Le billet de Colette Mercier
Trois ans presque jours pour jours après la tuerie de masse qui a fait 130 morts et 413 blessés dans Paris et au Stade de France, sont programmés les 19 et 20 octobre prochains deux concerts du rappeur salafiste MÉDINE, précisément dans la salle martyre du BATACLAN où ont été assassinées 90 personnes et blessées 40 autres.
Le nom MÈDINE, l’affiche du concert, la symbolique du cimeterre, le titre JIHAD de son album, le clip de la chanson « don’t laïk », ne laissent aucun doute sur le caractère djihadiste, guerrier et belliqueux de cette opération de provocation et de marquage d’une place considérée comme conquise par l’Islam radical dans la violence et dans le sang. Aucun doute sur la symbolique de cette profanation et sur ce qu’elle signifie pour les salafistes concernant leur progression et, pour tous les français qui ne veulent pas d’une guerre de religion, de leur recul collectif.
Aucun doute possible, le texte profère la haine catégorielle et religieuse à l’encontre des laïques, des féministes, des francs-maçons, des catholiques et des athées.
Il profère la haine et la promesse de destruction de tous ceux qui ne sont pas soumis au Coran. Il fait clairement appel à l’application de la charia et lance des fatwas contre les incroyants. Aucun doute sur la signification de ces paroles qui appellent à la destruction, ou tout au moins à la soumission de toutes les composantes non musulmanes du peuple de FRANCE ; particulièrement en attaquant la laïcité qui a permis l’apaisement des conflits inter religieux.
Ce texte et ce concert sont une violente atteinte aux valeurs qui sont communes à tous les français. Ils sont un appel à la guerre de religion. C’est parfaitement net, il ne peut y avoir aucun doute d’interprétation sur ce point.
Ce concert, s’il a lieu marquera la profanation définitive et symbolique par l’islamisme conquérant et radical d’un lieu de mémoire commun à tous les français, celui de nos martyrs qu’elles que soient leur origine, leurs orientations personnelles, leur religion ou leur appartenance ethnique. Il marquera une conquête pour les salafistes et un recul pour tous les français attachés à la paix civile et liés par des valeurs communes. Il ouvrira à de nouveaux développements de la guerre de religion qui s’est ouverte dans notre pays.
Une immense indignation
Lors de l’annonce de ce concert, une immense indignation a saisi toute une partie de la FRANCE et de nombreuses voix se sont élevées pour en demander l’annulation. Pour le moment, malgré les protestations et malgré les multiples saisines du gouvernement ce concert a été maintenu. Le gouvernement dans une incompréhensible constance est resté sourd aux appels lancés dans le calme et dans la raison.

Pour autant, l’opinion publique majoritaire ne se trompe pas sur la signification de cette prise de position et sur l’incompréhensible compromission de ce gouvernement vis à vis de cette profanation provocatrice par des salafistes. Car c’est bien de cela qu’il s’agit.
Pourquoi cette incompréhensible complaisance du gouvernement sur un sujet aussi clair qui ne suppose aucune autre interprétation. Quelle est la hiérarchie des urgences de ce gouvernement ? Croît-il que l’éternelle soumission sera la garantie de la paix civile ? Telle est la question qui se pose à l’opinion publique et qui conditionne très probablement un basculement en cas d’erreur d’interprétation et de persévérance de ce gouvernement à maintenir ce concert. Dans son état de faiblesse, le pouvoir a-t-il les moyens de cette formidable erreur politique ?
Ce concert ne peut pas avoir lieu
Il faut que le gouvernement comprenne que pour la préservation de la paix civile dans l’immédiat comme dans la durée, ce concert ne peut pas avoir lieu. Si les salafistes remportent cette victoire symbolique, alors ils l’interpréteront comme un feu vert pour de nouvelles conquêtes par le sang. Aucune reculade ne peut les apaiser, aucune concession, aucune faiblesse ne les arrêtera.
Par ailleurs, sans doute les services de renseignement sont-ils déjà informés des rumeurs de préparatifs de certains groupes d’opposants passés en clandestinité qui cette fois ne sont pas composés de retraités caducs. Certains se sont jurés d’empêcher ce concert par tous les moyens. Est-ce cela que cherche vraiment ce gouvernement et croit-il sérieusement que ses services pourront s’y opposer à coup sûr ? Où est l’intérêt d’une telle stratégie de la tension ?
Une surprise en préparation
D’ores et déjà, des gens de tous horizons et en dehors de toute structure préexistante sont en train de préparer une grosse surprise que manifestement personne pour le moment n’a vue venir, pas même les organisations patriotiques de terrain.
Le phénomène a été soudain, néanmoins il est en train de prendre corps, au-delà de ce que nous aurions pu nous même susciter. De leur côté, nos organisations fédérées pour l’occasion battent le rappel de leurs militants et sympathisants. Elles s’organisent et regroupent leurs moyens pour conforter ce mouvement spontané d’une grande ampleur.
Pas d’échappatoire pour le pouvoir
Cette fois ci, il n’y aura pas de « en même temps ». Il n’y aura pas d’échappatoire. Le gouvernement va être placé devant une alternative simple.
- Soit ce concert sera déprogrammé à temps, et il aura fait le bon choix pour la paix civile.
- Soit ce concert sera maintenu malgré les appels à la raison lancés dans le calme et ce pouvoir devra alors barrer l’accès au BATACLAN, boucler le quartier et protéger le salafiste MÉDINE, son concert et ses spectateurs. Il devra repousser les français ulcérés, devant les observateurs du monde entier. En pareil cas, notre camp ne manquera pas de donner à cette trahison l’écho international qu’il convient.
Dans tous les cas une victoire pour le peuple de France
Si ce pouvoir protège la conquête salafiste et la profanation du BATACLAN, toutes les caméras seront là et ce sera alors un énorme argument de propagande avant des élections européennes qui sont annoncées comme un choix simple entre l’Europe de MACRON et MERKEL et celle de SALVINI et ORBAN. Que ceux qui prendront la décision ne s’y trompent pas, cette erreur pèsera non seulement en France mais aussi dans toute l’Europe.
Si c’est l’option qu’il retient, ce gouvernement pourra y compter : le prix du concert de MÉDINE se paiera cash dans les urnes ce qui nous convient parfaitement. Conséquence dommageable plus durable pour ce pouvoir, le maintien du concert de MÉDINE et son soutien objectif au salafisme colleront durablement à son image…
La tuerie du BATACLAN restera un loupé, un impondérable, le concert de MÉDINE s’il est maintenu restera une affirmation de la soumission de ce pouvoir. Les français ne l’oublieront jamais.
