Affaire Ferrand : les questions – le gros doute

 
Le billet de Robert Langlois

Emmanuel MACRON, Président de la République vient de faire parler son Premier Ministre ainsi que le porte parole de son gouvernement pour exposer publiquement sa position dans cette affaire.

La confiance maintenue à FERRAND

        À la question de savoir si le ministre de la Cohésion des territoires peut rester au gouvernement, le Premier ministre a répondu : ‘’Je dis oui, après avoir parfaitement compris, avoir parfaitement conscience de l’exaspération des Français, de leur émotion, de leur agacement.’’

        Pour Édouard Philippe, Richard Ferrand n’a rien commis d’illégal et a fourni des explications suffisantes. En témoigne, selon lui, l’absence de procédures judiciaires. « Un ministre qui serait mis en examen devrait démissionner, il n’y a aucune ambiguïté là-dessus », a déclaré le chef du gouvernement. Échappatoire facile quand on sait que le parquet national financier s’est immédiatement déclaré incompétent et que le procureur de BREST s’est empressé de classer l’affaire dans les 2 heures.

(suite…)

Affaire Ferrand : le coup d’État judiciaire permanent

ferrand

Le billet de Robert Langlois

 

Affaire Ferrand: le coup d’Étatjudiciaire permanent

        Avec MACRON, nous sommes définitivement entrés en post-démocratie, c’est à dire sous la gouvernance de l’oligarchie qui promeut une classe politique corrompue, tout en faisant réguler le jeu politique par les juges. Le comportement de la justice pendant l’élection présidentielle et maintenant dans l’affaire FERRAND en est la démonstration parfaite.
        Pour mémoire on pourra consulter la définition classique de l’État de droit donnée par Wikipédia.
 
Le coup d’État judiciaire permanent, marqueur de la gouvernance de l’oligarchie                                                                                 

        L’entrée en post-démocratie c’est à dire sous la gouvernance de l’oligarchie marque l’inversion de la conception classique de l’État de droit. L’État de droit devient désormais la mise sous tutelle des législateurs et des gouvernants amovibles par les juges inamovibles et, si possible, apatrides comme dans le cas des cours internationales et des juges européens.

        On considérait anciennement que la loi était l’expression de la volonté générale des citoyens et que le bien commun et la morale fondaient le droit. La post-démocratie inverse ce principe : c’est le droit désincarné qui définit maintenant le bien commun et la morale. Ainsi, les juges deviennent des législateurs à part entière. Ce qui n’était autrefois qu’une délégation du pouvoir régalien devient désormais un pouvoir autonome, délié de toute responsabilité face au peuple. Le pouvoir judiciaire dépasse désormais celui des élus et donc du peuple souverain.

(suite…)

MACRON : en marche vers les IIIème et IVème républiques

macron

Le billet de Robert Langlois :

 

       L’affaire FERRAND est particulièrement significative de l’absence totale de morale et de vertu de la classe politique en général et de MACRON et de ses hommes en particulier. Elle marque le retour aux pires mœurs des IIIème et IVème républiques.

 

FERRAND un homme de MACRON

        FERRAND rapporteur de la loi MACRON, macroniste de la première heure, secrétaire général du mouvement ‘’En Marche’’, avant même sa création, est à l’évidence un protégé de MACRON, un homme à lui. S’il est aujourd’hui au gouvernement, c’est uniquement parce que MACRON l’a imposé et pour aucune autre raison.

        Ce que MACRON a fait, ce serait à MACRON de le défaire, mais MACRON s’en fout. MACRON ne s’inscrit pas dans la durée. Il est de passage comme l’étaient les gouvernements des IIIème et IVème républiques.

MACRON l’impuissance du vide

        Quelle est la position de MACRON sur cette affaire d’enrichissement personnel au détriment des adhérents des mutuelles de Bretagne ? Quelle est sa position sur cette affaire qui va entacher son quinquennat ? Rien, zéro, nada ! MACRON est aux abonnés absents. MACRON s’en fout.

        Si MACRON, l’homme du néant, est incapable de régler cette très petite affaire, on se demande alors ce qu’il sera capable de régler pendant son mandat. Rien d’autre que ce que ces commanditaires auront inscrit sur sa feuille de route. Il n’est là que pour ça, tout le reste l’indiffère. Il l’a dit, il ne fait que passer.

(suite…)