Euro : révolver sur la tempe de Marine Le Pen

Le billet de Guillaume Faye

        Cet article a été publié juste avant le 1er tour de l’élection présidentielle; prémonitoire, il est riche d’enseignements pour comprendre les positionnements de Marine Le Pen tout au long de sa campagne (NDLR).

        Et c’est elle qui a armé le barillet : son projet de sortie de l’euro, risque de lui interdire une victoire possible au second tour, en détournant une partie déterminante de son électorat potentiel. Pourtant, déjouant les pronostics, après le lamentable épisode Fillon, qui aurait pu fissurer le ”plafond de verre” empêchant Marine Le Pen de l’emporter au second tour, une promesse de victoire n’était pas impossible. Mais voilà… la gaffe de la sortie de l’euro fait peur.

Le fragile atout de Marine : TSM, ” tout sauf Macron ! ”

        Face à Fillon au second tour, Marine Le Pen perd. Contrairement à la propagande des médias (pro–Macron à 80%), opposée à Macron, elle peut vaincre. Car en cas de duel au second tour Fillon – MLP, cette dernière serait éliminée à coup sûr, tous les électeurs de Macron et des autres candidats de gauche se reportant sur Fillon, selon la discipline du ”front républicain”. En revanche, un second tour Macron–MLP pourrait voir Marine Le Pen l’emporter : parce qu’une partie de l’électorat Fillon  ne voterait pas Macron, l’héritier de Hollande, mais MLP, par hostilité à cet intrigant, perçu comme un imposteur. Défenseur d’idées laxistes pro–immigration, cosmopolites et francophobes snobs, partisan de la ”discrimination positive”, euphémisme pour racisme institutionnel anti–Français de souche, accusant son propre pays de ”crimes contre l’humanité”, silencieux sur le génocide des chrétiens d’Orient, affirmant l’inexistence d’une ”culture française”, le candidat Macron peut ne pas bénéficier d’un report de voix de la droite filloniste face à MLP. Donc, contrairement aux sondages peu crédibles, Marine Le Pen, récoltant une partie de l’électorat Fillon (”tout sauf Macron !”) pourrait  faire un score légèrement supérieur au faux nez de Hollande et …être élue à l’Élysée.

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Désindustrialisation et agriculture en péril ! (1/2)

Carte Europe[1]

(1ère partie)

D’après Fédération 34

 

En France, l’industrie a perdu 1,9 million d’emplois entre 1980 et 2007, soit 36 % de ses effectifs. En 2013, la part de la production manufacturière dans le PIB était de 22,2% en Allemagne et de 11,3% en France. La part de l’industrie dans l’emploi total était de 24,7% en Allemagne et de 17,9% en France. La crise de 2008 a causé une forte baisse de la production industrielle européenne, qui a été en partie compensée depuis, mais dans des proportions très variables : la baisse de la production industrielle entre janvier 2008 et décembre 2014 a été en Allemagne de 1,4 %, et en France de 16,5 %. Comme le disent Gaël Brustier et Jean-Philippe Huelin : « Dans les régions en voie de désindustrialisation, les emplois précaires d’aide-soignante, femme de ménage ou d’assistante maternelle sont d’ailleurs tristement devenus les seules propositions de reclassement faites aux anciennes ouvrières qualifiées et nouvelles « OS du tertiaire« .

La réduction progressive des activités industrielles se traduit par :

  • la diminution du nombre des emplois du secteur secondaire (industrie),
  • par une baisse du poids de ce secteur dans le PIB (Produit Intérieur Brut) au profit du secteur tertiaire (commerce, transport, services marchands et non marchands),
  • l’existence d’un déficit commercial industriel structurel.

Elle se matérialise par :

  •  Un fort taux de progrès technique touchant les processus de production
  • Une délocalisation des activités industrielles dans d’autres pays ou régions à bas salaires,
  • L’automatisation des chaînes de montage,
  •  La disparition de certaines activités industrielles.

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