Archives par mot-clé : colère

Désindustrialisation et agriculture en péril ! (2/2)

Agriculture en danger[2]

(2ième partie)

D’après Fédération 34

 

Alors que le nouveau gouvernement vient juste de naître en pleine déchéance, enfin je voulais dire en pleine discussion sur la déchéance de nationalité, et sur la prolongation de l’état d’urgence, l’agriculture crie sa détresse. La mobilisation est suffisamment déterminée pour que le gouvernement prenne peur. Valls lâche du lest ou plutôt repousse le problème. En effet le report des cotisations sociales pour finalement 10% à l’année prochaine ne résout en rien le problème de fond. Pour les agriculteurs, c’est reculer pour mieux sauter. La création d’une commission d’examen des normes qui ne peut aboutir au mieux qu’à la reconduction des seules normes européennes, ne permettra pas non plus de rendre compétitif le prix des produits agricoles. Même en bénéficiant de ce report de cotisations, un calcul simple montre que le prix du lait n’est toujours pas compétitif.

Les importantes subventions publiques n’empêchent pas l’emploi agricole de se réduire rapidement. Mais le « contrat social », qui assure la sécurité alimentaire, repose en effet sur des subventions conséquentes qui ont pourtant pour contrepartie des performances très dégradées, comme l’illustre le ras-le-bol actuel des éleveurs porcins. Pourtant, selon les comptes de l’agriculture 2015 présentés le mois dernier, le revenu moyen par actif à temps plein a progressé de 70 % en termes réels au cours des trois dernières décennies et de 17 % depuis dix ans. Et cela, malgré des fluctuations des prix agricoles devenues très violentes dans un contexte de marchés non régulés. C’est à n’y rien comprendre apparemment. Disons déjà que ce sont surtout les grosses exploitations qui font le plein des subventions. L’essentiel des aides est distribué sur la base du nombre d’hectares exploités, ce qui accroît les rentes foncières, limite l’accès des jeunes à la terre et favorise les investisseurs financiers. Il faut séparer l’agriculture familiale de celle des grosses exploitations. Le satisfecit de la FNSEA, après l’annonce de Valls, n’est pas représentatif de la petite agriculture, comme le Medef n’est pas représentatif de la petite industrie.

Il est important de noter que c’est l’intervention publique qui assure pour l’essentiel un revenu aux producteurs. En 2014, d’après les dernières données du Réseau comptable agricole, le résultat courant avant impôt des 299 000 agriculteurs professionnels a atteint 25 100 euros en moyenne par actif à temps plein.Les aides ont représenté, en moyenne cette année-là, 95 % du résultat courant des exploitations, et plus encore pour nombre de cultures. Cependant ces subventions n’empêchent pas l’emploi agricole de se réduire rapidement : il y avait encore 386 000 exploitations professionnelles en 2000, elles sont un peu moins de 300 000 aujourd’hui. La disparition est vertigineuse. 29% d’entre elles ont déjà disparues et dans 10 ans, à ce rythme, plus de la moitié des exploitations de 2000 n’existeront plus. Ceci explique en partie la hausse des revenus agricoles. La part du gâteau à se partager a augmenté en prix et en volume mais le nombre d’agriculteurs a diminué. Cependant l’augmentation du prix est dû essentiellement à la forte hausse du coût des consommations intermédiaires : carburant, produits de traitement, aliments du bétail…

Continuer la lecture de Désindustrialisation et agriculture en péril ! (2/2)

Corse : la mayonnaise au « Padamalgam » ne prend pas !

Basta[2]

Le Billet de Llorenç Perrié Albanell

   Depuis la victoire des nationalistes corses au soir du second tour des élections régionales, les « padamalgamistes » en prennent pour leur grade. La République jacobine prend la claque identitaire en pleine figure. C’est bien le vote communautaire d’un peuple insoumis qui renvoie le « vivre ensemble républicain » là d’où il n’aurait jamais dû sortir, c’est-à-dire dans les poubelles de l’histoire. En effet la Corse ce n’est pas le continent, Ajaccio ce n’est pas Calais. En quelques heures le peuple corse a réussi à faire ce que les continentaux n’osent plus faire, englués qu’ils sont dans les lois antiracistes, lois en réalité anti-gauloises, anti-européennes. La nuit de Noël deux pompiers et un policier ont été blessés à Ajaccio après être tombés dans une embuscade dans une cité.

 

    Les Corses ont très bien reçu le message du président du SDIS de Corse du Sud, Charles Voglimacci, qui a déclaré dans un communiqué à propos des personnes qui ont agressé les pompiers et policiers : « Ici c’est Ajaccio et nous ne laisserons personne dicter ses propres règles, imposer la peur et s’accaparer un quartier de notre ville. Si cela les indispose, ils sont libres de partir. ». Vous connaissez la suite : plus de six cents personnes se sont réunies le lendemain devant la préfecture pour manifester leur colère. Entre 250 et 300 manifestants sont descendus ensuite dans le quartier en question en scandant « Arabi Fora ! » ( Arabes Dehors ) et « On est chez nous ! ». Une mosquée a été attaquée ainsi que la terrasse d’un kebab.

Continuer la lecture de Corse : la mayonnaise au « Padamalgam » ne prend pas !