Chassons les Macrons !
Thomas Piketty, né le 7 mai 1971 à Clichy, est un économiste français.
Directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), ancien élève de l’École normale supérieure (promotion 1989 Sciences) et docteur en économie de l’EHESS, il fut chercheur à la London School of Economics et est un spécialiste de l’étude des inégalités économiques, en particulier dans une perspective historique et comparative, et auteur du livre Le Capital au xxie siècle (2013). Il a reçu en 2002 le prix du meilleur jeune économiste de France (avec Philippe Martin), en 2013 le prix Yrjö Jahnsson. Après avoir joué un rôle majeur dans la fondation de l’École d’économie de Paris, il y est professeur depuis 2014.
En écho au ras-le-bol fiscal des gilets jaunes, Thomas Piketty prône une hausse des impôts dans toute l’Union européenne.
Il y a moins de dix ans, de nombreux pays européens ont connu des crises financières en raison d’une association malheureuse de dépenses excessives, d’impôts punitifs et d’une dette écrasante. Depuis lors, les crises se sont calmées, en grande partie grâce à des renflouements directs et indirects. Mais les erreurs politiques sous-jacentes n’ont pas été corrigées. En effet, le poids des dépenses publiques a augmenté en Europe et les niveaux d’endettement sont aujourd’hui beaucoup plus élevés qu’ils ne l’étaient au début de la crise précédente.
Sans surprise, ces lourdes charges fiscales ont conduit à de médiocres performances économiques, ce qui explique en partie pourquoi les contribuables français de la classe moyenne ont entamé des manifestations sur tout le territoire national en réaction à une forte augmentation des taxes sur les carburants. Le Président français, Emmanuel Macron, a fini par battre en retraite. Mais certains semblent penser que le problème de Macron est qu’il n’était pas allé assez loin dans le racket fiscal.
Sous la direction de Thomas Piketty, quelques dizaines de gauchistes européens ont publié un Manifeste pour renforcer l’étatisme.
Nous, citoyens européens venus d’horizons et de pays différents, lançons aujourd’hui un appel pour transformer profondément les institutions et les politiques européennes. Ce Manifeste contient des propositions concrètes, en particulier un projet de Traité de démocratisation et un projet de Budget (…) Nos propositions reposent sur la création d’un Budget de démocratisation discuté et voté par une Assemblée européenne souveraine (…) Ce Budget, si l’Assemblée européenne le souhaite, sera financé par quatre grands impôts européens, marqueurs concrets de cette solidarité européenne, qui porteront sur les bénéfices des grandes sociétés, les hauts revenus (au-delà de 200.000 euros par an), les hauts patrimoines (au-delà de 1 million d’euros), et les émissions carbone (avec un prix minimum de 30 euros par tonne, qui a vocation à être rehaussé annuellement).
Le moins qu’on puisse dire est que ce projet est absurde. Il infligerait une couche supplémentaire d’étatisme et une couche supplémentaire de prélèvements à un continent qui étouffe déjà parce que le secteur public est trop important.
Les réformes proposées par Piketty et un groupe d’intellectuels et de politiciens – notamment Pablo Iglesias, leader du parti de gauche espagnol Podemos – incluent la création d’une Assemblée européenne. Celle-ci aurait le pouvoir d’élaborer un budget commun et d’imposer des impôts communs. (…)
(D’après le blog Contrepoints)
