Par Nicole MINA -Conseillère Régionale Occitanie-
Il y a peu, Macron et ses séides nous caressaient dans le sens du poil en nous abreuvant de leur volonté de mise en valeur des territoires.
Dans les Conseils Régionaux, ont été présentés des projets de cette mise en valeur, avec statistiques, cercles concentriques, schémas et autres graphiques aboutissant à de futures structurations, ignorant superbement que les paysans, depuis des millénaires, avaient su comprendre la nature de leur terroir et s’y adapter sans l’intervention de technocrates.
Mais voilà, là où nous, locaux, parlons de Terroirs, nos gouvernants parlent de territoires, ce qui ne constitue pas une preuve de la connaissance des spécificités et mentalités locales, et encore moins de leur prise en compte.
Alors, une fois passée la période des promesses de mise en valeur, la vieille méfiance de la capitale envers les tempéraments bouillonnants du Midi s’est éveillée. Symbolisé par le Professeur Raoult et le Professeur Perrone, l’esprit frondeur, mais avisé du Sud, s’est élevé contre la tactique faussement sanitaire Covid 19 et a clamé haut et fort que les limites de la manipulation étaient atteintes.
Et ces provinciaux, preuves à l’appui, -imaginez leur impertinence-, ont savamment démonté l’échafaudage idéologique destiné à maintenir sous contrôle les populations terrorisées par le virus. Recadrés, les doctes Parisiens aux mines consternées de croque-morts, ce qui est de circonstance puisqu’il s’agissait de laisser mourir dans les EHPAD !
Et pire que tout, les savants contradicteurs ne venaient pas des cousins du Nord, ni de la Bretagne bretonnante, ni de l’Alsace industrieuse, ils venaient de MARSEILLE !
Parce que, Marseille, les Marseillais et autres noirauds du Midi, on aime à Paris qu’ils se cantonnent à leur rôle : des hâbleurs qui ne tiennent pas parole, des rigolos qui racontent des blagues, des « gensss » qui préfèrent le pastis au travail. Bref, des personnages de Pagnol puissance 10.
Mais les Parisiens oublient que la Provence, ce n’est pas uniquement Pagnol, mais qu’il y a Giono en embuscade. Avec l’acuité, l’âpreté et la combativité que nous, les méprisés de la capitale, avons fait preuve au fil des siècles.
Rappelez-vous, pendant la révolution, en 1794, Marseille avait été rebaptisée « Ville Sans Nom » par Paris, pour avoir osé élever la voix et protester contre les Jacobins, alors majoritaires à l’Assemblée Constituante.
Alors, vous pensez, quand on a été capable de s’élever contre un régime de terreur, ce ne sont pas quelques freluquets biberonnés à l’énarquie voulant imposer des fermetures de commerces qui vont inquiéter les Marseillais !
Du coup, ce vendredi matin, patrons de bars et restaurateurs en tête, une manifestation s’est formée devant la Chambre de Commerce et de l’Industrie de Marseille et, soutenue par le Président de la région PACA (le LR Muselier, eh oui) a défilé dans les rues qu’on veut réduire à une non-animation mortifère.
Je n’augure pas de la suite de ces évènements, mais ce que je comprends, c’est que le couvercle de l’autocuiseur social est en train de sauter. Alors Merci aux Marseillais ! Et adieusiatz !
