Notre ami Roger s’en est allé…

Notre ami Roger s’en est allé…

Hommage à Roger Holeindre

 

C’était un homme simple et courageux. Un homme loyal et droit. Il était né en 1929. Il vient, à 90 ans, de nous quitter. Toute sa vie cet homme rectiligne s’est retrouvé face à ce qui est tordu. Beaucoup d’hommes se lassent. Abandonnent. Pactisent. Pas lui, pas Roger ! Il n’avait pas attendu, d’ailleurs, pour montrer de quel bois il se chauffait puisque dès 15-16 ans, les Boches (1) étant là sans avoir été invités, il leur donna une leçon de marque. Sa conviction était la conscience de son esprit.

On entend dire, ici et là, que les hommes les plus heureux seraient ceux qui manquent de sensibilité. A supposer qu’un nanti d’aujourd’hui puisse penser ou dire cela, il n’est pas difficile de remettre le nanti en question dans le bon chemin. Parce que c’est la justice qui précède la générosité. On choisit ses chemises avant de choisir ses dentelles. Quand on prête un serment, ce serment engage celui qui l’a prononcé. C’est pourquoi Roger, qu’il s’agisse des Allemands, de De Gaulle, de Le Pen, des siens ou de quiconque dans sa vie de tous les jours, portait en bandoulière un sac plein de flèches. Et de confiseries ! Il visait juste. Et il n’abandonnait pas son poste.

Roger était comme un berger corse sorti d’un monde infiniment mystérieux. Il était étranger à ce monde où les amitiés de cour, la foi des renards, la société des loups domine tellement que c’est l’homme loyal, l’homme droit qui est désigné par la horde des sycophantes comme l’infréquentable ! Comme ces gens n’ont même pas la ressource de l’interrogation pour tenter de se situer et comme ils sont riches ou parfaitement sûrs d’eux, il ne leur reste que l’invective pour se hisser, des bras et du torse, dans les hauteurs passagères où ils s’admirent.

Ces tristes individus n’ont jamais rien compris aux héros qu’ils invectivent, alors ils font comme pour s’ôter une poussière de l’épaule, ils se prennent, se déprennent, s’entreprennent, se reprennent et se surprennent. Mais ils n’y comprennent rien.

Ce matin les Français découvrent Macron en photo, rigolard et idiot, devant le cadeau d’un polo sur lequel un gentil farceur ou un vicieux a dessiné un LBD. De Gaulle, qui était de sa race, dénigrait aussi mais de la plume ou d’un mot. Devant cette photo on a simplement envie de lui demander par quoi il a remplacé l’intelligence. Si les « femmes italiennes ont le sexe sur la figure », qu’il ne soit pas surpris, lui, des retombées d’une telle provocation. Car c’est toute sa figure imbécile qui fait découvrir d’un seul coup pourquoi il ignore à ce point les rudiments de la vie.

Roger avait la voix comme Le Pen l’a. Rugueuse et sans détours. Pourquoi se moquer de ces signes extérieurs d’identité et venir faire les délicats sur d’autres apparences ? De prétendus antiracistes parlent, habités par des dogmes. Aucune mâchoire de bouledogue n’est plus tenace que les doigts de ces hystériques du dogme. Roger avait des amis. Leur unique particularité était d’être ou d’avoir été des hommes. Dans ce monde friqué qui est en train d’inventer des familles où la tristesse de l’enfant cherche à ne s’identifier qu’au travers d’un seul papa et d’une seule maman, demandons à cet enfant de quel monde il rêve !

Que De Gaulle ait menti en expédiant plus de cent mille Harkis à la mort et que Roger se soit rangé aussitôt sous les ordres du Général républicain le plus décoré de la république, Raoul Salan, qu’il se soit mis dès sa capture à Alger, comme 19 ans plus tôt à Caluire, à la disposition de Georges Bidault – patron du CNR – le successeur et l’ami de Jean Moulin, on aimerait surtout savoir ce qu’en pensent aujourd’hui tant et tant de riches planqués de cette même république, professeurs émérites de mille vertus, pour les autres…

 

Vitus

  

Note :

(1) Les allemands

Roger HOLEINDRE

Roger HOLEINDRE

Militaire, journaliste et homme politique français.

Mais aussi, ouvrier métallurgiste, il est volontaire et sous-officier lors des guerres d’Indochine et d’Algérie, pour lesquelles il reçoit de nombreuses décorations.

Régions : Marion Maréchal-Le Pen a quarante ans de retard

Régions : Marion Maréchal-Le Pen a quarante ans de retard

 

D’après Breizh-Info.com

 

Deux jacobins « XXL » peuplent la vie politique française : Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Le second ne manque pas une occasion de dire tout le mal qu’il pense du régionalisme et de l’idée bretonne. Manifestement, il aurait été à son aise lors de la Convention montagnarde. La première, si elle apparait moins bavarde sur le sujet, n’en possède pas moins des positions très arrêtées sur la question régionale.

Comme son père, elle est à 100% jacobine : on gouverne la France, des territoires avec des préfets forcément sortis de l’ENA – donc des gens formatés centralisation et hostiles par principe et par religion à toute forme de régionalisation. Les préfets sont l’avenir du Front National !

Pour ce parti, le département fait figure de « graal » auquel il est interdit de toucher car présentant toutes les qualités et tous les avantages. C’est oublier que lors de sa création en 1790, le département répondait à une logique qui n’est plus d’actualité aujourd’hui. En effet, en 2014, il apparait trop petit par rapport à la région, seule en mesure de mener une véritable politique d’aménagement du territoire, mais aussi trop grand par rapport à l’intercommunalité, la mieux placée pour assurer une réelle proximité ; si bien qu’on peut voir en lui le « maillon faible ».

Lors de la discussion du projet de loi relatif à la délimitation des régions, c’est Marion Maréchal-Le Pen, la nièce, qui a donc expliqué à ses collègues députés tout le bien qu’il fallait penser dudit département. Ce dernier, « gage d’efficacité et de proximité, doit non seulement être conforté dans son rôle de garant des solidarités territoriales et sociales, mais, aussi, renforcés dans ses compétences en matière de gestion des services publics locaux en se voyant attribuer une partie des compétences dévolues aujourd’hui aux régions – lycées et santé, par exemple – pour les exercer avec celles qu’il a déjà. »

Mais ce n’est pas tout. Le fameux département « doit devenir l’échelon privilégié des questions intercommunales. Cela évitera de créer de multiples intercommunalités qui diluent le pouvoir de décision et qui morcellent le territoire au gré des alliances politiques. »

C’est oublier que si primauté de la région et de l’intercommunalité il y a, le département est forcément condamné à disparaître si l’on veut éviter les doublons.

Quant à la région, dans les propositions de Marion Maréchal Le Pen, elle se voit réduite à peau de chagrin. « Les régions doivent être complémentaires et non concurrentes des départements, en devenant des établissements publics de coordination départementale composés d’élus départementaux. Les doublons doivent cesser par la suppression de la clause régionale de compétence et une redistribution claire de celle-ci. » (17 juillet 2014)

A coup sûr, Mme Maréchal Le Pen se tire une balle dans le pied avec une idée aussi bizarre. En effet, cette dernière entrainerait une disparition des élections régionales, compétition à laquelle le FN, grâce à la représentation proportionnelle, parviendra, en décembre 2015, à obtenir un nombre d’élus substantiels – et ainsi à professionnaliser une partie de ses cadres.

Alors qu’avec les élections départementales, prévues en mars 2015, avec le scrutin uninominal majoritaire, le FN ne pourra engranger qu’une poignée d’élus. Mme Maréchal-Le Pen tire contre son camp ; ce n’est pas une grande politique.

Il est vrai qu’elle n’a peut-être pas encore compris à qui elle doit son élection en juin 2012 ; au second tour, les électeurs du Front de gauche ont préféré voter FN plutôt que PS …
Ce sont eux qui l’ont envoyée au Palais-Bourbon, mais il semble qu’elle ne s’en soit pas aperçu.

Avec ces « établissements publics de coordination départementale », nous faisons un bond en arrière. Nous revenons aux « établissements publics régionaux » créés par la loi du 5 juillet 1972.
Le Premier ministre s’appelait alors Jacques Chaban-Delmas, girondin convaincu, qui, après l’échec du référendum initié par Charles de Gaulle sur la régionalisation (27 avril 1969), recherchait un moyen de relancer la décentralisation. Avec les EPR, on faisait avancer le schmilblick tout en n’effarouchant pas les jacobins ; ces « établissements » s’installaient dans le périmètre prévu par le décret du 2 juin 1960. Donc la Bretagne à 4 départements d’un côté et les Pays de la Loire de l’autre.

Ayant à leur tête un conseil régional composés d’élus désignés au suffrage universel indirect, un comité économique et social à vocation consultative et un préfet de région doté du pouvoir exécutif, ces EPR étaient régis par le principe de spécialité, suivant l’article 4 de la loi du 5 juillet 1972 ; ils avaient, dans le cadre de procédures limitativement définies, pour seule mission de « favoriser le développement économique et social de la région ».
Mais ils avaient considérablement élargis, en quelques années, leur champ d’intervention. Leur mutation en collectivité territoriale fût assurée par la loi du 2 mars 1982 (Defferre).

Un établissement public territorial a par définition, comme une collectivité locale, une vocation territoriale. Mais à la différence de celle-ci ne lui est imparti que quelques missions. Ses interventions sont régies par le principe de « spécialité » d’une part, et, d’autre part, sa gestion est assurée par un conseil d’administration qui, s’il est composé d’élus, ne peut être assimilé à un conseil (municipal, général ou régional) procédant du suffrage universel direct. (Dictionnaire constitutionnel PUF).

Dans le cas des EPR, le conseil régional était composé de députés et des sénateurs de la région. Mais aussi des maires des grandes villes et de représentants des conseils généraux désignés par leur assemblée.
Il faudra attendre mars 1986 pour que les conseillers régionaux soient élus au suffrage universel direct.

A l’époque du conseil régionale sauce EPR, le cumul était pratiqué dans les grandes largeurs. Après la disparition de René Pleven de la scène politique bretonne – battu aux législatives de 1973 à Dinan par Charles Josselin – Raymond Marcellin put devenir président du conseil régional de Bretagne, tout en restant président du conseil général du Morbihan et député-maire de Vannes. C’était le bon temps …

« Bon temps » que Marion Maréchal-Le Pen n’a pas connu mais qui semble, pourtant, la fasciner. Dans les « territoires », les préfets étaient les patrons puisqu’ils assuraient l’exécutif des EPR et des conseils généraux. A côté, les élus faisait figure de petits personnages – sauf s’ils étaient ministres – aux pouvoirs limités. C’est ce à quoi aspire MMLP, semble-t-il.

Pourtant, l’intéressée n’a pas tout mauvais, puisque, au milieu de son réquisitoire anti-Hollande et anti-Valls, elle parvient à glisser six lignes sympathiques : « ce redécoupage n’a aucune véritable cohérence géographique, culturelle et économique. La fusion de la Champagne-Ardenne, de l’Alsace et de la Lorraine est une véritable aberration historique. La Bretagne, quant à elle, n’est toujours pas réunifiée. » 

On appelle cela le service minimum.

Une question pertinente : puisque le FN est hostile à la région, pourquoi présentera-t-il des candidats aux élections régionales de décembre 2015 ? Il y a comme une contradiction

Marion Maréchal Le Pen ne peut pas tout savoir. Elle n’est pas obligée non plus d’avoir une connaissance fine du code électoral. Sinon, elle saurait que parmi les élus autorisés à parrainer les candidats à l’élection présidentielle figurent les conseillers régionaux. Or il se trouve qu’à chaque fois, la recherche des cinq cents signatures ressemble fort à un parcours du combattant pour le Front National. Posséder un important contingent de conseillers régionaux – le plus près possibles de cinq cents – faciliterait donc la tâche de la tante, Marine Le Pen, pour 2022.

 

Ce n’est donc pas dans l’intérêt de la famille Le Pen de supprimer les régions en tant que collectivité territoriale, seule source de signatures « captives ».

Rassemblement National : refondation, rassemblement… et bla-bla-bla

Rassemblement National : refondation, rassemblement… et bla-bla-bla

rassemblement national

La tribune libre d’Éponine

 

Les textes publiés en « Tribune Libre » ne reflètent pas forcément, en partie ou en totalité, les analyses et les points de vue de la Ligue du Midi. Ces Tribunes Libres ouvrent un espace de débat dans notre camp. 

 

La curiosité et, disons-le, mon nationalisme chevillé au corps, m’ont poussée, vendredi dernier, jusqu’au Palace, cet ancien cinéma sétois transformé en salle de réunion. La raison ? L’annonce, sur les réseaux, de la venue de Philippe Olivier, conseiller de Marine Le Pen, et Gilles Pennelle, président du groupe FN, pardon, RN de Bretagne.

J’avoue avoir été alléchée par l’idée d’en apprendre plus, et si je puis dire, en direct, sur cette fameuse refondation, suivie du non moins fameux Rassemblement. La France une fois de plus moribonde dans son Histoire allait-elle trouver dans un nouvel élan les forces propres à la débarrasser des oripeaux islamo-gaucho-mondialistes ? Après tout, Gilles Pennelle, renseignements pris -merci internet- n’est-il pas un ancien du MNR¹, ayant largement prêté sa plume à la revue Terre et Peuple de l’identitaire Pierre Vial ?

Quant à Philippe Olivier, on peut en attendre le meilleur quand on sait qu’il a été l’un des artisans du MNR, considéré comme plus mégrétiste que Mégret, qualifié de « quartier maître félon » par Jean-Marie Le Pen et de « pur produit de l’extrême droite nationaliste » par l’Obs. Et c’est lui qui a écrit pour Marine Le Pen le discours de Brachay, point de départ d’un espoir de renouveau identitaire du FN.

Ces gages d’engagement à la défense de la culture enracinée de France et d’Europe me mettant l’eau à la bouche, je m’installai dans un confortable fauteuil d’une salle pleine à craquer. Encore un bon augure ! Comme aurait dit ma mère-grand, je m’apprêtais à boire du petit lait…

Peut-être attendais-je trop, dans ma naïve propension à vouloir du « lourd », du concret. Peut-être aussi que mon idéalisme éloigné des arcanes politiciennes me berçait de l’illusion que des cadres RN galvaniseraient mes espoirs de lutte contre ce qui devrait nous animer en priorité : la défense des Français, des Occidentaux, contre une islamisation porteuse d’une dramatique et croissante insécurité, sans compter la perte de nos racines. Toujours est-il que je suis descendue assez vite de mon nuage.

Car l’essentiel du message s’est concentré sur un thème : les élections.

Européennes, d’abord. Je résume :  Dupont-Aignan va finir par nous rejoindre et donc bla-bla-bla nous allons gagner, les LR sont finis, et donc bla-bla-bla, nous allons gagner, les Insoumis perdent de l’influence, et donc bla-bla-bla, nous allons gagner.

Puis les municipales et les départementales héraultaises : l’Hérault est un département gagnable. Pourquoi pas ? Les résultats précédents permettent d’y croire. Mais pour gagner un département, il faut gagner des cantons. Et pour gagner un canton, il faut gagner sa ville principale. Je ne veux pas être défaitiste, mais aux élections précédentes, les candidats FN arrivés en tête au premier tour ont perdu au deuxième. Faute de souplesse politique ? Faute de communication ? Erreurs de casting ? Force est de constater que seuls les candidats « ménardistes » ont su remporter la victoire.

En quelques mots, Pennelle et Olivier, les ex-identitaires purs et durs se sont mués en duettistes d’une stratégie électorale dont l’optimisme ne peut cacher la légèreté.

Après la réunion, je me suis mêlée à la foule des participants, pour la plupart adhérents et sympathisants. Un verre de blanc -pas mal du tout, d’ailleurs- à la main, j’ai échangé comme on peut le faire entre patriotes. Beaucoup de ferveur, le plaisir d’avoir été « regonflé » mais un malaise sous-jacent. Quelques inconditionnels, des marinistes fervents, enthousiastes, quasiment aveuglés… et beaucoup de dubitatifs. Le fameux débat de l’entre-deux-tours, dont Pennelle avait dit qu’il fallait l’oublier et passer à autre chose a de toute évidence laissé des cicatrices douloureuses et les pansements n’y font pas grand-chose. Et puis des voix carrément réformatrices : il faut que Marion revienne, elle seule peut gagner.

En résumé, j’ai perçu un potentiel militant important, mais un certain désarroi. Et un brave homme a bien synthétisé la situation : en se disant « regonflé » il a exprimé le grand coup d’abattement qui a succédé aux présidentielles.

Que peut-on en conclure sur le plan national ?

 

L’analyse des derniers mois au FN-RN a été une succession d’annonces de réformes, de grands changements, en particulier vers le cap du nécessaire rassemblement. Certes, mais parler rassemblement en refusant le rassemblement des droites sous prétexte que c’est trop restrictif, mais sans parler de populisme -comme Salvini en Italie- n’est-ce pas se tirer une balle dans le pied ?

Et Marine Le Pen ? En tant que femme, je la perçois comme quelqu’un qui ne se remet pas de son échec. Elle a très bien compris son refus d’obstacle (le deuxième dans sa carrière politique) et se rassure par un surcroît d’autorité. Son entourage est à l’image de l’ancienne scission : les « historiques », avec en tête le compagnon bien-aimé de Marine, Louis Aliot, les « traîtres » du MNR comme les appellent encore les premiers. Chacun défendant ses pions sur le terrain, et tentant de dézinguer ceux des autres.

La présence des mégrétistes, indispensables à la colonne vertébrale du RN, sert Marine et en même temps l’inquiète : et s’ils la débordaient ? Du coup sa personnalité déjà virile penche vers une volonté de domination et de contrôle de plus en plus serré. Et elle verrouille sa position « le RN c’est moi » dans une « lepénisation » que les Français rejettent. Tout ceci expliquerait l’édulcoration des discours de Pennelle et Olivier à Sète, coincés entre des convictions intactes et la peur d’être éjectés.

Cependant cela laisse craindre que les victoires électorales ne soient pas à la hauteur des ambitions et les Européennes vont être un test style quitte ou double. Quand Philippe Olivier dit « finalement Dupont-Aignan se ralliera sinon il passera pour celui qui casse l’union », on peut penser que Rassemblement National signifie « venez chez nous », et qu’au RN on ne sait pas s’allier sans vampiriser.

Hypothèse : et si Dupont-Aignan refuse l’alliance avec le RN mais monte une liste cohérente, avec des personnalités moins politiques mais plus nettes dans leur engagement que Marine qui juge l’immigration inéluctable ?

 

Je sens que 2019 va être une année passionnante.

 

 

Note

(1) MNR : Mouvement National Républicain fondé en 1999, suite à une scission du Front National conduite par Bruno Mégret, ex-Secrétaire Général, emportant la majorité des cadres.

 

Diabolisation 2.0 : assumons notre rôle historique

Diabolisation 2.0 : assumons notre rôle historique

L’Éditorial de Richard Roudier

 

De l’utilité de la diabolisation

La caste politicienne qui se partage le pouvoir depuis 50 ans a toujours cherché à effrayer les électeurs pour conserver le pouvoir et ramener vers elle tous ceux qu’elle pouvait terroriser par la manipulation. Ainsi, elle a toujours cherché à diaboliser sa seule opposition sérieuse en lui assignant le rôle de repoussoir pour garder le contrôle en effrayant le petit bourgeois, le bobo, le retraité émotif, l’épargnant, et maintenant les rares électeurs de la classe moyenne qui continuent encore à aller voter.

Ce type de manipulation a parfaitement marché au moment de l’Algérie avec L’OAS et les généraux putschistes, et pendant des décennies avec la mise en avant et la diabolisation du FN, jusqu’à ce que celui-ci s’effondre ; justement en cherchant à tout prix à se dédiaboliser !

 

Le FN n’effraie plus personne

Depuis son pitoyable échec au second tour de la présidentielle 2017 et après le lamentable spectacle des embrouilles de famille et des règlements de compte au sein de sa direction, le FN ne représente plus aucun danger électoral pour la caste politicienne au pouvoir. D’ailleurs, il est totalement prêt à jouer le jeu du réformisme et à s’allier aux libéraux de droite pour enfin accéder à quelques postes et prébendes. Le FN n’effraie plus personne, il ne peut plus servir d’épouvantail, les tenants du système l’ont bien compris.

 

Le triomphe absolu des libéraux mondialistes les laisse sans opposition électorale

Quelles que soient les combinaisons, les libéraux mondialistes maîtrisent complètement le jeu électoral. Ils ne peuvent plus perdre le pouvoir par les élections ; ne serait-ce que du fait du vote des électeurs musulmans qui leur est acquis.

Des alternances se produiront, mais sans réelle alternative. Mélenchon, les Verts, l’extrême gauche et les libéraux de toutes obédiences sont tous d’accord sur un même objectif : faire perdurer les conditions du grand remplacement et en accélérer le parachèvement à marche forcée pour le rendre irréversible.

De son côté le FN est prêt à toutes les compromissions pour tenter d’accéder au pouvoir lors d’une éventuelle alternance avec les libéraux de droite. Quand bien même il trouverait à s’insérer dans le jeu, cela ne changerait strictement rien au fond des choses. Les élus FN minoritaires seraient à peu près aussi utiles pour lutter contre le grand remplacement que l’ont été les écolos pour lutter contre les trusts de l’agrochimie qui ruinent la terre, l’air et l’eau. La démonstration est faite, il n’y a aucun espoir à vouloir s’insérer dans le jeu du pouvoir, celui-ci digère tout ce qui n’est pas lui-même. Tous ceux qui s’y sont essayés s’y sont perdus. Mélenchon, les écolos, l’extrême gauche s’y sont perdus, le FN s’y perdra comme les autres quand il arrivera à hauteur de la mangeoire. C’est joué d’avance.

 

La seule opposition sérieuse au système se trouve désormais hors champ électoral

Les remplacistes tenants du système sentent bien qu’ils n’ont plus d’opposition sérieuse dans le champ électoral et que donc, ils ne peuvent plus y jouer le jeu pervers de l’attraction- répulsion. Ils savent que plus aucune force politique crédible ne canalise la révolte contre le grand remplacement et que celle-ci ne peut trouver d’écho qu’en dehors du champ électoral.

Par conséquent la seule force d’opposition à même de canaliser les révoltes sur le sujet primautaire qui est celui de l’immigration, et du grand remplacement c’est ‘’l’ultra droite’’ non électoraliste : les résistants, les identitaires, les patriotes. (NOUS). Les tenants du libéralisme global qui contrôlent le jeu électoral l’ont parfaitement compris, par conséquent, ils réadaptent leur stratégie de diabolisation.

 

Diabolisation 2.0

Le FN lui ayant fait défaut, le pouvoir a donc décidé de changer de cheval. Il diabolise désormais ‘’l’ultra droite’’ non électoraliste dont il a pris conscience quelle était sa seule opposition réellement dangereuse. À cet effet il mobilise sa garde prétorienne, ses milices supplétives : antifas, anars, FI, extrême gauche, casseurs, zadistes et autres pour provoquer et créer des incidents avec NOUS, ‘’l’ultra droite’’ qu’il veut diaboliser pour effrayer la classe moyenne de souche et ainsi s’assurer de conserver le contrôle.

Dans le même temps, comme il l’avait fait avec le FN, il va augmenter notre visibilité, nous ouvrir des tribunes, nous promouvoir de manière perverse pour nous faire sortir de l’ultra confidentialité, nous donner du corps et de la visibilité. Cette phase a déjà commencé, elle va s’amplifier. Nous ne refusons pas la promotion qui nous est faite, au contraire nous allons l’exploiter.

 

Simplification du combat politique

Dans ce jeu pervers, l’extrême gauche s’affirme comme la milice supplétive du bloc remplaciste au pouvoir qui va de l’extrême gauche aux libéraux de droite et potentiellement au FN qui est prêt à toutes les compromissions. Face à ce bloc, nous sommes la seule opposition qui puisse un jour le renverser en dehors du jeu électoral.

Le combat se simplifie, il y a les libéraux remplacistes et l’extrême gauche coalisés d’un côté et NOUS de l’autre. Les mondialistes immigrationnistes et leurs supplétifs (dont prochainement le FN) d’un côté et les résistants au grand remplacement de l’autre. Deux blocs subsistent, l’un tout puissant au pouvoir, l’autre à peine renaissant et potentiellement porteur de la révolte.

 

Assumons nos thèmes, assumons la diabolisation

Nous abordons cette nouvelle phase du combat politique en ayant tiré toutes les conséquences du passé. Le retour d’expérience des errances du FN nous enseigne qu’il n’y a aucun avantage à se laisser entraîner dans le jeu de la dédiabolisation. Cela ne mène à rien.

Par conséquent, nous allons continuer à assumer haut et fort nos positions, nos thèmes, nos slogans, nos actions.

Nous assumons par avance la diabolisation dont nous sommes d’ores et déjà l’objet, considérant qu’elle nous consacre désormais comme seule opposition réelle et sérieuse au grand remplacement et à ses promoteurs.

 

Mise en garde contre les excès

Nous attirons l’attention des leaders de notre camp contre les excès du passé qui ont autrefois rendu infréquentables des idées pourtant justes. Les provocations sont contre- productives, inutiles et ne peuvent que nous desservir. Nous sommes résolument tournés vers l’avenir et, quoi qu’on en pense, tout ce qui concerne le passé est définitivement clos. Il n’y a pas lieu d’y revenir. La nostalgie est nocive…

 

La vérité va nous donner raison

La manipulation, le mensonge le terrorisme intellectuel sont sur leurs fins. La vérité et la réalité du grand remplacement sont en train d’émerger de manière inexorable. Elles sont en train de prendre le dessus sur la manipulation. De plus en plus directement et personnellement confrontés aux conséquences du grand remplacement, nos concitoyens le mesurent. Faute de solution électorale, le moment venu, ils se tourneront spontanément vers les seuls qui auront refusé toute compromission et auront assumé de se placer hors-jeu électoral et radicalement contre le bloc remplaciste.

 

Un nouveau cycle politique s’est ouvert

Nous sommes désormais la seule force d’opposition au remplacisme global.

Notre responsabilité historique nous impose de nous unir, de fédérer les groupes épars ; enfin et surtout de hiérarchiser les combats. Un seul combat compte : la prise du pouvoir, sans compromis, sans compromission réformiste. Tout le reste n’est que foutaise.

Il ne faut surtout pas compter sur les élections, le jeu est verrouillé de l’intérieur. De plus en plus de nos compatriotes le comprennent et se détournent des urnes. Désormais, le combat s’est simplifié, il se joue hors champ électoral. Nous le savons, nos adversaires le savent…

Un nouveau cycle politique vient de s’ouvrir, nous sommes déterminés à y assumer pleinement notre rôle historique.

On ne tire pas sur une ambulance

On ne tire pas sur une ambulance

Le billet de Robert Langlois

Habituellement, nous ne versons pas dans l’électoralisme, ce n’est pas notre affaire et, sauf exception, nous nous abstenons de tout commentaire à ce propos. Et pourtant, comment se taire quand on voit ce qu’on voit ? On vient d’apprendre que Laurent WAUQUIEZ a opposé une fin de non-recevoir à la main tendue de Marine LE PEN.

Mais comment aurait-il pu en être autrement ? WAUQUIEZ n’est pas encore élu à la tête de son parti, et il en est encore à essayer de rassembler ce qu’il lui reste de troupes. Par conséquent, à ce stade, il est facile de comprendre que tout sujet qui pourrait créer des divisions dans son parti lui est strictement interdit. C’est pourtant simple. On ne vient jamais interférer dans le jeu d’un partenaire qui en est encore à chercher à s’établir et à se stabiliser dans son propre camp. Du moins, pas publiquement. On attend qu’il soit en place, qu’il se soit conforté et qu’il ait au moins les mains libres.

En s’y prenant ainsi, Marine LE PEN ne pouvait que prendre la porte dans le nez. Même s’il avait pu penser à un hypothétique accord, WAUQUIEZ n’avait pas d’autre choix à cet instant. Par cette maladresse la porte s’est définitivement fermée. C’est terminé, il n’y aura plus d’accord. Laurent WAUQUIEZ ira chercher les électeurs FN en direct comme l’avait fait SARKOZY avant lui. Comment Marine LE PEN ne comprend-elle pas une chose aussi élémentaire ? Comment peut-elle commettre une faute aussi grossière sur un sujet aussi simple ? Comment a-t-elle pu s’empresser à ce point et s’enferrer en s’affichant prématurément au risque d’encombrer le partenaire qu’elle s’était choisi et de l’enfermer dans une impasse dont il ne pouvait plus sortir que par un désaveu public ?

C’est encore pire que ce que l’on pouvait penser. Et cette fois ci, ce n’est pas la faute de PHILLIPOT. Une telle bévue nous révèle l’étendue des faiblesses de MLP pour ne pas dire son incompétence, ainsi que la profondeur de son désarroi -l’épisode croquignolet de la fermeture des comptes du FN par la Sté Générale ne va pas éclaircir l’horizon-. C’est bien triste sur le plan humain, mais Marine LE PEN nous montre l’image d’une épave à la dérive.

Nous l’avions déjà dit dans ces colonnes, elle n’est pas la bonne personne. Il n’y a plus « d’excuse PHILLIPOT ». Cette erreur grossière scelle définitivement ce jugement, c’est irrattrapable. Les gens de confiance qui l’entourent, s’il en reste, et si elle les écoute, devraient lui conseiller de s’écarter et de cesser de s’exposer ainsi. Quand on est dans cet état, on se met à l’abri, on ne s’expose pas. Non, on ne tire pas sur une ambulance. Encore faut-il qu’elle ne traverse pas toutes sirènes hurlantes le champ de tir au moment où ça mitraille de tous les côtés. Au risque de nous redire, la solution n’est plus dans les élections, le dernier train est passé en 2017.

L’énergie des patriotes est désormais bien plus utile dans le combat hors champ électoral et dans la préparation des échéances d’ampleur historique qui vont se présenter. C’est désormais face au retour du tragique dans l’Histoire que les choses vont se jouer et la réponse ne résultera pas d’un consensus démocratique.