Le Pape François et la soumission à l’islam

 

pape lave pieds

Guillaume Faye

Le Pape François ne procède pas à un ”rapprochement ” avec l’islam ; il va bien plus loin et essaie de tisser une véritable complicité. Il médiatise ouvertement sa démarche, en forme de provocation. Sa feuille de route est transparente et cynique. Elle est aussi très dangereuse.

        Après avoir accueilli sur l’île de Lampedusa les ”migrants ” clandestins en leur souhaitant avec chaleur la bienvenue en Europe (« mes chers musulmans »), après avoir lavé les pieds d’autres immigrés musulmans à Rome devant les caméras, après avoir ramené de l’île de Lesbos dans son avion personnel trois familles musulmanes réfugiées de Syrie en les préférant à des familles chrétiennes pourtant beaucoup plus en danger (voir autre article précédent de ce blog), voici que le Pape François a fait de nouveaux gestes emblématiques de soumission envers l’islam.

L’islamophilie papale ignorante

        Il est passé à la vitesse supérieure, c’est à dire théologique, en recevant au  Vatican le 23 mai le cheikh Ahmed  al –Tayeb, grand imam de la mosquée al–Azhar du Caire, plus haute autorité de l’islam sunnite dans le monde. L’audience était censée produire un dégel entre l’institution sunnite et le Saint–Siège. En réalité, il s’agissait pour ce dernier de s’excuser des propos hostiles à l’islam, dénonçant sa violence et son intolérances intrinsèques,  tenus (pourtant très doucement et allusivement) par Benoît XVI à Ratisbonne. (1) Le cheikh al–Tayeb, scandalisé, les avait fustigés. Cette audience au Vatican est une première et une victoire aux yeux des musulmans.

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François et les migrants… ou Saroumane-le-Blanc dans les mines de la Moria

François[3]

Le billet d’Erick Cavaglia

    Les  lecteurs assidus du Seigneur des Anneaux auront pu avoir l’étrange sensation de se retrouver immergés dans l’œuvre monumentale de JRR Tolkien en ce samedi 16 avril. En effet, le Pape François s’est rendu à Lesbos dans un camp de migrants en un lieu appelé Moria. Là, il a rencontré des réfugiés, a longuement discuté avec eux, a pris une collation et les a assurés de son indéfectible soutien, non sans avoir asséné quelques contre-vérités dont il a le secret, et avoir sommé les Européens de se montrer toujours plus accueillants et généreux vis-à-vis des masses de migrants qui ne cessent de se déverser sur leur territoire. Il a ensuite invité des familles syriennes musulmanes à s’installer au Vatican et s’en est retourné content de son effet.

    Quel rapport avec le chef d’œuvre du très catholique Tolkien me demanderez-vous ? C’est le nom Moria qui a eu une résonance particulière : dans le roman,  la Moria désigne un ancien royaume souterrain mis en valeur avec patience et amour par des générations de nains ingénieux et travailleurs qui ont creusé, en sculptant la roche, et en y extrayant pierres précieuses et minerais. Or ces mines ont été envahies par des hordes de créatures viles et malfaisantes envoyées par Sauron, le Seigneur des Ténèbres, qui les a engendrées. La Moria a été submergée, le peuple des nains exterminé et le royaume sous la montagne réduit à la ruine et à la stérilité durables. Cela n’évoque rien pour vous ?

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