Le sport favori des Républicains : dédaigner leurs propres troupes et s’essuyer joyeusement les pieds sur ceux qui les soutiennent

Communiqué de la Ligue du Midi

       L’absence des Républicains au second tour sonne comme un véritable coup de tonnerre. La défaite de François Fillon, ce n’est pas celle de ses idées, encore moins celle de la tendance conservatrice qui l’a porté, même s’il ne voulait pas lui-même l’assumer. C’est celle d’un homme qui a entraîné son camp dans une spirale infernale !

       La question que la Ligue du Midi pose ici est très simple : que va-t-il advenir du renouveau conservateur de la droite ? Le leadership républicain sera-t-il tenté de faire porter la responsabilité de la défaite à cette renaissance conservatrice et identitaire ? Certains le laissent déjà entendre, comme si la droite était condamnée à la déroute dès lors qu’elle n’accepterait plus de n’être qu’une vision modérée de la gauche.

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Macron : une baudruche en apesanteur

intérêts

4°) A l’encontre des intérêts de la France

 

 

4°) A l’encontre des intérêts de la France

 

Macron a conseillé Hollande pendant tout le quinquennat. Il a été secrétaire Général Adjoint de l’Élysée puis Ministre de l’économie après avoir participé aux différents groupes occultes proches du président. Aussi peut-on affirmer qu’il est coresponsable de la casse sociale que connaît la France et de la crise économique qui accélère la crise politique qui touche le pays. Le 11 mars 2017 Hollande déclarait à Valérie Pécresse : «  je suis dans un travail de démolition que je mène depuis cinq ans avec obstination », il convient de le prendre à la lettre. Macron en est le complice sinon l’inspirateur selon les principes du constructivisme.

Contemporain des années 68, le constructivisme a pour projet la gouvernance de l’humanité au moyen de décisions déterminantes pour la vie des personnes prises par le pouvoir politique. Avec des lois sur la famille, la filiation, la conception, la fin de vie, l’altérité sexuelle, la politique du quinquennat a favorisé la perte de repères et la « destruction des communautés naturelles » selon le terme d’Olivier Babeau. Le principe étant que tout est relatif puisque construit, donc aliénant et doit être « déconstruit ».

C’est à ce titre qu’en février 2017, le Grand Orient de France était encouragé à faire évoluer la loi sur l’euthanasie, travailler sur le transhumanisme et l’homme augmenté. Ajoutons l’organisation d’une invasion migratoire africaine à la charge de la collectivité et le bilan du quinquennat sur la déconstruction sociétale est positif ! Le couple Macron-Hollande a su amener la France de 2012 avec cinq millions de chômeurs à plus de six millions en 2016. En quatre ans, la dette de la France est passée de 1.800 milliards à plus de 2.200. Ce qui représente 100 % du Produit Intérieur brut. Et les impôts sont passés de 900 milliards à plus de 1.000.

Pourtant, dés que Macron a été installé à Bercy, Challenges et Les Échos ont été dithyrambiques, de même que les médias étrangers. Il a été présenté comme un sauveur. Aussi Hollande a demandé à Pisani-Ferry de France-Stratégie, organisme officiel à la charge du contribuable, d’établir le programme du mouvement « En marche ». Macron sitôt installé à Bercy est passé à la déconstruction du tissu économique.

La loi Macron du 14/07/2015 était destinée « à la croissance, l’activité et l’égalité des chances ». En fait de croissance, c’est le chômage qui a crû et l’activité a été représentée par la cession d’actifs français à l’étranger. Concernant l’égalité des chances, c’est la déréglementation de l’activité économique qui s’est amplifiée. Cette loi Macron a facilité le travail de nuit et celui du dimanche. Elle a plafonné les indemnités de licenciement. Les « Cars Macron » mis sur le marché sans prévoir d’aires de stationnement ni étudier l’impact sur le réseau routier, a mis à mal le service public de la SNCF. Les pertes d’emplois n’ont pas été estimées et la SNCF est actuellement en déficit de 180 millions d’euros. Seulement 1430 emplois sur les 22.000 prévus ont été créés par les « Cars Macron ». Avec un allègement des règlements et des procédures d’urbanisme, les zones urbaines pourront augmenter de 30 % leurs surfaces constructibles au détriment des terres agricoles. En ce qui concerne les professions jusque là réglementées (notaires, huissiers, commissaires-priseurs, personnel des tribunaux de commerce etc) la libéralisation du marché juridique destiné à faciliter la concurrence va surtout détruire la fiabilité.

La loi Macron prévoit aussi de transférer la propriété du matériel militaire à des sociétés privées qui le loueront à l’Armée de terre et à la Marine. De même, et surtout, l’État vendra des parts détenues dans des entreprises privatisées pour rembourser la dette. C’est ainsi que la France a été délestée d’entreprises pilotes qui étaient l’honneur du pays.

Lafarge, leader mondial des matériaux de construction cède à HoLstin la totalité des actifs en France, Allemagne,ne, Grande-Bretagne, Canada, Autriche, Hongrie, Serbie, Philippines, Brésil. Le siège social part en Suisse et, fin 2016 les effectifs salariés sont réduits en France de façon drastique. Macron indique dans Les Échos « les motivations sont financières… avec des considérations d’optimisation fiscale…c’est une défaite, mais c’est la vie des affaires » . En 2017 Dupont-Aignan fait remarquer que la banque Rothschild a été la Banque Conseil pour cette transaction.

Alcatel, spécialisé et performant en fabrication et réparation d’équipement de télécom a cédé le site français normand de Eu sous la pression des USA et de l’Europe à Lucent et a confié pour cinq ans ses commandes au nouveau groupe promis à la vente à Nokia. Une centaine de personnes sont ainsi privées d’emploi après d’autres restructurations. De 2013 à fin 2015, ont été vendus ou fermés les sites d’Ormes dans le Loiret, Orvault en Loire-Atlantique, Rennes, Colomiers prés de Toulouse, Vélizy-Villacoublay dans les Yvelines. Dans les Echos, en mai 2016, Macron reconnaît « c’est une questions de souveraineté qui se joue » mais il laisse faire.

SFR alors convoité par Bouygues a été vendu au franco-israélien Drahi (devenu gros soutien de Macron) lequel a réalisé une excellente affaire puisqu’il a engrangé 14 milliards d’euros en six mois. Il faut savoir qu’avant l’arrivée de Macron à Bercy, Drahi, très endetté, faisait l’objet d’un contrôle fiscal. Arnaud Montebourg, son prédécesseur au ministère avait ainsi décrit le groupe Drahi : «  Numéricable a une holding au Luxembourg, son entreprise est cotée à la bourse d’Amsterdam, sa participation personnelle est à Guernesey dans un paradis fiscal de sa majesté la reine d’Angleterre, et lui-même est résident en Suisse ». Sitôt SFR racheté, 5.000 permanents on t été licenciés. La banque Rothschild était chargée du transfert d’actifs.

En poste à Bercy, Macron chapeaute l’ouverture du capital de l’aéroport Toulouse-Blagnac aux chinois de Casil-Europe. Bien que se défendant de privatiser en ne cédant que 49,9 %, il ajoute un pacte secret qui donne à Casil les pleins pouvoirs. Cette entourloupe, véritable déni de transparence démocratique, permet aux chinois d’engranger, un an plus tard, 15 millions d’euros de dividendes ! De même, il cède l’aéroport de Nice à la famille Benetton à l’heure où les investissement devenaient rentables. Car avec Macron, les bénéfices vont au privé et les pertes sont socialisées ! Une petite close pernicieuse dans la charte sera contestée devant les tribunaux car elle entraînait une surtaxe compensatoire pour les usagers. La cession de l’aéroport de Lyon à Vinci a été bouclée en juillet 2016. L’État reste propriétaire des murs, terrains et pistes , et cède 60 % des ses parts pour 35 millions d’euros. Le terme de la concession est 2047 ; or chaque année l’État engrangeait 3 millions d’euros.

Interrogé par Les Échos, le 23/05/16, sur l’état de l’industrie française, Macron reconnaît la nécessité d’ « une politique de souveraineté dans les secteurs… comme la Défense et l’Énergie ». Pourtant Technip, fleuron du secteur para-pétrolier français, spécialisé dans les plates-formes off-shore, les installation à terre et sous-marines a été bradé par l’État alors qu’il était premier actionnaire et s’est laissé léser : FMC technologie, petit groupe américain, avait une valeur bien inférieure à Technip. Afin de donner l’illusion de la création d’un géant mondial et, fiscalité oblige, le siège sera à Londres. Or, l’État français était premier actionnaire du groupe avec la Banque Publique d’Investissement (BPI France) et l’Institut Français du Pétrole. La direction générale, la direction financière et la direction juridique partent à Houston au Texas. Les suppressions d’emplois suivent : 6.000 sur 38.000 salariés. La BPI renonce même à siéger au Conseil d’Administration. Il n’y aura pas de parité. En mai 2016 Macron indique dans les Échos que Technip était leader européen dans le para-pétrolier mais que l’opération « va le consolider ». Les banques qui ont traité cette affaire sont Rothschild et Goldman-Sachs.

Le pire a peut être été atteint avec la vente d’Alstom au groupe américain General Electric car c’est alors l’ensemble de la filière nucléaire française qui a été mise sous contrôle. La France a ainsi perdu sa souveraineté énergétique et militaire dont le renseignement. La maintenance des centrales nucléaires sur le sol français dépend à présent de l’étranger, les USA pour l’instant, mais des secteurs de General electric pourraient être cédés. Nous dépendons aussi des USA pour ce qui concerne la dissuasion nucléaire car ce sont eux qui fournissent les turbines de nos sous-marins. ET tout ça pour un « plat de lentilles » selon Figaro-Vox. La banque-conseil d’Alstom était Rothschild !

Le repérage par satellite appartient à présent à General Electric. Alstom Satellit Tracking System était installé dans 70 pays et équipait nos armées et les entreprises de la Défense et de l’Espace. Alstom comme Safran étaient des entreprises éminemment stratégiques concernant la souveraineté de la France. Or, le 3 mars 2015 le Huffintgton Post publiait sous le titre « Emmanuel Macron accro à la bourse » et se réjouissait de la vente d’actifs de la société Safran par Bercy. Le groupe Safran était spécialisé en aéronautique, défense et renseignement. En février 2013, 3,12 % avaient été cédés ; en novembre 2013, 4,7 % de plus ; et en mars 2015 encore 3,95 % sous prétexte de désendetter la France.

Le 4 avril 2017 lors d’un face à face télévisé, le candidat Dupont-Aignan a reproché au candidat Macron que « la banque Rothschild ait transféré à l’étranger des actifs d’entreprises françaises… Alstom, Alcatel, Lafarge, Technip  alors qu’il était ministre. Macron, par une pirouette refusa de répondre « Je n’ai pas eu à en connaître ». Sachant qu’ Emmanuel Macron conserve des liens avec son ancien employeur, la Banque Rothschild et qu’il y possède toujours des fonds de placements en tant que salarié, il est permis de s’interroger sur sa cupidité ou son incompétence. Y a t-il eu déconstruction volontaire ou traîtrise ? Macron serait il selon le terme d’Aurian Derien « un criminel en col blanc » ?

Tout sauf Macron à Marseille !

Général Christian Piquemal, Richard Roudier, Olivier Roudier à la manœuvre sous l’averse.

 

        Malgré de fortes averses, la Ligue du Midi était présente au Rond-Point du Prado à Marseille pour dénoncer les incohérences et les subterfuges d’Emmanuel Macron, candidat des beaux quartiers à l’élection présidentielle.

        Celui qui a été omni-présent à l’Elysée pendant prés de 4 ans et demi veut nous faire croire qu’il est un “jeune perdreau de l’année” en politique et qu’il propose une rupture avec le pouvoir socialiste omettant de rappeler cette phrase de François Hollande “Macron c’est moi !”.

        Il semblerait que l’échec, reconnu par la plupart des médias, du meeting de Marseille soit le point de départ de l’effritement du candidat, qualifié depuis lors de “ Micron en Marche arrière”. Une salle aux trois quarts vide (2.500 personnes) alors que les premières dépêches d’agences en indiquaient 7 à 10.000; une ambiance morose, des spectateurs qui quittent la salle par grappes au bout de 10 minutes; un discours calqué sur François Hollande encore plus creux qu’à l’accoutumée … et une tentative de faire peuple avec un pathétique “on craint degun” qui faisait penser plus  à Monsieur Brun qu’à un pêcheur du bar de la Marine.

        Preuve de cette dégringolade, plusieurs reportages de médias montrant les spectateurs quittant la salle et d’émissions en plateau (y compris sur des chaines TV de propagande), où le bellâtre se fait dézinguer, ont été supprimés sous un vague prétexte de droits d’auteur qui n’a convaincu personne.

        Une joyeuse ambiance, malgré la pluie, chez les contre-manifestants en présence du général Christian Piquemal, de David van Hemelryck qui organisa un lancer de tomates sur un portrait géant et de plusieurs centaines de chauffeurs de taxi et de leurs véhicules (sirènes et pétards en action).

Affaire Fillon : le tueur s’appelle Macron

        Le ”Pénélopegate”, comme disent les journalistes, l’affaire des emplois supposés fictifs de l’épouse et des enfants de François Fillon, qui risque de l’éliminer du second tour de la présidentielle, peut permettre, contre toute attente, à la gauche de reconquérir l’Élysée, malgré le catastrophique quinquennat de François Hollande. Mais qui veut donc tuer Fillon ? Dans toute enquête, il faut se demander : à qui profite le crime ? Seconde question : qui était le plus apte à le commettre, en envoyant des documents au Canard enchaîné ? Si les deux réponses coïncident, l’enquêteur déduira que le coupable est certainement celui qui correspond aux deux critères. Dans l’affaire Fillon, l’initiateur probable est un certain Emmanuel Macron. Mais il a deux complices : Hollande aidé de son secrétaire Jouyet.

Macron, ancien ministre de l’Économie, était le seul délateur possible.

        Comme le député LR Éric Ciotti l’a remarqué, les révélations du Canard enchaîné sur les salaires et emplois de Mme Pénélope Fillon et des deux enfants du couple pour le Sénat, comme les informations – les fuites – sur les salaires de la précitée à la Revue des Deux Mondes (propriété d’un ami de M. Fillon) ne pouvaient provenir que de Bercy, le ministère de l’Économie et des Finances. En effet cette administration est la seule à posséder toutes les données financières, documents fiscaux et déclarations salariales, dont l’Élysée ne dispose  pas. Or M. Macron a dirigé ce ministère. Quelle coïncidence ! Il était le seul des candidats à la présidentielle à connaître le dossier Fillon de A à Z.

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Triste quinquennat, de l’humidité à l’humilité

Le billet de Franck Buleux

 

        Le 15 mai 2012, depuis quelques heures, François Hollande est désormais le président de tous les Français. Et c’est sous une pluie torrentielle qu’il  remonte les Champs-Élysées après avoir été installé comme 7ème président de la cinquième République française et 24ème président de l’histoire de France.

        Le 1er décembre 2016, en homme d’État humble et conscient de la réalité de son pays, il indique ceci : « Aussi, j’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle ». Et pourtant, lors de la campagne précédant la présidentielle de 2012, n’était-il pas le contraire d’un être humble, notre premier secrétaire du Parti socialiste ?

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