qu’on voudrait nous voir oublier. Pourtant la matière est là… Dans nos contes et nos légendes, dans les poèmes homériques ou la littérature épique. Voilà l’héritage sacré qui recèle nos valeurs propres, de ces valeurs qui transcendent la vie.
On y retrouve l’originalité unique de notre être au monde… Notre façon d’être des femmes et des hommes devant la vie, la mort, l’enfantement, la cité, l’amour ou le destin…
La hiérarchie des valeurs qui en découle est la nôtre depuis l’âge du Bronze. Elle est le substrat nourricier dans lequel plonge les racines de notre civilisation. Elle est notre tradition !
Pour autant, la tradition n’est pas le passé mais justement ce qui ne passe pas! Et la négation de la tradition : c’est le nihilisme consubstantiel à la Modernité!
C’est le nihilisme qui est responsable du désenchantement du monde et de la disparition du sacré. C’est lui le responsable de la disparition du sens qui hiérarchise les valeurs de vie, en plaçant ce qui est supérieur au dessus de ce qui est inférieur.
L’état de chaos dans lequel nous vivons est la conséquence de ce bouleversement spirituel.
Le monde moderne soumet tout à l’utilitaire et au désir… Progressisme, individualisme et rationalisme sont érigés en dogmes indépassables…
Les libéraux-libertaires nous imposent un monde à leur image, un monde de l’avidité et de la jouissance sans entrave. Un monde sans plus aucune limite territoriale, sociétale, économique voire éthique.
Et c’est le monde qu’ils nous ont fabriqué. Taillé sur mesure pour les Macron, les Rothschild, pour Epstein ou pour Jack Lang… C’est le monde du matérialisme appliqué : le cosmos surexploité et transformé en poubelle, la politique en auxiliaire de l’économie et les peuples éclatés en une multitude d’individus atomisés.
L’individualisme moderne prétendait faire de l’homme un être libre de toute attache, un égal parmi les égaux…
Une fois disparue la rassurante protection des anciennes communautés et des anciennes croyances, l’individu-roi est finalement saisi par son propre vide et calme ses angoisses par la consommation compulsive d’un homo-festivus.
La sinistre expérience de l’individualisme moderne nous enseigne, a-contrario, qu’être Homme c’est être de quelque part… C’est appartenir à une lignée, à une tradition… Etre Homme c’est habiter un monde et s’y enraciner. C’est ça être un identitaire et l’engagement identitaire procède de l’enracinement.
Être un identitaire, c’est défendre en toutes circonstances, dans son engagement militant, associatif ou syndical, mais aussi dans son comportement quotidien, l’identité ethnique et culturelle dont nous sommes les détenteurs.
Etre un identitaire c’est se conduire en européen et s’opposer à tout ce qui peut attenter à cette identité.
Être identitaire, ce n’est ni un dogme ni une idéologie, c’est un principe se fondant sur le réel et sur ce que nous sommes.
Pour répondre à la fondamentale question de ce qu’ils sont, les hommes ont toujours répondu en invoquant le lignage, la religion, leurs racines, c’est-à-dire leur identité.
Pour nous, identitaires de la Ligue du Midi, l’identité est constituée par la conjonction des principes de filiation et de transmission, le socle des traditions populaires et orales, les coutumes et les mœurs, l’acceptation d’un passé commun et la volonté de vivre ensemble dans l’avenir.
Convaincus qu’une identité consciente de ses racines est la meilleure défense pour résister au vent mauvais de la globalisation, un triple enracinement local, national et civilisationnel ne peut que renforcer notre immunité ; à plus forte raison s’il est lui même soutenu par de puissants liens familiaux, claniques, ou corporatifs.
Quant à moi, je vis au quotidien mon enracinement de cinq siècles avérés en Languedoc sous une forme multiple et complémentaire.
D’abord au sein de ma famille : les Roudier… Des militants identitaires radicaux transcendée par une cause commune.
Ce combat nous a doté d’un clan : les nôtres…
Petit paysan des Cévennes, j’ai noué un rapport direct et étroit à mon terroir… Un profond respect pour cette terre qui continue de nourrir ma lignée et pour laquelle mes aïeux ont versé sang et eau.
Et naturellement, j’aime la lenga nostra. J’aime la bouvine et le rugby de village… J’aime Joan de Nadau et j’aime danser en bal tradi… J’aime l’art roman, le gothique languedocien et les châteaux cathares… J’aime la sardinade, la bourride, la brandade, l’aïoli, la chichoumeille, la gardiane et le bajana… J’aime les joutes nautiques et les tournois de tambourin… et par dessus tout j’aime le son de l’auboi.
Féru de la riche histoire des pays d’Oc mon cœur se serre quand mes pichons chantent Joan Petit… J’aime Joan Petit… Chef croquant de Villefranche de Rouergue en lutte contre l’impôt il fut roué et c’est son supplice que la comptine immortalise. J’aime Joan Petit… J’aime Cavalier le Camisard… J’aime Trencavel… J’aime Esclarmonde de Péreille et les crémats de Montségur… J’aime les tuchins… J’aime les demoiselles, les verdets, les communards, les vignerons de 1907 et les Comités d’action viticole. J’aime ce peuple d’oc rebelle qui refuse l’arbitraire et se tient prêt à se défendre.
Vous l’aurez compris je suis pétris et épris de la civilisation d’oc et je remercie le bon dieu de m’avoir fait naître chez moi.
Mais ça ne m’empêche pas de me sentir fier d’être Français, d’être attaché à l’histoire de France, à sa langue, à sa culture. Avec le Provençal Maurras, je conçois la France comme une fédération de peuples autochtones. L’amour de la patrie charnelle n’exclut pas l’attachement à la France de même qu’en tant que Français je suis fier d’appartenir à cette communauté de destin qu’est la civilisation européenne.
Avec la faillite du marxisme et les dégâts collatéraux liés à la mondialisation les problématiques identitaires se sont imposées.
Le délire d’un individu coupé de tous liens hiérarchiques et communautaires s’est en fait coupé du réel. Et le tragique retour au réel c’est que l’individu occidental parait bien seul et appétissant avec ses préoccupations égoïstes dans un monde où les problématiques identitaires et communautaires sont centrales.
La famille, le clan, la région, le pays, jusqu’aux grands ensembles ethniques et civilisationnels… Voilà les entités organiques protectrices au sein desquelles l’homme s’enracine, s’épanouit puis assure à son tour la transmission.
Mais comment envisager une nation enracinée sans appliquer une courageuse politique de re-migration de peuples dont les racines achoppent systématiquement avec les nôtres ?
Les petits-blancs savent désormais que l’immigration musulmane implique de fait l’islamisation du pays et par conséquent la désintégration de leur identité.
Nous voulions éveiller les Français à une conscience identitaire. La réalité des faits s’en est chargée… mais le retour au réel est brutal.
En quelques chiffres : 8 200 000 immigrés résidant légalement en France. Ajouter à cela 1 bon million de clandestins. Rajoutez-y 3.140 .000 descendants directs d’immigrés, donc issus de deux parents nés à l’étranger et 4 millions de plus issus de couples mixtes. Ce qui nous fait un total supérieur à 16 millions d’halogènes. Si on prend en considération les indices de natalité respectifs pour chaque communauté, l’avenir de nos lignées paraît hélas bien sombre. Comble de la forfaiture, cette colonisation nous est facturée entre 55 et 85 milliards d’euros par an.
Par lâcheté, par profit ou par ressentiment nos dirigeants se sont couchés. En moins de 40 ans de diverses « politiques de la ville », ce sont plus de 200 milliards d’euros qui ont été prélevés sur les efforts des Français pour acheter la paix sociale aux zones islamisées. Et pendant ce temps-là, on laisse mourir la France des Gaulois… Cette France sacrifiée où l’état central ferme les écoles, les gendarmeries, les maternités… cette France où un paysan se fout en l’air tous les deux jours.
L’affrontement à venir… la République jacobine en portera la responsabilité. Car c’est bien la République jacobine qui par ses lois, ses juges et ses médias subventionnés nous impose la préférence étrangère, avec ses millions d’arabo-musulmans porteurs d’autres racines et d’un autre avenir.
Aux yeux de la France des relégués, l’immigration ne passe plus pour une fatalité. Il est évident qu’il s’agit d’un plan de remplacement, une délocalisation à rebours lorsque l’ouvrage, lui, n’est pas exportable.
Au nom de l’Egalité, toute exigence d’assimilation des étrangers est désormais considérée comme moralement infondée.
Le respect religieux de nos juges pour les Droits de l’Homme nous interdit de mener une quelconque politique qui prétendrait sacraliser notre identité et imposer chez nous notre culture et nos modes de vie.
Pour permettre aux étrangers de conserver leurs racines, on nous somme de renoncer aux nôtres.
Voilà justement ce que refusent les bons Français : être dépossédés de ce que nous sommes !
Mes amis, cette révolte sourde et légitime, c’est à nous de la structurer pour la faire éclater au grand midi.
Parce qu’en tant que peuple autochtone nous avons des droits et nous revendiquons le droit de vivre sur les terres de nos ancêtres selon notre tradition ! Et nous refusons de nous retrouver un jour dhimmis minoritaires et humiliés dans un environnement qui fut autrefois familier et rassurant. Ici c’est chez nous !!!
Ce droit nous est même garantie par l’ONU puisqu’il s’agit du droit existentiel permettant à un peuple de continuer à vivre en tant que peuple.
En effet, dans sa déclaration sur les droits des peuples autochtones:
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l’ONU stipule que « les autochtones, peuples et individus, ont le droit de ne pas subir d’assimilation forcée ou de destruction de leur culture ».
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L’ONU recommande aux États de prévenir ou réparer efficacement
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« tout acte ayant pour but ou pour effet de priver les autochtones de leur intégrité en tant que peuples distincts, de les priver de leurs valeurs culturelles ou de leur identité ethnique ;
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toute forme d’assimilation ou d’intégration forcée ;
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toute forme de propagande dirigée contre eux dans le but d’encourager la discrimination raciale ou ethnique ou d’y inciter ».
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A nous, peuples autochtones de France, de nous emparer de cette déclaration, de la faire nôtre et de la pousser devant les instances internationales pour défendre là aussi et juridiquement notre droit d’autochtones à la continuité historique.
Osons affirmer que notre futur n’est pas encore écrit… Osons affirmer qu’il n’y a pas de fatalité à notre remplacement ! Que seule la volonté des peuples leur forge un destin… Et que les seuls combats qu’on soit certain de ne pas remporter sont ceux que l’on refuse. Affirmons le, haut et fort mes camarades: la fatalité est un mensonge et notre destin nous appartient.
