En Languedoc, manifestations populaires contre la loi (pseudo) bio éthique

En Languedoc, manifestations populaires contre la loi (pseudo) bio éthique

Le billet de Thierry Lafronde

 

Samedi 30 novembre 2019 à l’appel du collectif « Marchons Enfants », deux manifestations de sensibilisation ont eu lieu dans le département 34.

 

A Béziers un rassemblement (déclaré) devant la mairie a permis à différents intervenants locaux, dont les responsables de l’antenne LMPT, d’expliquer les dangers et absurdités de la loi « bio éthique » En Marche. Du reste l’académie nationale de médecine avait émis un avis défavorable à la veille du vote « play mobil » en première lecture des députés. Cette académie d’experts soulignait les conséquences néfastes en termes d’équilibre psychiatrique et affectif des enfants privés délibérément de père. Une centaine de sympathisants étaient présents à ce rassemblement parmi lesquels le maire Robert Ménard et la député Emmanuelle Ménard toujours en première ligne pour défendre les valeurs traditionnelles et le bon sens.

A Montpellier une manifestation (là aussi déclarée) originale a eu lieu, sous forme de cortège de véhicules bien décorés de drapeaux avec des mots d’ordre clairs « Liberté, Egalité, Paternité » ainsi que ceux désormais légendaires de La Manif Pour Tous et des panneaux rappelant des principales revendications : « PMA sans père, enfant sans repère », « Non à la PMA », « Un enfant n’est pas un droit » … Parti sous bonne escorte de motards de la police nationale et de la gendarmerie, le cortège comportant plusieurs dizaines de véhicules dont certains de La Ligue du Midi a sillonné les abords très fréquentés des zones Odysseum, Richter, Corum, Près d’Arènes, autoroute A 709, pour finir en beauté par un déploiement de banderole et un tractage au carrefour du Grand M. Deux séquences sont à souligner : une opération spectaculaire escargot sur l’A 709 (voir vidéo) et l’animation nocturne au rond-point du Grand M, fusées éclairantes incluses rouges comme la légitime colère.

Ces actions populaires prouvent la capacité de la France périphérique à contester de façon originale et ferme la volonté de déstructurer du gouvernement En Marche.

Prochain RDV : une grande manifestation nationale « Marchons Enfants » à Paris le dimanche 19 janvier 2020, pour amplifier celle très réussie du 6 octobre 2019 et faire pression sur le premier vote du Sénat fin janvier (voir sur le site LMPT 34 les facilités de transport proposées). Autre RDV : voter résolument contre tous les candidats municipaux « En Marche » (ou acoquinés sans étiquette par calcul et prudence).

Si la loi bio éthique en gestation est adoptée, cela doit sonner le glas de « En Marche » et de Macron, comme la loi Taubira a signifié la fin politique du PS et de Hollande.

Le peuple aura bien le dernier mot !

Des villes sous la « pieuvre » en Languedoc (suite et fin)

Des villes sous la « pieuvre » en Languedoc (suite et fin)

Le billet de Daniel pollett

Voici à présent la dernière partie de la présentation du livre de Hubert van den Torren de Montal : « Une région sous la

pieuvre, la franc-maçonnerie aujourd’hui en Languedoc »*, suite et fin des précédents articles cités infra :

 

La franc-maçonnerie audoise

Présents à Carcassonne depuis le XVIIIe siècle, les frangins sont restés longtemps dans la ligne du Grand Orient de France de façon plutôt ésotérique, avant que la concurrente Grande Loge Nationale de France n’implante dans la ville un groupe sans attirance pour l’invisible mais appréciant beaucoup le palpable, aux sens propre et figuré. Il ressort néanmoins que si toutefois les frangins carcassonnais sont là comme ailleurs omniprésents, notamment dans le milieu médical, viticole et de la presse même régionale, leurs activités occultes restent de peu d’envergure.

Les frangins sont aussi historiquement installés à Limoux, paraissant là plutôt intéressés par l’aspect politique et philosophique de leur obédience et faisant peu parler d’eux. En d’autres endroits, ils favorisent les logements sociaux pour lesquels les subventions coulant à flots permettent à l’occasion souvent trouvée quelques financements occultes de partis politiques amis.

NÎMES : le temple souillé par la police !

Considérée comme l’un des berceaux de la franc-maçonnerie française, la ville et sa région ont bien connu plusieurs personnages historiques de l’obédience, dont l’un fut ministre et un autre vice-président du Sénat. Durant l’Occupation et malgré l’interdiction, les Frères nîmois continuèrent à se réunir en un lieu encore secret aujourd’hui ; ils fondèrent un réseau de solidarité intra-maçonnique et un comité d’action soutenant la Résistance. Malgré cela, ils perdirent nombre de leurs effectifs et ne retrouvèrent une influence locale que presque deux décennies après la guerre. Depuis lors, ils ont proliféré à Nîmes au double de la moyenne nationale. Leurs malversations conduisirent à une perquisition policière dans l’un de leurs trois temples nîmois, ainsi qu’à l’exclusion de plusieurs d’entre-eux et à la condamnation d’un sénateur-maire franc-maçon. Depuis lors, les luttes entre loges marquent un sommet dans la concurrence et la rivalité où l’on ne se fait aucun cadeau.

Franc-maçonnerie discrète en Lozère.

Curieusement, l’auteur attribue la naissance de la franc-maçonnerie lozérienne à des fonctionnaires de l’époque napoléonienne instituant un regard du pouvoir impérial sur la vie locale.

Peu de choses à dire pour ce département très rural, d’autant plus qu’à l’inverse de la ville de Nîmes il présente un effectif deux fois moindre que la moyenne nationale.

PERPIGNAN, franc-maçonnerie de frontière

De Perpignan à Barcelone, la côte catalane aux nombreuses stations balnéaires est une aubaine immobilière pour un effectif impressionnant de frangins. Des loges ouvertement dédiées à des connivences affairistes à une forte implantation dans les ex-Renseignements Généraux, les moyens de toutes sortes ne leur manquent pas. C’est pourtant deux d’entre-eux qui soulevèrent jusqu’au Conseil constitutionnel une QPC (Question Prioritaire de Constitutionnalité) concernant la légitimité des tribunaux de commerce -une exception bien française- à propos de l’indépendance, de l’impartialité et de la compétence de leurs membres. On en parle encore dans lesdits tribunaux.

MONTPELLIER, la capitale maçonnique

L’auteur consacre à cette ville plus de pages encore qu’à Béziers. Il faut dire que là se trouve aussi un gros effectif maçonnique implanté dans quasiment tous les domaines de la vie politique et économique, se vantant de recruter de plus en plus de jeunes de tous horizons. Au temps où le maire était aussi président de Région, des fonds publics furent attribués sans vergogne aux frangins, mais durent être rendus sur décision du tribunal administratif, à l’initiative d’une élue d’opposition présidant une association de contribuables. Comme quoi il ne faut jamais désespérer ! L’auteur commente l’affaire par le fait que bien des électeurs ont tendance à préférer un politicien corrompu s’ils le connaissent personnellement. Oh, ça rappellerait une affaire récente du côté de Levallois-Perret… À Montpellier aussi on retrouve des symboles maçonniques dans l’architecture, les logos et les noms de lieux. Les règlements de comptes entre loges ne passent pas inaperçues dans cette ville au pourcentage de frangins par rapport au nombre d’habitants exceptionnellement élevé, ils sont même récemment arrivés jusqu’à l’arbitrage du tribunal administratif ! Autre originalité -pour l’instant : les loges montpelliéraines se pressent de s’ouvrir à la diversité, dont des membres sont placés à des postes importants dans les transports et la santé. Un frangin repenti déclarera que la franc-maçonnerie d’aujourd’hui ne sert plus à rien, est incapable de créer sa propre élite et est constituée d’arrivistes en contradiction totale avec l’essence même de la franc-maçonnerie. Rien que ça ! On trouve aussi parmi les frangins de Montpellier des sortes de « malgré nous », des gens entrés en loge afin de simplement pouvoir exercer leur métier -notamment dans l’immobilier- sans subir continuellement des difficultés calculées les empêchant factuellement de travailler.

Pour en savoir plus, notamment les noms des personnes impliquées citées par l’auteur, ne manquez pas de lire cet intéressant ouvrage. Non seulement vous vous informerez, mais en plus vous aiderez cet auteur courageux qui s’attaque à des pratiques mafieuses et en a été ruiné.

*Une région sous la pieuvre ! La Franc-Maçonnerie aujourd’hui en Languedoc

Hubert van den Torren de Montal

Éditions La Fouine du Midi (Seconde édition, Mars 2015, 365 pages)

Note de l’auteur de l’article :

Un peu plus loin dans les Cévennes, sur la commune d’Avèze, un magasin a récemment été incendié par des « chances pour la France ». Sa reconstruction à l’identique et au même lieu a été interdite par le préfet du Gard, au prétexte que l’endroit est en zone inondable, alors qu’il s’y trouve aussi un supermarché ! De plus, une résidence pour handicapés est actuellement en construction tout près de là, sur la commune de Molières-Cavaillac, plus proche de la rivière et sur un terrain situé plus bas. Une histoire de francs-macs ? Allez savoir…

Des villes sous « la pieuvre » en Languedoc

Des villes sous « la pieuvre » en Languedoc

Le billet de Daniel Pollett

 

 Dans un précédent article, j’avais présenté le livre de Hubert van den Torren de Montal :

« Une région sous la pieuvre, la franc-maçonnerie aujourd’hui en Languedoc », article auquel j’annonçais une suite présentant les différentes villes languedociennes infestées.

La récente nomination à la tête de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme du Grand Maître du Grand Orient de France ne peut que m’encourager à poursuivre, d’autant plus que le Grand Orient, défini comme plutôt à gauche si cela a encore une signification, porte de par son nom une prédisposition islamophile. Voyons donc ces villes dont le livre nous fait découvrir les méandres maçonniques, pour chacune desquelles nous reprenons le titre du chapitre correspondant.

BÉZIERS, la ville la plus maçonnique de France

Lors de la Seconde Guerre mondiale, alors que le gouvernement du maréchal Pétain avait interdit la franc-maçonnerie, la police découvrit dans les locaux de la loge de Béziers un cadavre de fillette desséché et curieusement « travaillé », dont on suppose qu’il servait aux cérémonies initiatiques.

Nous voici déjà dans l’ambiance surréaliste de cette société secrète. Un demi-siècle plus tard il s’effectua un glissement à droite des frangins biterrois, le Grand Orient de France se laissant dépasser par la Grande Loge Nationale de France. Observons qu’ils osent employer le nom de la France pour désigner leurs loges, alors qu’elle est la dernière de leurs préoccupations. De l’union de la gauche à l’actuelle municipalité, il semble difficile de se passer des frangins. Ils sont partout :

Chambre de Commerce, Tribunal de Commerce, Communauté de Communes, châteaux, grands magasins, entreprises travaillant pour les marchés publics, caisses de retraite, maisons de retraite, mutuelles, Office de Tourisme, Palais des Congrès, cliniques, médecine, commerce de boissons, clubs philanthropiques, syndicats viticoles, équipes sportives d’où ils sortent en ayant toute assurance de recyclage une fois la jeunesse et les performances passées. Les professions libérales n’échappent guère à la pieuvre, car ne pas en être, conduit à une sorte de marginalisation volontaire…

L’affaire chaque année renouvelée de la crèche contestée à la mairie de la ville est aussi d’origine maçonnique. Plus curieusement, l’aménagement décoratif de beaucoup de ronds-points est en fait un symbole destiné à marquer le territoire de l’une ou l’autre loge des frangins, tout aussi peu remarquable en ce sens par un non-initié que la grattouille évoquée précédemment (1).

AGDE, la petite ville maçonnique qui monte

La ville ne compte pas moins de quatre loges maçonniques, dont certains frangins ont participé aux constructions de défense allemandes durant l’Occupation, avant de réaliser leur meilleur coup à l’initiative de décideurs biterrois : l’édification du grand complexe naturiste bien connu, à la place de terres viticoles et autres domaines expropriés. Réalisée avec -ou grâce à- plusieurs anomalies immobilières et d’entreprises, ainsi qu’à diverses corruptions locales, l’affaire est juteuse et on y réserve même en permanence des logements pour les frangins naturistes étrangers de passage.

PÉZENAS, traitée comme une Américaine !

En plus de la police, la magistrature et les domaines cités supra, les frangins s’investissent aussi dans les centres commerciaux, notamment dans les petites villes telles que Pézenas. Mais là, de nombreux citoyens dénoncèrent un complot maçonnique et l’affaire échoua, malgré les promesses faramineuses en termes d’emploi, de recettes fiscales pour la ville et une prétendue préservation de la verdure locale. Pourtant, même l’un des rares frangins écologistes avait soutenu le parrain du projet. Mais la pieuvre ne renonce jamais. Ayant échoué ici, elle se rattrapa à Clermont-l’Hérault.

NARBONNE, la ville sœur

Avec 17 franc-maçons pour 1000 habitants -un record- la ville est investie par la pieuvre depuis le XVIIIe siècle. Un frangin démissionnaire la qualifia de « institution de type sectaire » tout en constatant cependant qu’il est plus facile d’en sortir que d’y entrer. Le même précisera que « mon parcours (franc-maçon) débouchait sur une impasse spirituelle ».  Ici, une curieuse attribution de marché public à une jeune entreprise peu expérimentée illustre le pouvoir de la franc-maçonnerie. Elle investit -et aurait même créé- un syndicat « ouvrier » et utilise les réseaux d’un parti politique de gauche. La confusion des genres entre politique et promotion immobilière bat ici des records.

Un célèbre notaire narbonnais, investisseur et président du club de rugby, initia tous les joueurs de l’équipe avant de leur faciliter, comme à Béziers, l’entrée dans une autre vie après le rugby. Des noms bien connus sont cités. Un remerciement sans doute après qu’ils lui eurent servi de prête-nom dans des affaires où il n’avait pas légalement le droit de participer. On voit bien ici que la déontologie professionnelle, le désintéressement associatif et la loi républicaine passent après les intérêts privés et ceux de la franc-maçonnerie. Il existe dans la ville un club de liaison maçonnique auquel certains attribuent un véritable pouvoir de supra-municipalité ! Ici aussi les clubs philanthropiques et le Tribunal de Commerce n’échappent pas à la pieuvre, tout comme elle se chargea de pistonner qui elle voulait pour une affectation locale au temps du service militaire obligatoire. Même l’armée se trouvait alors compromise avec elle.

 

Nous verrons la suite des méfaits de la pieuvre en d’autres villes dans un prochain et dernier article.

Vœux de Richard Roudier à Béziers -à l’assaut du grand débat national-

Vœux de Richard Roudier à Béziers -à l’assaut du grand débat national-

grand débat national

 

Communiqué Ligue du Midi Béziers

Comme il se plait souvent à le souligner, le président de la Ligue du Midi a mené une grande partie de sa vie à Béziers… né au Champ de mars, il suivit les cours en primaire à Diderot, puis au Pic pour la partie collège et enfin à Henri IV pour la partie lycée. Après avoir travaillé dans un cabinet d’avocat de la rue française, il fit ses premières véritables armes professionnelles à la Société Cameron (800 salariés à l’époque), comme attaché de direction, puis à la Chambre de commerce comme directeur du service de la Formation Professionnelle et du Conservatoire National des Arts et Métiers…

C’est devant une assistance nombreuse, dans les salons d’un hôtel situé justement à portée de voix de la Chambre de commerce, qu’il présenta ses vœux : « je vous présente mes vœux pour l’année 2019, sachant que l’année 2018 aura été une année catastrophique pour la France avec la mise en coupe réglée de notre pays, par un gang de malfaisants, qui ne se dissimulent même plus pour se goberger ».

« Heureusement continuait il, cette même année 2018 aura vu, avec l’épisode des Gilets jaunes, surgir un mouvement spontané, populaire, rafraichissant… inconnu depuis le milieu du XXème siècle qui, si nous arrivons à l’épauler devrait générer le meilleur du meilleur… sachant que dans ce type de mouvement, les éléments contradictoires vont de pair : spontanéité et inorganisation, imagination et gâchis, naïveté et calculs divers… « Mais le mouvement des Gilets jaunes, il faut l’accepter d’un seul bloc, tel qu’il est ! ».

Après avoir évoqué les diverses tentatives du pouvoir pour se remettre en selle après l’épisode piteux du retrait de Chantal Jouanno, le président de la Ligue du Midi mettait en garde les participants sur la capacité du pouvoir à récupérer le mouvement ; il faisait référence à la capacité, avec l’aide des médias de propagande à  fédérer un mouvement anti-Gilets jaunes, à mi-chemin entre le parti de l’ordre et le parti de la peur, susceptible de rassembler un tiers de la population française chiffre suffisant pour permettre à Macron d’arriver en tête aux élections européennes, ce qui qui pourrait déboucher sur une dissolution où grâce à l’actuel scrutin uninominal à 2 tours (sans proportionnelle)  Manu Micron pourrait tenter de sortir de l’ornière. « La partie pour le peuple et pour la France -poursuivait l’orateur- est loin d’être gagnée ; il faut redoubler d’effort et de vigueur, endosser son gilet jaune et retourner sur le terrain ».

Richard Roudier faisait un retour en arrière d’une dizaine d’années, où le fameux débat sur l’identité nationale « républicaine » de Sarkozy avait dû être annulé par le pouvoir en raison des prises de paroles musclées de la Ligue dans le débat.

Puis il posait 3 questions en direction des animateurs du grand débat national :

 

  • Peut-on, avec les mêmes politiques pratiquées depuis 40 ans faire beaucoup plus ?

La réponse est non !

  • Peut-on en changeant de politique faire tout de suite beaucoup plus avec un Etat en faillite ?

La réponse est non !

  • Peut-on année après année augmenter considérablement le pouvoir d’achat des français,

La réponse est oui !

 

Voici trois pistes avec des chiffres de cette année :

Le PIB de la France est de 2.200 Milliards d’Euros ; les ponctions fiscales et sociales de plus de 1.000 milliards, les déficits publics de plus de 80 milliards :  Messieurs du gouvernement, VOUS DÉPENSEZ LA MOITIE DE CE QUE NOUS PRODUISONS !

Or,

Premièrement : Selon le rapport parlementaire LAFFINEUR/BRUNEAU, la seule évasion fiscale des grands groupes transnationaux (GAFAM) coûte 60 Milliards : voilà les conséquences de la politique mondialiste au service des très, très riches ……

Deuxièmement : nombre d’économistes et l’association « contribuables associés » chiffrent les gaspillages des dépenses publiques autour de 80 Milliards.

Troisièmement : le coût global de l’immigration était selon le rapport POSOKHOV de 84 milliards en 2013 et de 73 milliards pour 2012 selon le rapport LAULAN. Ces chiffres n’ont pu qu’augmenter depuis … On doit avoisiner aujourd’hui les 100 milliard d’euros

Changer ces trois politiques, c’est stopper le déficit, c’est à dire la dette que nous laissons à nos enfants, c’est moins d’impôts et plus de prestations.

On pourrait réaliser une économie de 240 milliards… et même si on ne réalisait, dans la première année, qu’une économie représentant le tiers de cette somme nous pourrions ramener le déficit annuel de la France à ZÉRO.

Oui, il faut du courage, et se heurter aux puissants : allons chercher l’argent des tricheurs, pas celui des français ; allons chercher l’argent des trafiquants, pas celui des braves gens ; installons des emplois dans notre ville, pas en Chine, au Congo ou au Mexique !

A noter que de nombreux participants intervinrent au cours de cette rencontre pour amener des précisions ou pour faire part de leur expérience personnelle au quotidien.

La soirée se termina par le partage des galettes et des royaumes dans une atmosphère chaleureuse ; les renouvellements et les nouvelles adhésions à la Ligue furent particulièrement nombreux.

Les gilets jaunes à Saint Gilles, Béziers, Bordeaux…

Les gilets jaunes à Saint Gilles, Béziers, Bordeaux…

gilets jaunes Saint Gilles Béziers Bordeaux

 

Ça bloque à Saint Gilles (Paule 30)

 

Samedi 17/11, nous étions 400 manifestants répartis en trois endroits stratégiques de notre commune :
– entrée du pont, 
– sortie de la ville
– Intermarché

Dimanche, c’est le centre commercial NETTO qui a reçu la visite des « gilets jaunes »
Beaucoup de jeunes avec lesquels nous avons eu des contacts intéressants mais aussi des hommes et femmes de tous âges, majoritairement des travailleurs, quelques retraités, des conseillers municipaux venus nous soutenir (élections obligent…)

Tous se plaignent de difficultés de plus en plus grandissantes, de fins de mois de plus en plus difficiles, ils sont obligés de pratiquer le grappillages (1) et quand on en arrive là c’est que la situation n’est pas très brillante)

Pas de violences si ce n’est verbales – très rares – à part 2 intrus, toujours eux, toujours les mêmes qui rouspètent ainsi qu’un individu auquel on a conseillé de retourner dans son pays où il n’aurait surement pas ces inconvénients à supporter.

Lundi, les lieux de rendez-vous évoluent :

c’est à l’autre entrée de la ville, celle allant à Nîmes au Pont de Bache
– station-service route d’Arles,

– Intermarché

L’après-midi nous sommes allés prêter main forte à des camarades :
A Intermarché, on m’a signalé deux ou 3 violences : un véhicule a voulu forcer le barrage,
un autre énervé a sorti un fusil, mais les gendarmes l’ont tout de suite mis hors d’état de nuire.

Il faut reconnaître que nos amis gendarmes nous ont bien soutenus et aidés à garder le cap,
nous avons apprécié.

ET POUR TOUJOURS VIVE LA FRANCE COMBATTANTE

 

Bordeaux : on fait les ponts (François 33)

 

La paisible Bordeaux a été bloquée par les gilet jaunes. Pendant 24h, les révoltés fiscaux ont tenu les 2 principaux ponts de la rocade bordelaise, le Pont d’Aquitaine, au nord, et le pont François Mitterrand au sud. Les principaux péages autoroutiers, Virsac, Saint Selves et plus au sud Marmande étaient investis par des manifestants qui filtraient ou bloquaient la circulation. Et, chose extraordinaire dans une ville qui a plébiscité Macron à la dernière présidentielle, plusieurs milliers de manifestants en jaune sont partis de la place de la République, tout près de la Mairie si macronienne de Juppé, pour défiler, longuement, en passant par la très gauchiste place de la Victoire jusqu’au pont Jacques Chaban Delmas. Un parcours très symbolique, pour des résistants fiscaux que de se diriger vers le Pont Chaban Delmas, grand résistant bordelais, compagnon de la Libération et maire de Bordeaux.

Étonnant ce brusque réveil des aquitains, qui sont, par nature, plutôt modérés. La révolte, était totalement désorganisée mais déterminée. La mobilisation a commencé avant le 17 novembre, par des tours de chauffe sur les péages et des réunions tenues sur des parkings de supermarché, dans des dizaines d’endroit, à l’initiative de personnes totalement inconnues, sans concertation. Elle s’est développée toute la journée du 17, et ne voulait plus s’arrêter. Les points stratégiques, les ponts sur la Garonne, les principaux péages, ont été tenus toute la nuit du 17 au 18. Une solidarité, entre bloqueurs, automobilistes et même avec les forces de l’ordre est apparue. On a vu, à plusieurs endroits, des policiers enlever leur casque et lever leur bouclier… Au matin est arrivée le renfort des routiers. Et surprise, pas que celle des routiers français, mais aussi celle des espagnols, des portugais, des bulgares… Des tracteurs sont venus s’ajouter sur les blocages. On ne circulait plus sur la rocade.

Tard dans la nuit de dimanche soir, les premières racailles sont arrivées. Rodéos de motos, roue arrière etc… Une partie des gilets jaunes s’est alors retirée, ne voulant pas être associés à ces comportements.

Le lundi 20 à 8h, le Préfet a fait charger les nouveaux CRS qui avaient été déployés. Le pont a été investi par la police. Bien que celle-ci ait bloqué l’accès du Pont d’Aquitaine, les gilets jaunes l’ont réinvesti, 3 fois dans la journée. Y a-t-il bienveillance de la police ?

Ce matin, mardi, le Pont d’Aquitaine n’est plus bloqué, ni le Pont Mitterrand. Mais le péage de Virsac est en flamme. L’autoroute de Paris est donc bloquée. Les policiers et l’armée sont déployés pour assurer le contrôle des points de passage.

Mais les gilets jaunes sont déterminés à continuer. Les mots d’ordre sont différents. Vendredi ce sont les dépôts d’essence et les stations-service qui sont visés, et les gilets jaunes participeront au « black friday » sous forme d’un blocage des centres commerciaux.

La révolution de 1789 a commencé sur une question fiscale. Comme le disait un manifestant, Macron ne doit pas oublier qu’en France on a raccourci un roi.

 

A Béziers ville rebelle comme disent certains (Gégé 34)

 

Samedi 17/11, de bonne heure (6 heures) déjà beaucoup de gilets jaunes, ambiance bon enfant. Blocage du péage à Béziers ouest, juste une entrée et une sortie. L’après-midi fermeture complète du péage, même une moto ne passait pas. Toujours l’après-midi, barrage de l’autoroute dans le sens nord-sud, installation de quoi faire ce barrage (arbres morts, pneus, palettes, cônes de chantier, et tout ce qui tombait sous la main. Après environ une heure et demie d’arrêt de la circulation, un gendarme s’approche et nous dit : « le procureur vous donne cinq minutes pour libérer la voie ». Ah bon !! Il peut attendre longtemps ce procureur. Mais dans l’autre sens, sud-nord, on voit au loin des gyrophares, merde alors, les CRS. Mais bon, on ne va pas se barrer comme des lapins. Neufs fourgons et un car de CRS, contre une centaine de gilets jaunes, peut-être plus. Donc gazage en règle (lacrymo, putain ça pique les yeux) mais bon, on en a vu d’autres, et ce n’est pas fini. Quand je suis parti, les collègues avaient déjà constitué un autre barrage un peu plus loin puisque que je voyais les camions de nouveau arrêtés. Rendez-vous demain et les jours suivants. Macro con démission.

J’ajouterai que les gendarmes nous soutenaient, on plaisantait avec eux. La journée de dimanche s’est passée sous la pluie. Deux incidents ont eu lieu, un « caisseux » (automobiliste dans le langage motard) a voulu passer en force, là les gilets jaunes ont occasionné quelques dégâts sur sa bagnole pourtant récente. Un « poids lourd » excédé a aussi voulu passer en force : aucune victime mais le gars « pressé » a passé plus d’une heure avec les gendarmes.

Lundi matin, on est plus nombreux ; barrage filtrant à la sortie de l’autoroute, et au péage, récupération de tous les tickets d’autoroute des gens qui sortaient à Béziers ouest, (environ 400 tickets à midi), donc un certain manque à gagner pour Vinci. J’y retourne demain. Le boulot attendra. Le mouvement doit durer.