Communiqué de la Ligue du midi
La Ligue du midi avait répondu présente pour la deuxième année consécutive à l’appel de jeunes royalistes afin de rendre un hommage public à Jeanne d’Arc, la protectrice de la France.
Rassemblés sous les murs du Peyrou, les patriotes de la région de Montpellier eurent tôt fait de constituer un cortège fourni surmonté de nombreux drapeaux fleurdelisés qui prit la direction de la statue de la Jeanne, via le boulevard Henri IV et le boulevard Pasteur.
Le cortège rejoignait ainsi un groupe d’adhérents de la Ligue qui veillaient, au pied de la statue, à la sécurité du rassemblement. Rappelons que, depuis plusieurs, jours quelques groupes de « crasseux » avaient proféré des menaces à l’encontre de ce rassemblement pourtant très pacifique : affiches dans le pur style bolchevique, fanfaronnades sur les réseaux sociaux, menaces verbales contre de jeunes militants dans un bar la veille du rassemblement.
Après s’être rangés en demi-cercle devant la statue de la sainte, les 80 participants écoutèrent avec attention les discours de plusieurs personnalités
– Richard Roudier, président de la Ligue du Midi accueillit les participants en soulignant la présence de ceux qui avaient fait le déplacement, en particulier Nicole Mina, que tout le monde connait au Clapas, et Clément Gautier, le nouveau secrétaire général de l’Action Française qu’il remercia chaleureusement.
Le président de la Ligue du Midi fit remarquer que pour la deuxième fois en 3 jours -rappelant la prestation squelettique des gauchistes lors de la conférence de presse improvisée de la Ligue du Midi devant le club de la Presse-, les antifas et leurs congénères durent rengainer leur haine de la « tradition française » et de nos valeurs. Il indiqua qu’il y avait seulement quelques instants une douzaine d’individus dépenaillés mais cagoulés prirent leurs jambes à leur cou en voyant débouler le cortège au tournant de la faculté de Médecine.
Il en tira l’enseignement que seul un travail en réseau permettra dans l’avenir aux patriotes de pouvoir prendre le dessus en organisant des rassemblements et actions de grande ampleur et donna rendez-vous aux participants pour la fête de la Ligue le 8 septembre.
– Clément Gautier secrétaire Général de l’Action française (extrait) :
« Après la libération d’Orléans, notre héroïne refusa de courir chasser les anglais et préféra la route de Reims pour y faire sacrer le Dauphin Charles. Et c’est là, chers amis, qu’apparaît tout le sens de la politique de Jeanne d’Arc en qui l’Action Française a toujours reconnu le modèle du vrai nationaliste : le but était religieux mais les moyens étaient politiques, la France existait par son Roi légitime et il fallait d’abord que celui-ci régnât.
Sans doute quelques-uns pensaient qu’il suffisait de demander des processions, des pèlerinages et des messes, de transformer le peuple en un peuple d’anges pour que tout le monde s’entendit et qu’on n’eut plus besoin de se battre ! Ce discours-là, démocrate-chrétien avant l’heure, Jeanne l’entendit sûrement ! Mais elle était réaliste et ne croyait pas à la restauration spontanée de l’ordre. Nous comprenons alors que les voix de Jeanne s’accordent avec les principes d’une politique sage, qui sait se plier à la nature des choses. Tant qu’il n’y avait pas de roi sacré, tout demeurait aléatoire. Tant que le pouvoir n’était pas légitime, le pays – ou ce qu’il en restait – était livré au chaos ».
– Nicole Mina, Conseillère Régionale RN (extrait) :
« Depuis quelques décennies, nous subissons un vrai terrorisme intellectuel, que j’appellerai « l’inversion des valeurs naturelles ». Insidieusement, touche par touche, la politique de nos dirigeants successifs a perverti et pollué tous les rouages essentiels de l’Etat par une pourriture morale consistant à reconnaître pour vrai le contraire de ce à quoi la nature humaine nous incline.
Cette déliquescence morale se retrouve d’ailleurs dans le phénomène économique que nous subissons. Depuis que le monde est monde, chaque génération a pu s’enrichir peu ou prou par rapport à celle de leurs parents. Nous vivons actuellement une déchirante et totale inversion de cet ordre naturel et logique des choses : nous vivons un temps où les enfants sont souvent plus pauvres que leurs parents. Quelle décadence !
– Erick Cavaglia, Secrétaire Général de la Ligue (extrait) :
« L’hommage à notre Sainte, à notre Héroïne et à notre Protectrice revêt cette année une dimension tragique qui nous renvoie aux sources mêmes de son épopée… La France était menacée purement et simplement de disparition. Notre longue Histoire est ainsi faite : aux moments brillants qui illuminent le monde succèdent des périodes de chaos qui remettent à chaque fois l’existence même de notre pays, c’en est devenu une authentique spécificité française…Le martyre de l’héroïne et les cendres de son bucher ont constitué le creuset dans lequel s’est forgé la France, en tant qu’Etat et en tant que nation, subtil alliage entre un peuple désormais conscient de son unité, un territoire mis en valeur avec amour et patience, délimité par des frontières clairement établies et protectrices. C’est cette France régénérée portée par un souffle divin que Jeanne a offerte à celui qui n’était que le « petit Roi de Bourges ». Transfiguré par le sacre en la cathédrale de Reims, Charles VII et ses successeurs ont pu régner sur un véritable joyau…Ainsi la Nation et ses valeurs ont été systématiquement détruites par ceux-là mêmes qui devaient en être les garants. Mais par-dessus tout ce que la république s’acharne à extirper c’est la transcendance qui unit la France et son destin au sacré… »
Inutile de préciser que tous les orateurs furent copieusement applaudis. La cérémonie s’acheva par le dépôt d’une splendide gerbe de roses, puis dans la ferveur des retrouvailles les participants entonnèrent le chant de « la Royale » et la « Coupo Santo ».
Enfin, en bon ordre, ils se dirigèrent à nouveau en cortège vers le lieu du repas qui résonna de nombreux chants militaires et de tradition entonnés par une chorale improvisée.
Jeanne d’Arc 19 mars 2019 – Montpellier
Discours de Clément Gautier
Secrétaire Général de l’Action Française
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Chers amis,
Le temps n’est plus où le parti communiste voulait voir en Jeanne d’Arc la première paysanne de France ! La république a complètement rejeté celle qui est la figure de la Patrie et qui incarne à la fois les vertus naturelles et surnaturelles.
Comme chaque année depuis un siècle, l’Action Française rend hommage à celle qui a sauvé la France alors que tout semblait perdu et nous le faisons pour des raisons aussi bien historiques et doctrinales.
Historiques d’abord car nul ici n’ignore que c’est l’Action Française qui au début du XX e siècle a bravé les entraves de la république pour réveiller le culte de notre héroïne nationale.
En 1908 les valeureux Camelots du roi défilèrent sans craindre de se faire tabasser par les forces de l’ordre et c’est finalement au prix de 10 000 jours de prison et après 4 années d’affrontement que le cortège fut autorisé en 1912. Après la Grande Guerre, c’est sous l’impulsion de Maurice Barrès que les députés votèrent la loi qui instituaient cette belle fête nationale.
Nous marchons donc ici dans les pas de ceux qui ont tracé le sillon du nationalisme intégral et qui sont restés fidèles à cette doctrine contre vents et marées.
Et c’est bien pour des raisons doctrinales que nous répondons présents à l’appel de Jeanne, celle qui incarne cette espérance française au plus haut degré.
En observant les crises et l’état pitoyable dans lequel se trouve la France nous constatons que la leçon politique de la sainte de la patrie, le « politique d’abord » est plus que jamais d’actualité.
Quand nous disons « politique d’abord » nous ne mettons pas la politique au-dessus de tout.
Rien n’est plus agaçant que d’entendre parler du soi-disant agnosticisme de Maurras qui l’aurait poussé à méconnaître le surnaturel et à nier l’importance de la prière. Charles Maurras avait hélas pour des raisons bien complexes perdu la foi à l’âge de 14 ans et il en souffrit toute sa vie. Mais il n’a jamais cessé de faire éclater dans son œuvre son admiration pour l’ordre Catholique.
Nul mieux que le maître de Martigues n’a compris avec autant de clarté le mystère de Jeanne d’Arc.
Après la libération d’Orléans, notre héroïne refusa de courir chasser les anglais et préféra la route de Reims pour y faire sacrer le Dauphin Charles. Et c’est là, chers amis, qu’apparaît tout le sens de la politique de Jeanne d’Arc en qui l’Action Française a toujours reconnu le modèle du vrai nationaliste : le but était religieux mais les moyens étaient politiques, la France existait par son Roi légitime et il fallait d’abord que celui-ci régnât.
Sans doute quelques-uns pensaient qu’il suffisait de demander des processions, des pèlerinages et des messes, de transformer le peuple en un peuple d’anges pour que tout le monde s’entendit et qu’on n’eut plus besoin de se battre ! Ce discours-là, démocrate-chrétien avant l’heure, Jeanne l’entendit sûrement ! Mais elle était réaliste et ne croyait pas à la restauration spontanée de l’ordre. Nous comprenons alors que les voix de Jeanne s’accordent avec les principes d’une politique sage, qui sait se plier à la nature des choses. Tant qu’il n’y avait pas de roi sacré, tout demeurait aléatoire. Tant que le pouvoir n’était pas légitime, le pays – ou ce qu’il en restait – était livré au chaos.
Le despotisme anglais et l’anarchie féodale devaient être dominés par un Roi légitime, la solution à la crise était donc politique ! Charles Maurras souligne cela quand il dit que « Rien ne se fait dans la cité des hommes, sans une règle d’ordre étendue à toutes les fonctions. Il en est de plus hautes que la fonction politique, mais dans la suite du temps, elle est la première. Politique d’abord ! Dans un pays sujet au déchirement des partis, le gouvernement du Roi a la vertu de mettre fin aux divisions et aux convoitises du gouvernement de plusieurs ! C’est donc par le Roi qu’il nous faut commencer ! »
A l’école de l’Action Française nous pensons, comme Jeanne, que la prise du pouvoir politique précédera la résolution des problèmes, qu’ils soient sociaux, moraux et identitaires. C’est la raison pour laquelle notre action est d’abord politique avant d’être culturelle, morale ou religieuse. Aujourd’hui, nous subissons les effets de l’infâme démocratie : la puissance de la fortune anonyme et vagabonde, l’action néfaste des États dans l’État combinée au grand remplacement et à une crise des mœurs sans précédent !
Tout cela nous invite à tirer la leçon politique de l’action de Jeanne d’Arc ! Avec Jeanne, nous sommes à la jonction du politique d’abord et du Dieu premier servi, chacun de ces principes appelle l’autre et cela érige l’action politique au niveau de l’une des formes les plus excellentes de la charité !
Alors chers amis, appliquons-nous à mener l’action jusqu’au bout car nous défendons l’héritage en l’absence de l’héritier : il s’agit d’oser renverser la démocratie pour qu’enfin les libertés d’en bas soient garanties par l’autorité d’en haut ! Car jamais autant que sous nos yeux ne s’est vérifiée la prédiction de notre vieux maître Charles Maurras : « La démocratie c’est le Mal, la démocratie c’est la mort » !
Et puisque notre pays est placé sous la protection de Notre-Dame, n’ayons pas peur de joindre l’action à la prière à l’image de ce que fit Jeanne, c’est ce à quoi nous invite la petite Thérèse de l’enfant Jésus en disant : « il faut toujours prier comme si l’action était inutile et agir comme si la prière était insuffisante » !
Nous résistons sur le dernier bastion !
« Tout désespoir en politique est une sottise absolue »
Vive Jeanne,
Vive la France
Et Vive le Roi !
Jeanne d’Arc 19 mars 2019 – Montpellier
Discours d’Erick Cavaglia
Secrétaire Général Ligue du Midi
Chers Amis,
Fidèles défenseurs de notre civilisation plurimillénaire et de notre cher Pays, nous voici réunis, pour la deuxième année, au pied de la statue de Jeanne, afin d’honorer sa mémoire et de reconstituer nos forces pour les combats à venir.
L’hommage à notre Sainte, à notre Héroïne et à notre Protectrice revêt cette année une dimension tragique qui nous renvoie aux sources mêmes de son épopée.
Jeanne, jeune bergère insouciante, entourée de l’amour de ses parents, ses sabots parcourant inlassablement la terre ancestrale, réalisa combien ce bonheur terrestre simple des humbles pouvait être anéanti par l’irresponsabilité de quelques puissants. Un roi devenu fou venait de vendre son royaume à l’Angleterre, le pays était sillonné par des armées étrangères pendant que des factions rivales entretenaient une effroyable guerre civile.
La France était menacée purement et simplement de disparition. Notre longue Histoire est ainsi faite : aux moments brillants qui illuminent le monde succèdent des périodes de chaos qui remettent à chaque fois l’existence même de notre pays, c’en est devenu une authentique spécificité française. Comment ne pas établir de parallèle avec les terribles épreuves que traverse notre pays aujourd’hui ? Un président autocrate, qui, à l’image de ses prédécesseurs ne sait plus à quelle puissance vendre notre territoire et ses richesses : finance internationale mondialisée et apatride, pétromonarchies du Golfe, investisseurs chinois et la liste – vous le savez- n’est pas exhaustive.
Voilà près de cinquante ans que notre infortuné Pays est mis en coupe réglée par des dirigeants incompétents, lâches, corrompus et surtout traitres aux intérêts supérieurs de la Nation, c’est-à-dire ceux qui garantissent la pérennité de celle-ci. Ces hommes de paille parfaitement interchangeables, à l’instar du projet de nouvelle humanité indifférenciée concoctée à New-York et à Bruxelles sont précisément désignés pour anéantir l’héritage précieux que nous a légué Jeanne.
Le martyre de l’héroïne et les cendres de son bucher ont constitué le creuset dans lequel s’est forgé la France, en tant qu’Etat et en tant que nation, subtil alliage entre un peuple désormais conscient de son unité, un territoire mis en valeur avec amour et patience, délimité par des frontières clairement établies et protectrices. C’est cette France régénérée portée par un souffle divin que Jeanne a offerte à celui qui n’était que le « petit Roi de Bourges ». Transfiguré par le sacre en la cathédrale de Reims, Charles VII et ses successeurs ont pu régner sur un véritable joyau.
C’est ce joyau que les suppôts de la république s’acharnent à faire voler en éclats ternes depuis la révolution :
L’homogénéité ethnoculturelle du peuple est remplacée à grand renforts de propagande par un multiculturalisme forcé.
Le « vivre-ensemble » est un mauvais euphémisme pour masquer la réalité, à savoir la guerre permanente de tous contre tous : les femmes contre les hommes, les jeunes contre les anciens, les employés contre leurs employeurs, les allogènes contre les indigènes. Un chaos voulu et entretenu qui résulte de la destruction des solidarités naturelles.
Les mesures de d’atomisation de la cellule familiale ont mené à un effondrement démographique qui sera « compensé » quantitativement par une immigration extra-européenne de remplacement- comme le promet l’ONU.
La conscience nationale et l’identité du peuple ont cédé la place à la guerre des mémoires des différents groupes humains qui forment non plus le peuple mais la société.
Les enclaves étrangères financées par leurs coreligionnaires depuis l’extérieur avec la complicité de notre classe politique amorale s’apprêtent à faire sécession, préparant ainsi la partition à terme de notre territoire.
Le démantèlement des frontières si patiemment tracées et renforcées par nos Rois a exposé notre pays à tous les vents fétides de la planète.
Ainsi la Nation et ses valeurs ont été systématiquement détruites par ceux-là mêmes qui devaient en être les garants. Mais par-dessus tout ce que la république s’acharne à extirper c’est la transcendance qui unit la France et son destin au sacré car avec la destruction de ce lien puissant, l’homme sans espérance et sans repères pourra plus aisément se laisser manipuler.
C’est ce lien inaltérable qui a guidé l’action de Jeanne. C’est cette union inaliénable entre Dieu et nos Rois qui constituait le socle de toute légitimité politique. L’incendie de Notre-Dame n’est que le dernier avatar de cet acharnement quasi satanique. Si nous sommes ici aujourd’hui, ce n’est pas pour ressasser les mêmes constats stériles. Nous sommes rassemblés pour nous inspirer de l’exemple de Jeanne, pour nous ressourcer et nous revivifier.
La Sainte guerrière demeure pour nous un modèle d’engagement individuel au service du bien commun dans une société occidentale marqué par un individualisme forcené et un consumérisme compulsif.
Elle est un exemple de fidélité à des valeurs civilisationnelles immuables : sa foi en Dieu, en son Roi en son Pays. Tout ce que le peuple français a chéri pendant des siècles et qu’on l’a forcé à détester. Elle est un modèle de courage et d’abnégation enfin car elle ressentait que l’histoire n’était jamais écrite, et qu’elle pourrait renverser le cours de cette histoire dans un contexte qui semblait désespéré.
Depuis l’exécution de son Roi sacré – c’est-à-dire protégé de la main de Dieu – le peuple français orphelin et désemparé en est réduit à attendre un homme ou une femme providentielle ou un miracle laïc… à attendre que le Salut arrive de l’extérieur.
Jeanne nous a enseigné qu’il fallait puiser dans notre génie propre les forces destinées à combattre l’adversité avec l’aide des puissances célestes. L’avenir de notre pays sera déterminé par les engagements que nous prenons ici et maintenant sous la statue de la Protectrice secondaire de notre Pays. Nous en appelons à sa bienveillante intercession.
Jeanne d’Arc 19 mai 2019 – Montpellier
Discours de Nicole Mina
Conseillère Régionale RN Occitanie
Durant des siècles, les rois qui ont bâti la France, secondés par l’église chrétienne, ont fait vivre nos ancêtres dans le principe des valeurs naturelles : l’amour et la défense des enfants, de la famille, du terroir, du royaume.
Ce principe a perduré jusqu’au XX° siècle, avec l’engagement actif des hommes pour la défense de notre pays en temps de guerre, et même au-delà, en témoigne la résistance majoritairement de droite après l’armistice du 22 juin 1940.
Depuis quelques décennies, nous subissons au contraire un vrai terrorisme intellectuel, que j’appellerai « l’inversion des valeurs naturelles ». Insidieusement, touche par touche, la politique de nos dirigeants successifs a perverti et pollué tous les rouages essentiels de l’état par une pourriture morale consistant à reconnaître pour vrai le contraire de ce à quoi la nature humaine nous incline.
Le domaine de la justice a été bien sûr la figure de proue de ce glissement : après la suppression de la peine de mort (sur laquelle on peut gloser), est venue la systématique bienveillance à l’égard du criminel dont on recherche les excuses dans les malheurs qu’il aurait subis, ainsi que, en corollaire, la suspicion envers la victime, dont l’attitude aurait été une provocation et partant, une décharge envers son bourreau. S’en sont suivis les justifications sociales à la délinquance, la très onéreuse prise en charge des fauteurs de troubles tandis que les familles honorables subviennent difficilement aux études de leurs enfants méritants.
L’école sert aussi cette délétère inversion des valeurs, par le non-enseignement de ceux qui ont fait la gloire de notre histoire, par la distorsion des faits allant jusqu’à la culpabilisation envers l’ennemi, mais aussi par l’injonction aux enfants de « redresser » leurs parents coupables de réagir suivant une morale naturelle et ancestrale. A quand la demande de dénonciation ?
Les institutions sociales ont elles aussi été perverties et nous en voyons l’évidence : les autres sont mieux considérés, mieux servis que les nôtres. Le mépris et la haine de la France deviennent des vertus. Les enfants de la patrie sont mis au ban, rejetés, humiliés, au profit d’allogènes improductifs. Pire, on conduit les enfants de la France dans le gouffre de la disparition programmée.
Cette déliquescence morale se retrouve d’ailleurs dans le phénomène économique que nous subissons. Depuis que le monde est monde, chaque génération a pu s’enrichir peu ou prou par rapport à celle de leurs parents. Nous vivons actuellement une déchirante et totale inversion de cet ordre naturel et logique des choses : nous vivons un temps où les enfants sont souvent plus pauvres que leurs parents. Quelle décadence !
Cette déliquescence morale se retrouve d’ailleurs dans le phénomène économique que nous subissons. Depuis que le monde est monde, chaque génération a pu s’enrichir peu ou prou par rapport à celle de leurs parents. Nous vivons actuellement une déchirante et totale inversion de cet ordre naturel et logique des choses : nous vivons un temps où les enfants sont souvent plus pauvres que leurs parents. Quelle décadence !
Je conclurai cependant par un message d’espoir. Si nous sommes si nombreux, en ce jour dédié à l’hommage envers Jeanne d’Arc, c’est que devant ces constats notre combat devient de plus en plus important, et nous nous devons de le renforcer encore, de tous nos moyens, sans nous laisser aller au défaitisme et au découragement.
Vive la France éternelle.
