Archives par mot-clé : repentance

Pardon ?

pardon

Le billet de Thierry Lafronde

        Il parait que l’heure est à la repentanceIl faut demander pardon pour toutes les monstruosités, barbaries, abus de pouvoir et autres péchés d’orgueil gravissimes que le peuple français aurait commis envers l’humanité toute entière.

        Pardon donc, ici et maintenant, pour tout ce que les générations de Français qui nous ont précédé ont fait.

        Pardon pour la langue précise, ciselée, chantante qui est à la fois un outil pour bien formuler les idées et décrire les choses tout en permettant au rêve et à l’imagination de s’envoler. Une cohorte d’auteurs français tant philosophes que littéraires, poètes et romanciers figure au panthéon des plus illustres au monde et donne du plaisir aux étudiants et érudits exigeants ainsi qu’à tout amateur.

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GPA : le rétroviseur et le projecteur

GPA[2]
Le billet de T. Lafronde

    La France socialiste se complaît à regarder les rétroviseurs de l’histoire. Mardi 10 mai, comme chaque année, nous aurons droit à une commémoration pour célébrer l’abolition de l’esclavage en France. Ce fut le combat politique du député Victor Schœlcher en 1848 qui aboutit à cette avancée sociétale indéniable. Il y aura donc des cérémonies un peu partout en France, notamment à Nantes où le Président va apporter le poids de sa personne pour marquer l’événement. Nul doute qu’une repentance bien appuyée sera au menu du discours officiel, rappelant la traite négrière durant le commerce triangulaire vers les Antilles et la Guyane du XVI° au XIX° siècle. Sans doute en esquivant au passage l’esclavage qui perdure dans d’autres contrées et l’esclavage arabo-musulman qui marqua des siècles et le continent africain.

    Juger le passé à l’aune des idées du présent est en général peu pertinent. Regarder le rétroviseur apporte, in fine, peu de progrès pour améliorer le présent. Or les mêmes responsables politiques qui se lamentent sur l’esclavage du passé, tolèrent une forme d’esclavage contemporain. Il s’agit de la Gestation Pour (et surtout Par) Autrui, GPA, qui, bien qu’interdite par la loi française, est en fait facilitée par la circulaire Taubira de janvier 2013, avec l’aval du Conseil d’État en décembre 2014. Un couple qui va acheter un enfant à l’étranger, souvent par l’intermédiaire d’une société nord-américaine spécialisée, verra à son retour en France les démarches administratives facilitées afin de régulariser la nationalité du bébé au plus vite. Notons qu’il s’agit bien d’une transaction commerciale (l’enfant est acheté entre 50.000 et 100.000 $ dont seulement une petite part reviendra à la mère porteuse, souvent originaire d’un pays en voie de développement ou ayant une situation sociale difficile).

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