Mais, au fait, à quoi reconnaît-on un pays de merde ?

Le billet de Guy Roland

merde

 

Un pays qui envoie systématiquement devant les tribunaux

tous ceux qui n’acceptent pas la doxa du politiquement correct, la dictature de la bien-pensance,

est-il un pays de merde ?

 

Un pays qui veut limiter la liberté d’expression

au nom d’un combat contre les fake news fait-il partie du club odorant

des pays de merde ?

 

Un pays qui oblige sa population juive à choisir

entre le coup de couteau ou la balle dans la tête, ou l’Alyah,

est-ce un pays de merde ?

 

Un pays qui nie la réalité de son quotidien saccagé par l’Autre, peut-il être qualifié

de pays de merde ?

 

[Slimane Z., 29 ans, Toumany B., 29 ans, Ousmane C., 28 ans (tous au pedigree enthousiasmant) ont, avec quelques complices venus de notre Molenbeek à nous, tenté de piller une bijouterie dans le palace du Ritz, hôtel de l’hyper luxe contigu du ministère de la Justice.]

était-ce dans un pays de merde ?

 

Peut-on y voir un signe quand un curé de 85 ans est égorgé dans son église ?

Des lycées comme le lycée Gallieni de Toulouse où sur mille élèves deux cents sont des caïds « fichés S » ou portant des bracelets électroniques à la cheville,

sont-ils des établissements scolaires

de pays de merde ?

 

Quand le recteur d’académie propose comme solution à l’insécurité des enseignants humiliés, frappés, davantage de mixité sociale, les professeurs estiment-ils qu’ils vivent

dans un pays de merde ?

 

Des policiers et des pompiers systématiquement caillassés, attaqués à la barre de fer lorsqu’ils veulent interpeller une racaille ou éteindre un incendie de voiture ou de poubelle dans un des quartiers perdus de la République,

serait-ce un symptôme de pays de merde ?

 

Des juges qui donnent plus souvent raison aux agresseurs qu’aux victimes

comme dans toute bonne démocratie défigurée,

en font-ils un pays de merde ?

 

Des étrangers qui dressent des barrages sur les routes pour ralentir la circulation et grimper dans des camions en partance pour l’Angleterre, sont-ils

des créateurs de pays de merde ?

 

Je connais un autre pays que Donald Trump doit ajouter à sa liste des

shit hole

 

France : l’intenable grand écart

france

Le billet de Robert Langlois

 

L’électeur faiseur de rois

        Sous l’ancien régime, le monarque tenait son pouvoir de droit divin. Les français, seul peuple régicide, ont décapité leur monarchie millénaire pour finalement remplacer le droit divin par le suffrage universel. L’électeur se trouve donc tout puissant, investi du pouvoir divin de sacrer son monarque.

        Telle est la vraie raison et la dimension prométhéenne du vote et de la sacralisation du suffrage universel. Toute critique raisonnée les concernant était jusqu’ici inaudible.

Le peuple mineur devant le monarque républicain

        Se prenant pour Dieu donnant son onction, l’électeur sacralise son vote, ce qui ne tient plus de la raison mais du sentiment. Les foules sentimentales (cf. Souchon) votent, non pas par raison, mais bien par sentiment. Or, le sentiment est la faiblesse des peuples, celle qui permet leur manipulation par des joueurs de flûte bien plus cyniques que celui de Hamelin.

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La leçon du succès de Trump : c’est « les nôtres avant les autres »

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L’Editorial de la Ligue (AB et RR)

Le verdict des urnes de l’élection américaine est sans appel, le peuple a voté pour le candidat « anti système », le rejet de la mondialisation, cette dictature de l’uniformité d’un homme moderne devenu apatride et sans identité. A l’analyse à froid on constate que, contrairement à ce qu’on nous a rabâché, le vote des femmes n’a pas échappé au candidat républicain, bien au contraire puisqu’il arrive en tête avec 63 % dans l’électorat féminin blanc, que les hispaniques et les asiatiques ont voté pour chacun des deux camps de la même façon que lors des précédentes élections et que les afro-américains se sont beaucoup moins mobilisés pour la candidate Clinton.

        Pour tous les opposants et résistants au nouvel ordre mondial, quelle ne fût notre délectation à la vue des mines déconfites de la racaille bien-pensante ravagée par un séisme politique qui n’était pas sans nous rappeler les visages dévastés des ennemis du populisme, partisans de Lionel Jospin au soir du premier tour de l’élection présidentielle française de 2002.

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