Archives par mot-clé : bien-pensance

La Novlangue (Orwell – 1984) : regarder le mal en face

Novlangue

 

Communiqué de la Ligue du Midi


Les médias participent activement à la construction de la réalité, ou à tout le moins, à une certaine forme de réalité. Les médias légitiment la matérialité d’une information, ils la rendent possible et de la sorte, départissent ce qui mérite d’être dit, présenté, exposé, de ce qui ne le mérite pas.

        La médiatisation est une objectivation ; elle en est même le point sacramentel. Elle confère sa dignité au fait qui est érigé ainsi en objet d’information. Littéralement et étymologiquement, informer, du latin « informare », consiste à « donner forme ». Les médias en conséquence, donnent forme et ils contribuent par le pouvoir de dire, de nommer, non seulement à l’existence, mais également à la qualification de cette existence puisqu’ils décident de classer un événement en fonction de grilles de lectures, les fameuses « rubriques ». Ils réinventent une grammaire et un vocabulaire nouveau.

        Les implications de ce processus tout à la fois sélectif et normatif peuvent être politiquement lourdes de conséquences : elles révèlent ce qui est digne de légitimité et désignent la nature d’une information. Combien de faits apparemment divers échappent-ils ainsi à une lecture plus politique ? Cet effet d’éviction résulte d’une mécanique dont la dimension idéologique se dissimule sous l’apparente neutralité de l’information… Or, il n’existe pas de neutralité axiologique dans la production de l’information, pas plus qu’il n’existe une information chimiquement pure de tout préjugé.

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7 mai 2017 : élection de la dernière chance !

dernière

        A quelques heures du verdict des urnes du second tour de la présidentielle, on constate avec très peu de variations le même discours de ces impétrants cadors de la Droite ou ténors de la gauche social-démocrate qui grenouillent tels des crapauds depuis plus d’un quart de siècle dans le marigot politique (et ont endossé pour cette course à l’Élysée les oripeaux des tribuns de la plèbe).

        Ces praticiens de la politique avec beaucoup de démagogie voudraient faire croire au peuple qu’ils ont compris sa colère et qu’après cette énième élection dans la Cinquième République, ils vont exercer cette fois leur fonction d’élu en défenseur des intérêts des classes populaires qui s’appauvrissent sans cesse et s’affaiblissent face aux intérêts de la finance mondiale. Certes si la richesse ne suffit pas à classer un homme aujourd’hui, plus que jamais, la pauvreté le déclasse.

        Cette oligarchie a l’outrecuidance de partir du postulat que le peuple n’a aucune capacité d’orientation politique par un psychisme infantilisé, alors afin d’obtenir les suffrages en retour, la « sacro sainte bien-pensance » dicte ce qui serait bon pour le peuple par ce matraquage médiatique de cris d’orfraie du « tout sauf Marine LE PEN ».

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Sans l’ombre d’un état d’âme : “pour Marine Le Pen” !

présidentielle


Le billet d’Arnaud Beauregard


Cette première partie de campagne présidentielle aura eu la vertu de mettre en évidence l’exécration du peuple de la France périphérique pour cette classe médiatique et politique dominante mais minoritaire.
L’aune des urnes confirme l’implosion des idéologies partisanes dans cette France d’en bas peuplant majoritairement les communes rurales et péri-urbaines qui a placé en tête la contestation populiste.

        Jusqu’à présent, le peuple faisait preuve de complaisances serviles en se cantonnant dans le carcan assigné par la classe dominante du système politique de l’alternance sous des étiquettes interchangeables. Le discrédit des partis politiques se partageant le pouvoir au fil des décennies est apparu considérable car près de sept français sur dix ne font plus confiance ni à la droite ni à la gauche pour gouverner le pays.

       Cette France périphérique où naguère on constatait un clivage opposant l’ouvrier qui votait à gauche tandis que le paysan portait son choix à droite s’est unifiée au travers du rejet du mondialisme économique et “immigrationniste”. Au fil des élections, on constate que de plus en plus d’électeurs affirment le désintérêt, le rejet de la politique, soit par une adhésion au « Parti du Plus à Rien à Foutre » qui se traduit par l’abstention ou le vote blanc soit par l’attrait du vote populiste au travers du « Marinisme », ou encore, comme on vient le constater du « Mélenchonisme ».

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Insécurité et élections : la grande peur de la bien-pensance

Le billet d’Arnaud Beauregard

 

        A en croire les tenants de la bien-pensance, les émeutiers qui s’adonnent depuis quelques jours à des dégradations massives de mobilier urbain, à l’incendie de véhicules, au pillages de commerces, aux attaques de commissariats nous enverraient un message de type politique des plus nobles en dénonçant des pratiques policières considérées comme injustes et violentes.

        Il semblerait que les « Bavures policières » ou « violences illégitimes », ces questions d’écart à la déontologie policière, se multipliant dans les zones de non-droit, seraient le leitmotiv d’une majorité des troupes des forces de Sécurité transformés en guerrier du  Célèbre bataillon sacré de Thèbes ! Les « cow-boys » de la Police seraient devenus avec leur bâton de défense de véritables érastes et ces pauvres jeunes commettant des crimes et délits par exclusion sociale leurs éromènes !!!

        L’incident d’ Aulnay sous bois, tendant à instaurer dans l’opinion publique un doute sur la légitimité de la force publique aura permis de redonner une tribune aux vieux militants du bréviaire de la haine anti-flics. Au nom de la sacro sainte théologie de la lutte contre les discriminations, la gauche xénophile verse son huile frelatée sur les flammes des banlieues en feu. Discours parfaitement démagogiques, consternants de médiocrité roublarde aux méthodes inquisitoriales et discriminatoires que l’on nous sert en boucle au travers de ce redoutable contre-pouvoir de l’armada médiatique prête à se muer en courroie de transmission de la pensée unique. Fantasmagorie de la mainmise sur la police par de ténébreux conspirateurs bruns, brutes épaisses arborant un brassard « bleu marine », de nauséabonds nostalgiques du “régime de Vichy”.

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L’autorité recule partout !

Le Billet d’Arnaud Beauregard

 

        Pour les français, l’insécurité est devenue un fléau sociétal de leur quotidien, crainte renforcée ces derniers mois par un élément du même phénomène d’insécurité qui est l’attentat terroriste. Malgré un état d’urgence, un plan «Vigipirate» qui reste au rouge fixe ou encore une opération Sentinelle, seules armes désuètes du gouvernement, l’observatoire de la délinquance recense près de quatre millions de crimes et délits en 2016 avec une forte augmentation des violences sur les personnes, des homicides et la “dépouille” engendrée par les cambriolages.

        Ces “mesurettes” qui avaient la haute ambition de « terroriser » l’ensemble des délinquants et des terroristes par la peur du gendarme semblent rester sans effet sur la voyoucratie. Le besoin de vivre en sécurité est une forte demande du peuple français parce qu’elle est avant tout un droit naturel et imprescriptible pour nos compatriotes et c’est un devoir pour le politique d’en être garant.

        D’une manière générale, l’insécurité frappe principalement les classes populaires des quartiers de cette France dite « périphérique ». Lieux où pour accéder à leur immeuble, emprunter un ascenseur, les habitants et principalement les « français de souche » et les « immigrés assimilés » doivent se plier aux règles édictées par le caïdat local et subir à longueur de temps des vexations permanentes tels que des crachats, des injures, des menaces et l’angoisse de voir, un soir d’émeute, son véhicule brûlé.

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Contre l’Histoire, contre le Léviathan

Les vœux de José Altémir

 

        En cette année nouvelle où les sirènes du mensonge, de l’illusion et de l’hallucination vont nous offrir l’habituel concert cacophonique, nos vœux -étymologiquement notre volonté- vont dans deux directions ou plutôt la même direction sous deux bannières.
        – Contre l’histoire considérée sous l’angle de la fatalité devant être subie par tous. Cette histoire qui efface les identités, anéantit les peuples, éteint les langues vernaculaires, massifie et abrutit.
        – Contre le Léviathan, incarnation de la barbarie, de la sauvagerie. Celle de la société marchande où l’homme se dissout dans le statut de producteur salarié ou d’inutile assisté, mais toujours, et essentiellement, consommateur.
        Il s’agira donc de continuer à se battre contre les administrateurs des îles du Goulag de la pensée en affrontant, sans peur, l’intimidation dressée contre le débat (la Polémos grecque).
        Il s’agira enfin d’aborder les berges d’une culture annonçant le printemps d’une pensée libre.
        Oui une très bonne année de résistance aux castrats de la bienpensance pour tous et pour chacun de vous.
        « Et vraiment oui, c’est bien le pays natal, le sol de la patrie : ce que tu cherches, cela est proche et vient  à ta rencontre ». Hölderlin 1770-1843 (retour)