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Illégitimité du pouvoir macronien

 

L’éditorial de Richard Roudier


Les élections législatives qui viennent de se dérouler ont consacré un rejet massif des élites et des partis politiques. L’abstentionnisme massif prive la majorité MACRON de la légitimité suffisante pour légiférer sur les sujets d’importance. Plus de la moitié du pays n’a plus de représentation à l’Assemblée Nationale. Il en résulte une très grande instabilité du pouvoir et une situation politique sans précédent qui ouvrent un champ politique nouveau et appellent une recomposition de l’opposition patriote, identitaire et enracinée.

Les chiffres, rien que les chiffres ( ministère de l’intérieur )

 

       1er tour :    
Abstention, blancs et nuls     :    52.38 % des inscrits
Votes LREM + MODEM        :    15.39 % des inscrits
       2nd tour :
Abstention, blancs et nuls      :     61,56 % des inscrits
                           

        La coalition LREM + MODEM qui ne représente que 15.39 % des inscrits au premier tour se retrouve à la fin avec 350 députés sur un total de 573 ; soit 61,08 % des sièges. Soit un coefficient multiplicateur de 4.

        Le casting et l’hyper promotion de MACRON par le système, couplés à une loi électorale inique, a  permis un véritable hold-up démocratique pour sauver un régime en phase de décomposition finale. C’est réussi, le pays est coupé en deux et la majorité du peuple n’est plus représentée. Si la majorité parlementaire de MACRON est légale, elle n’a aucune légitimité fondée sur un lien profond avec le pays. Littéralement hors sol, elle est bien trop faible pour pouvoir valablement légiférer sur les sujets d’importance qu’elle proposera.

Le rejet du système définitivement majoritaire dans le pays

       Par son abstention massive volontariste, le pays vient de manifester son attente d’une alternative politique réelle et sérieuse. Ce phénomène est désormais irréversible, il condamne tout réformisme et demande des transformations radicales.

        D’autres part, par sa fragilité, la coalition MACRON ne pourra pas faire face aux bouleversements d’ampleur historique qui s’annoncent et il y a tout lieu de penser que ce pouvoir finira par se retrouver lui même dans de très grandes difficultés, voire en déshérence comme cela s’est déjà vu dans l’Histoire.

Ainsi, se présente, d’ores et déjà à nous, une conjonction qui bouleverse le jeu politique et ouvre un très grand champ de recomposition d’une opposition conforme aux attentes du pays.

Les minorités allogènes hors champ démocratique

        Ces minorités  sont définitivement sorties du jeu électoral. En effet, l’abstention phénoménale dans les départements de la couronne parisienne (70 % en Seine Saint Denis au second tour) et dans certains bureaux de vote autour des grandes métropoles démontre que ces catégories sont définitivement sorties du champ démocratique. On voit ainsi consacrée, la déshérence de ces quartiers et de ces populations qui ne parviennent pas à se canaliser dans le système républicain. C’est le signe d’un décrochage irréversible, et la marque de l’échec de l’intégration républicaine à la française. Malgré les milliards déversés sur ces quartiers par la politique de la ville depuis des décennies, le constat est désormais imparable.

        Il y a là une bombe à retardement dont les premiers effets sont déjà visibles mais dont le principal, dramatique, reste à venir. Des millions de français de papier ne veulent plus être représentés par des partis politiques généralistes, et il n’y aura plus aucun moyen de les faire rentrer dans un pacte national. Le vivre ensemble a fait long feu.

        Ces gens veulent une représentation spécifique à caractère ethnique et religieux. Le vide politique qui s’est ainsi créé ouvre désormais un champ immense à l’islamisme radicalIl n’y aura pas de solution réelle et sérieuse pour le pays sans prise en compte, cette fois-ci radicale, de cette réalité. Face à un tel péril, il faut mettre un terme définitif à l’immigration, aux errements de la politique de la ville et appliquer une politique de très grande fermeté vis à vis de l’islam radical et de ses prosélytes. Enfin, il faut renvoyer là d’où ils viennent tous ceux qui n’ont pas trouvé à s’intégrer. C’est urgentissime et ça ne sera pas fait par MACRON. Bien au contraire.

La France périphérique hors champ démocratique

        Au delà des minorités allogènes dont on vient de parler, c’est essentiellement la FRANCE périphérique qui s’est abstenue. Il s’agit là d’une véritable césure qui consacre le décrochage de plus de la moitié du pays.

        Il n’y aucune chance de voir aboutir les revendications catégorielles de ces populations portées par cette majorité d’arrivistes, uniquement tournée vers l’enrichissement personnel, l’ultra libéralisme sociétal et économique, la jouissance individualiste immédiate libertaire et libertarienne. Travailleurs pauvres, retraités, petits patrons, paysans, artisans, fonctionnaires, familles, chômeurs, habitants des zones de relégation, identitaires et enracinés opposés à la destruction de la France ; tous ces gens sont désormais sans représentants. Il y a là un vide politique jamais vu qui fragilise gravement la cohésion nationale. La France de MACRON, c’est la FRANCE d’une toute petite minorité qui a fini par exclure la majorité.

Des représentants hors-sol

        Quand on regarde le parcours des nouveaux élus de LREM on s’aperçoit que la plupart sont issus du secteur tertiaire et même quaternaire ; c’est à dire de l’économie immatérielle. Nos avions eu la république des profs de gym, nous avons maintenant la république des communicants, des startupers, des gens qui ont tout fait, et finalement jamais rien de bon ni de durable. Cette assemblée de politicards recyclés, d’arrivistes venus de nulle part et de gens de passage n’a rien à voir avec le pays réel qu’elle ne représente pas.

        Comme on vient de le voir, MACRON, déjà lui-même élu sur une supercherie, s’est doté d’une majorité sans rapport avec le pays réel. Celle-ci ne repose que sur 15% du corps électoral ce qui lui ôte toute légitimité pour légiférer sur les sujets d’extrême urgence qui pourtant sont à son agenda.

        L’attelage MACRON ne dispose d’aucun lien profond et durable avec le pays. Tel un bolide dont les liaisons au sol seraient insuffisantes, il sortira très vite de la route.

De très gros risques en vue

Listons tous ces éléments qui forment un cocktail explosif extrêmement dangereux qui dépasse la capacité de “l’artefact MACRON” à y faire face :

– sortie du champ républicain des minorités d’origine immigrée ayant rejeté toutes perspectives politiques conventionnelles
– grosse moitié du pays plus représentée car n’ayant pas trouvé à qui se confier
– rejet de MACRON et de son système par la majorité du corps électoral (abstentionnistes + opposants = 85%)
– absence de légitimité et de lien réel de la majorité parlementaire
– réformes envisagées largement contestées par le corps social

– perspectives de très grands troubles aux plans économique et intérieur…

Nécessité d’une reconstruction politique hors système

        Par le “dégagisme” à l’encontre des principaux partis de gouvernement et des figures ayant exercé le pouvoir, par son abstention massive, le pays vient de manifester son attente d’une alternative politique réelle et sérieuse d’une toute autre nature que celle promue par MACRON qui n’a d’autre but que de finir de dépouiller le pays pour l’abandonner ensuite dans le chaos.

        LA LIGUE DU MIDI se propose dans les prochains mois d’apporter sa contribution à la nécessaire reconstruction métapolitique et politique hors champ ancien et à la mise en place de solutions alternatives contemporaines,  conformes à l’intérêt des français, à leur nature sociale profonde, à leur tradition et à leur identité.
  

Trois élus nationalistes corses vont siéger au Palais Bourbon

D’après Breizh-Info

Les corses semblent cultiver le paradoxe en politique. Le 14 décembre 2015 nationalistes et régionalistes unis l’emportaient pour la première fois au second tour des élections régionales sans toutefois obtenir une majorité absolue avec 24 sièges sur 51. Néanmoins 3 jours après Gilles Siméoni était élu Président exécutif par l’assemblée corse, une victoire historique.

        En avril dernier, au premier tour des élections présidentielles Marine Le Pen arrivait largement en tête à la présidentielle en Corse avec 28% des suffrages. La candidate du Front national obtenait même près 31% de voix à Ajaccio comme à Bastia. Un score étonnant pour un parti qui cultive « sur le  continent » un jacobinisme exacerbé : suppression des régions, hostilité à l’enseignement des langues régionales… et le rejet de toute forme de  communautarisme. Ce résultat paradoxal tient au fait que le FN et Marine Le Pen savent en Corse s’appuyer sur la fibre identitaire et le rejet de l’immigration, un sentiment largement partagé comme l’ont montré les événements de l’été 2016.

        Ainsi lors de sa visite sur l’île de beauté Marine Le Pen, sur fond de drapeau à tête de maure, n’avait  pas ménagé ses efforts de séduction à l’adresse des Corses, annonçant que si elle entrait à l’Élysée, elle organiserait le rapprochement dans l’île des prisonniers corses emprisonnés sur le continent, une revendication de longue date des acteurs locaux. Défendant l’enseignement de la langue corse, Marine Le Pen s’était  engagée en outre à rapatrier les cendres de Napoléon III de Grande-Bretagne en Corse et à interdire tout match de football en France chaque 5 mai, jour anniversaire de la catastrophe du stade de Furiani à Bastia. Son discours se termina par l’hymne corse, le Dio vi salvi regina, dont les paroles avaient été distribuées aux sympathisants et militants. Un tract spécifique présentant les « sept mesures pour la Corse » de la présidente du FN avait même été édité.

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A côté de la République en marche : la colère sourde de la République en panne

colère

Communiqué de la Ligue du Midi

        A côté des Français mobiles, les Français immobiles. Entre les citoyens à l’aise ici et ailleurs, les citoyens en détresse là où ils sont. Les premiers s’expatrient souvent, les seconds ne peuvent pas déménager.

Trop peu d’électeurs pour trop de députés

        La victoire d’Emmanuel Macron repose sur un socle électoral très étroit : 57,36 % d’abstention pour le second tour des élections législatives. Un record ! Une véritable catastrophe démocratique.

        18 millions de Français ont voté ; 28 se sont abstenus. Ces abstentionnistes, au sens propre, ce sont ceux qui ne veulent pas “soutenir la République” et se retiennent de participer à ses procédures. Eux qui se sentent socialement « dans le fossé », se mettent sur le bas-côté.

Les vrais attentes des Français méprisées par les Princes qui nous gouvernent

        Depuis des mois, les médias ont escamoté les demandes politiques des Français au profit de la dénonciation morale de la « classe politique ». L’affaire Pénélope, les costumes, les assistants parlementaires, l’argent public. Une véritable surdité vis-à-vis des aspirations réelles des Français. Les solutions pour « moraliser » les politiques semblaient avoir plus d’importance que celles contre le chômage et l’insécurité.

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Resistència entre en campagne

Resistència
En Pays Catalan, l’identité commence avec une “cargolada” (escargots au grill avec poivre et sel ou aïoli)

        Samedi 15 Avril 2017, Vernet-les Bains. Terre sacrée pour tous les Patriotes où est né le sentiment identitaire Catalan. C’est très naturellement sur cette terre du Conflent, berceau de la nation Catalane, que le mouvement Résistència a décidé lors d’une réunion, d’annoncer sa décision de présenter deux candidats pour les élections législatives à venir sur la deuxième circonscription des Pyrénées-Orientales.

        Ce sont Llorenç Perrié Albanell et Marie Bayle, respectivement candidat et suppléante, qui vont porter le programme des Identitaires Catalans axé sur la revendication d’une Collectivité Territoriale Unique Pays Catalan de même nature que celle qui verra le jour en Corse à l’horizon 2018, et la lutte sans concession contre l’immigration de masse qui détruit jour après jour l’identité du Pays Catalan.

La rupture avec l’administration Centralisatrice et l’exigence du renforcement de l’autonomie

        Dans son discours de présentation, LLorenç Perrié Albanell souligne le caractère inadapté du centralisme Jacobin qui est dans l’incapacité de mettre en œuvre les réponses urgentes aux besoins des Catalans. En effet, la dimension bureaucratique et administrative de la gestion de notre Pays Catalan ne peut plus répondre aux nécessités de notre époque avec pertinence et efficacité. Les logiques bureaucratiques répondent d’abord et avant tout à la préservation des intérêts d’une classe dirigeante endogame au détriment des vrais besoins des populations locales.

        LLorenç Perrié Albanell propose la mise en place d’une véritable politique qui vise à défendre et à promouvoir les particularismes identitaires : apprentissage de la langue Catalane,préférence locale à l’embauche, préférence pour la production agricole locale en direction des établissements publics, politique vigoureuse de soutien de nos productions à l’export, création de zones franches de fiscalité afin de dynamiser les territoires etc.

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