Archives par mot-clé : Corse

Corse: nous sommes tous des Ajacciens !

Bastille[3]

Le billet de Vitus

    Après chaque attentat les Français se consolent comme d’un orage qui les a bien trempés mais qui ne reviendra plus.  Le Poilu qui survivait au carnage d’un assaut qu’il faudrait recommencer le lendemain et le lendemain de ce lendemain encore et puis encore et encore … savait que son histoire finirait mal. Mais il le savait pour le très court terme.

Avec 15 millions de musulmans intra muros qui se reproduisent selon le schéma radicalement opposé au programme d’extermination autochtone du planning familial, le recrutement terroriste est inépuisable. Seuls les « antifachistes » chroniques, héréditaires et pathologiques peuvent encore se distraire de cette certitude qu’ils vont bien crever bientôt des mains d’un mahométan ordinaire.  Cette certitude est telle qu’il suffit de voir dans quels états de délabrement mental hors série “Manu La Tremblote” se met pour s’en persuader. Sans doute pour essayer d’en persuader les autres. Bartolone de son côté, délateur hystérique et « raseur de femmes » raté, a confondu Pécresse et Pécheresse en jetant en l’air le seul mot de tout le vocabulaire français qui mène droit au gibet de Montfaucon : la race ! La putain de la tienne, Bartolone !

On avait connu Churchill, fauteur de guerre né, alcoolique ne souffrant ni l’eau ni les socialistes, opposé tout seul à la classe politicienne d’alors – l’UMPS de l’époque – assidue comme personne au perron d’Adolf pour en revenir rassérénée jusqu’à traiter les Parisiens de « quels cons ! » tellement ça se voyait que la paix proclamait la guerre imminente.  « Vous l’aurez la guerre » qu’il leur disait, sans trop de fioritures, exactement comme parlent Poutine et Marine et Israël, mais vous la perdrez, et votre honneur et votre culotte avec. On se souvient un peu de la suite… Continuer la lecture de Corse: nous sommes tous des Ajacciens !

Déchéance de nationalité : décryptage des calculs sordides d’un despote finissant

Taubira[6]

Par Marc Le Stahler : (Minurme)

    Au Congrès de Versailles, le 16 novembre, Hollande avait annoncé – sous le coup de l’émotion nationale – une mesure pourtant banale (bien que demandée par la Droite depuis longtemps) : la déchéance de nationalité pour les terroristes bi-nationaux nés en France ayant commis un crime terroriste.

 

    Je ne m’étendrai pas sur l’utilité purement gesticulatoire d’une telle loi, qui ne serait éventuellement applicable qu’après une longue peine de prison, et sous réserve que l’autre « patrie » du criminel n’ait pas pris préalablement une décision du même ordre coupant ainsi l’herbe sous le pied à la France. On peut en effet penser qu’aucun pays sensé n’envisagerait avec plaisir d’hériter d’un terroriste condamné en France pour des faits criminels ! La convention de Genève ferait le reste : interdisant l’apatridie, elle obligerait la France à conserver sur son sol le criminel en question après qu’il ait purgé sa peine ! Mais Hollande, fidèle à son habitude de ne gérer que le court-terme – que dis-je : l’immédiateté (en l’occurrence, flatter dans le sens du poil l’opinion publique pour cause sondagière) n’a cure de ce genre d’objection et envisage même d’inscrire cette nouvelle loi dans le marbre constitutionnel. Passons…

 

    Mais il y quand même un « hic », pour les extrémistes gauchistes, communistes, soixante-huitards et autres ennemis déclarés de la France : c’est que cette loi (finalement peu applicable, on vient de le voir) serait un premier coin placé dans le sacro-saint principe du « droit du sol » (cette fameuse règle qui fait « d’un cheval une vache s’il naît dans une étable », selon la citation attribuée à tort semble-t-il à Montesquieu). Continuer la lecture de Déchéance de nationalité : décryptage des calculs sordides d’un despote finissant

Courage, dignité, solidarité : l’exemple du peuple Corse

Sangue Corsu[3]

 

   La nouvelle de l’agression survenue le soir du réveillon sur des pompiers à Ajaccio a aussitôt engendré les foudres de la population. En effet, le 24 au soir, des pompiers se rendent aux Jardins de l’Empereur, un quartier populaire de l’agglomération ajaccienne pour un signalement de feu. Arrivés sur les lieux ils sont pris violemment à partie par des individus cagoulés armés de club de golf. Au lendemain de l’agression l’ambiance devient électrique au sein de la population corse. D’abord un rassemblement de plusieurs centaines de personnes devant la préfecture s’effectue en fin de matinée, puis la population décide de se diriger en direction du quartier en question afin de faire passer un message clair aux auteurs de cette agression: la Corse, ce n’est pas la France. Personne n’a intérêt à installer un climat d’insécurité sous peine de représailles.

   En effet depuis plusieurs années certaines zones urbaines de l’île prennent tout doucement la physionomie de certaines banlieues françaises. Tapage nocturnes, voitures brûlées, vols, incivilités; les corses habitant ces quartiers réalisent que leur environnement rentre peu à peu dans le rang d’une France « ghettoisée », principalement à cause de l’augmentation de populations allogènes reproduisant les ambiances communautaristes de leurs cousins du continent. Une situation insolite en Corse pour des insulaires n’étant pas habitués à devoir se plier devant les comportements intolérables de quelques petits merdeux (dont quelques corses parfois), à la manière des autochtones du continent dépassés par l’ampleur du phénomène.

   Les Jardin de l’Empereur, c’est en quelque sorte un “mini 9-3” à l’échelle insulaire (toutes proportions gardées) et si jusque là nous étions loin du climat infect qui règne en Seine-Saint-Denis, l’agression de vendredi soir, sur des combattants du feu de surcroît, c’est à dire des hommes respectés en Corse pour le courage dont ils font preuve à longueur d’année lors des nombreux incendies estivaux qui défigurent nos paysages, ne pouvait en rester là.

   Depuis quelques jours la victoire des nationaliste corses aux élections régionales a crée une sorte d’électrochoc au sein du peuple corse, et désormais il est déterminé à ne pas laisser passer ce genre d’acte honteux sur son territoire. Dans l’après midi donc, plusieurs centaines de personnes ont investit les lieux aux cris de « on est chez nous », en demandant à ce que leur soit livrés les auteurs de cette agression, devant un cordon de CRS visiblement incapable de contenir la colère des manifestants. Le peuple corse est le vigile de son territoire. La résistance populaire, face à un modèle de société qui n’est pas le notre, a donné le ton sans attendre que la police et les politiques ne se saisissent du problème. Une réaction populaire saine, bénéficiant du soutien des élus corses, directement liée au caractère paysan d’un peuple solidaire face à toute forme d’agressions.

 Sangue Corsu

Plutôt « qu’entendre le message des français”, mieux vaudrait les écouter…

Votez...

Le billet de Rémy Lebard

    Ce qui est insupportable au lendemain des scrutins à deux tours, c’est la mine déconfite d’un certain nombre de camarades lorsqu’on leur annone que le FN n’a conquis qu’une poignée de communes, zéro départements ou zéro régions. On en a même entendu certains, déclarer qu’ils envisageaient de s’installer dans un pays « européen » d’Amérique du sud pour y créer leur propre communauté tel un Little italy ou un China town. Il faut leur rappeler qu’en 1965 Tixier Vignancour n’avait obtenu « que » 5 % à l’élection présidentielle, ce qui était formidable à l’époque, et que le FN avait mis 12 ans pour atteindre en 1984 son premier résultat significatif aux élections européennes. On ne peut que répéter pour les naïfs que -sauf guerre ou révolution- la caractéristique du corps électoral est la stabilité avec une évolution sur le long terme de 0,5 à 1 % par an. Le meilleur exemple étant la lente dégringolade du parti Communiste français, qui aura mis 40 ans pour chuter de 20 points.

    Le problème du Front national pour les élections à deux tours, c’est que ce parti  n’a pas de réserve et qu’il ne veut pas -ou ne peut pas- conclure d’alliance;  à titre d’exemple, 58% des électeurs du parti de Dupont-Aignan se sont reportés au second tour vers les « Républicains ». Il était dit ici, il y a une semaine, que ceci pouvait changer au-delà de 30 % des voix sur l’ensemble du territoire. Par contre, et à l’inverse de ce que prétendent les commentateurs officiels, la mobilisation de second tour bénéficie autant au Front national qu’à ses adversaires sauf situations particulières liées au charisme de chaque candidat (Marion par exemple). Le FN n’a engrangé aucune région, certes, mais il a recueilli pratiquement 7 millions de voix au soir du 13 décembre, score jamais atteint mais encore très éloigné des 18 millions de voix de François Hollande au second tour de la présidentielle de 2012… c’est loin d’être gagné. Continuer la lecture de Plutôt « qu’entendre le message des français”, mieux vaudrait les écouter…