Par Nicole MINA – Conseillère Régionale Occitanie

 

Ordonnance : le grand mot dont les Français ne perçoivent pas l’importance, et pourtant c’est le vote autorisant Macron à gouverner par ordonnances sur des points essentiels qui déterminent notre destin de peuple servilisé.

 

Et c’est pourquoi le positif vote des députés sur un amendement ramenant la fin du « confinement 2ème époque » au 14 décembre (au lieu du 18) risque d’être invalidé par un caprice de Macron qui nous a asséné que notre assignation à résidence était justifiée par la prédiction (que rien n’étaye) de « 400 000 morts du Covid en France d’ici six mois si on ne fait rien ». Mme Soleil n’aurait pas fait mieux !

Seule certitude : confinement 2° épisode obligatoire mais « en même temps » avec tant d’exceptions que, selon l’habitude LREM, tout se dit mais sans aucun éclairage véritable. Par exemple : on ne peut pas décider de confiner seulement les « vieux », c’est-à-dire ceux considérés comme les plus fragiles, pas question. Bon. Mais on peut les visiter en EHPAD.

A suivi une liste des exceptions style « en même temps » au confinement : on se confine, certes, mais on peut aller à l’école (en exigeant le masque à partir de l’âge de six ans, dixit Castex !), au collège, au lycée, mais pas en faculté. On peut aussi aller travailler sur place, quoique « en même temps » le télétravail soit préconisé de préférence…

Si je résume : seuls pourront circuler sous condition et attestation les travailleurs, les écoliers, collégiens et lycéens. Ce qui est logique si on considère que écoliers, collégiens et lycéens dépendent notamment pour leurs déplacements de leurs parents travailleurs.

Sont donc exclus de facto de la possibilité d’un minimum de vie sociale les « vieux » que rappelez-vous on ne peut pas « en même temps » confiner de facto malgré leur fragilité (je connais des vieux plus solides que les jeunes obèses qui se traînent, falzar bas sur les fesses, dans nos rues, mais bon). Bien que « en même temps » les plus fragiles d’entre eux pourront dans leur EHPAD recevoir leurs enfants travailleurs et donc potentiellement porteurs du virus. Ne cherchez pas la logique, vous iriez vers la déprime.

Sont exclus également les étudiants, confinés et réduits aux cours magistraux à distance, et donc privés des fameux TD (travaux dirigés), donc de mettre en pratique leurs connaissances abstraites. Dans des disciplines comme la médecine ou les matières scientifiques, j’aimerais bien qu’on m’éclaire. Car là j’avoue que la raison m’échappe, à part l’hypothèse que des jeunes se réunissant puissent prouver l’inanité de la crainte de contagion XXL, comme cela s’est passé à Montpellier ces dernières semaines. En tout cas voilà des promotions qui recevront des diplômes distribués comme des bonbons.

Question lycéens, ils pourront donc suivre les cours avec une organisation dite sanitaire mais « en même temps » n’auront pas à passer ce bon vieux bac séculaire que nos édiles voulaient supprimer depuis longtemps au profit du système anglo-saxon. Ce sacré coronavirus a du bon.

Et bien sûr les travailleurs en usine, sur les chantiers, dans les bureaux, les restaus d’entreprises peuvent se côtoyer sans problème, envoyer leurs enfants à l’école, visiter leurs parents en EHPAD, mais « en même temps » doivent exclure les réunions de famille et s’apprêter à un Noël sans sapin ni chaleur familiale…

Quant aux routiers, on leur permet de rouler, mais « en même temps » on ferme leurs aires.

La situation du commerce maintenant : les petits commerces de première nécessité peuvent rester ouverts, ainsi que les grandes surfaces qui « en même temps » sont interdites de vendre autre chose que ces fameux produits de première nécessité. J’ai jeté un œil dans la supérette de ma petite ville : des rayons entiers empaquetés avec une cohérence toute spéciale : plus de rouge à lèvres, vernis à ongles et autres fonds de teint mais tout à côté des shampooings colorants. Leclerc a tenu à spécifier que leurs magasins ont le droit de vendre des pyjamas jusqu’à 2 ans, mais plus à partir de 3 ans sous le prétexte alambiqué qu’un enfant de 3 ans se salit moins. Ah bon ? Et les enfants de 2 ans qu’il faut habiller en 3 ans ? Merci de m’expliquer… Mon cerveau cartésien ne suit plus…

Ce que je sais en revanche, c’est que la notion de première nécessité est très subjective. Pour un confiné, un livre peut être la sauvegarde contre la déprime. Et pour une mère au foyer l’album de coloriage pour un petit est tout aussi important… Les exemples abondent.

Les grands gagnants sont les grosses plateformes de vente par correspondance de ce qu’on ne peut plus acheter près de chez soi. Sans doute leurs entrepôts ne sont miraculeusement pas touchés par la contamination. Pour mémoire, Amazon a fait 24 millions d’euros de bénéfice supplémentaire en mars et avril derniers.

De plus, le virus est agressif en extérieur, mais s’assagit dans les entreprises, écoles, collèges, etc… Il est dangereux dans une librairie ou un salon de coiffure, mais pas dans une boulangerie, une boucherie, et encore moins dans un supermarché… Et les FDO sont transformées en collecteurs d’impôts supplémentaires au cas où monsieur ou madame Toulmonde oublie son auto-autorisation… mais sans doute pas dans le « 9-3 », il va sans dire.

Sans compter que plusieurs départements sont sous couvre-feu de 19 heures à 6 heures, le Covid 19, vous l’aurez compris, étant dans ces zones plus virulent à la tombée de la nuit, et ce à un point tel que le préfet de l’Hérault a cru bon d’interdire la vente de toutes boissons alcoolisées dès 19 heures.

La vérité est que nos dirigeants, sortant pour la grande majorité de l’ENA, ont une mentalité de fonctionnaires, ne peuvent pas concevoir le réel, ne savent pas gérer l’imprévu, et réagissent par notes de service successives et contradictoires, puis rétropédalent quand on leur met le nez dans leur bêtise, ce qui ne manque pas de créer encore plus de confusion. « Ordre + contre-ordre = désordre », reprochait-on à Louis XVI, qu’on a décapité pour moins de manquements.

L’autre vérité est que ces mêmes dirigeants ne sont là que pour appliquer les décisions mondialistes et sorosiennes, sans discernement ni réflexion, pour le plus grand bien des spéculateurs et grands banquiers préparant ouvertement le Grand Reset destiné à transformer les peuples en prolétariat esclave du revenu universel (déjà dans les prévisions de l’UE) et de la grande distribution agroalimentaire. Avec en annexe l’effacement des dettes des citoyens à condition que, « en même temps », ils renoncent à vie à toute possession immobilière. Bonjour le monde d’Orwell.

Et les dettes d’état et d’Europe ? Aucun problème : ce sont nos enfants et petits enfants qui la paieront… sauf s’ils sont assez malins pour participer au Système.

 

Notre peuple de vieux gaulois réfractaires va-t-il continuer à subir tout cela sans réagir ?

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