L’héroïsme : valeur civilisatrice

héroïsme

Les valeurs héroïques ont évolué tout comme les conceptions de l’humain ou du surhumain au cours de l’Histoire et du temps. Ainsi, de l’héroïsme Grec classique, nous en sommes aujourd’hui à l’anti héros érigé en modèle. Pourtant, des constantes subsistent, cimentant notre imaginaire collectif, notre roman identitaire.


Le héros classique

De l’antiquité et de tout temps, le héros a fait partie de l’histoire humaine. Il était l’homme affrontant de manière désintéressée une situation le mettant en danger de mort. Son courage devant le tragique, en faisait un modèle, voire un demi dieu dont l’exemple se transmettait sous forme narrative de légende, de mythe, d’épopée ou de chanson de geste destinés à ré enchanter le monde. Hannah Arendt décrit l’acte héroïque comme une action s’inscrivant dans la mémoire, transmise de génération en génération, action qui ouvre à un commencement, une ère nouvelle, exemplaire du point de vue de la grandeur de l’homme.
L’héroïsme est fondateur de légende, de roman et d’imaginaire commun, il est fondateur de l’identité d’un peuple. L’Histoire de France a ses héros et ses figures mythiques qui le fondent. L’héroïsme est au cœur de notre identité.
Le héros est toujours la proie d’un combat dans lequel il trouve une occasion de se dépasser, ses vertus sont diverses et même antagonistes. Une vision rationaliste place l’héroïsme dans la maîtrise de soi, l’obéissance vertueuse à une obligation morale contre l’égoïsme et le caractère déréglé des passions, tandis qu’une vision romantique fait du héros un être énergique et passionné, habité par une mission personnelle.

 

Les conditions de l’héroïsme

Or, à l’heure de la « convergences des chaos » selon l’expression de G Faye, la figure du Héros a disparu, et la notion d’héroïsme est totalement dévalorisée. Le fil de la légende et de la mémoire héroïque a été rompu, et casse l’unité nationale, brise les résistances.
Avec le modèle d’Achille, les grecs ont accordé au héros quatre vertus : noblesse, expansion vitale, action créatrice, ardeur généreuse.

  • Noblesse

Pendant toutes les années où, sans le savoir, il est victime du Destin, Œdipe ne saurait être considéré comme un héros. Il ne le devient que lorsqu’il a enfin reconnu la Fatalité qui l’accable et qu’il l’affronte dignement. En ce sens, la lucidité est inséparable de l’héroïsme. Être un héros, c’est affronter la fatalité et ne pas subir le destin. Lucide, le héros a également le « panache » de Cyrano : capable de choisir le chemin des crêtes quand tout invite à se contenter des routes balisées. L’effort, la difficulté plutôt que la faiblesse et le relâchement. Pourtant, le héros est capable de secrètes failles. Il est toujours susceptible d’être ému par des faiblesses qui nous rappellent qu’il ne saurait exister de héros érigés à l’encontre la nature humaine.
Don Juan donne au Pauvre, qu’il n’a pas réussi à corrompre, le Louis d’or ; Valmont s’incline devant la véritable vertu, Achille finit par rendre à Priam éploré, le corps d’Hector parce qu’il pense à son propre père. Être un héros, c’est aussi se laisser émouvoir par les faiblesses de la nature humaine, c’est rester humain.

  • Expansion vitale

Il y a toujours, dans la figure du héros, quelque chose de lumineux, de rayonnant. Il se révèle au monde par des exploits éclatants qu’il doit à la fougue de sa jeunesse ou à la force de son âme, à sa conviction, à sa volonté. Si le héros est souvent le sauveur de tout un peuple, il est aussi guetté par l’ivresse de sa puissance et la démesure de sa mégalomanie. En ce sens, l’orgueil d’Achille est sévèrement puni par la mort du « double » Patrocle, qui le rend à sa mission et lui fait accepter sa propre mort. Le héros doit se garder de la griserie de la toute puissance, savoir qu’il n’est pas invincible, rester dans une dimension humaine.

  • Action créatrice

Le héros de la mythologie grecque concourt à l’œuvre de Zeus pour réguler le chaos et soumettre la puissance à l’ordre ; il est associé à l’action créatrice. Le héros humain est celui qui exerce un véritable appel. Il concourt à l’action créatrice en maintenant, ou en rétablissant l’harmonie contre le chaos et la barbarie. Il nous entraîne par son exemple à concourir à la régulation des forces qui nuisent à l’harmonie du monde. Les héros comme les saints laissent des imitateurs, ils entraînent derrière eux les foules. Pourtant, ils ne demandent rien. Seule la valeur créatrice de leur action suffit. Ils n’ont pas besoin d’exhorter ; leur existence est un appel, une preuve, un modèle. D’où leur vient cette force ? Exemplarité, dévouement, don de soi, esprit de sacrifice, charité. « Le capitaine du navire se reconnaît dans la tempête, l’athlète dans la course, le général dans la bataille, et le héros, le magnanime se reconnaît dans le malheur ».

  • Ardeur généreuse

Platon fait observer que la racine du mot héros (hêrôs) est de la même origine que celle qui désigne l’amour (êrôs). Ainsi, nous narre t‘il l’histoire d’Alceste, fille de Pélias, qui consentit à mourir pour son époux. L’héroïsme est geste d’amour, ce qui explique qu’il se manifeste si souvent par le sacrifice. C’est celui des lanceurs d’alerte et des héros du combat patriotique qui se sont vus affrontés aux institutions, notamment judiciaires, lesquelles, au lieu de les soutenir les ont rudement rudement meurtris. Car, il ne saurait être question d’héroïsme sans cette volonté d’être fidèle à soi-même en dépit de tout, et de fuir les mangeoires où se repait le gros du troupeau. L’ardeur généreuse, c’est privilégier le bien commun plutôt que son intérêt propre. C’est parfois souffrir, mais refuser de subir.

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L’anti-héros

L’époque post moderne a consacré la figure de l’anti-héros et de l’acte gratuit (Dostoïevski, Gide, Sartre, Camus…) , petit homme sans grandeur ni noblesse ni même dignité. De son côté, Hannah Arendt indique que le règne du social entraîne « la dégradation du monde commun et le dépérissement de la capacité d’agir ». Impuissance, manque de volonté, lâcheté, irresponsabilité personnelle, régression infantile d’immatures jamais devenus adultes ; le « loser », le « Tanguy », le « nul » sont désormais les modèles promus. Est-ce l’effet des guerres mondiales tellement dévastatrices qu’elles ont amené à douter de la possibilité d’influer, maîtriser le monde ? Serait-ce plutôt l’hyper satisfaction de tous les besoins permise par la société de consommation qui a tué l’envie, l’élan vital, le besoin de reconnaissance ? Serait-ce, comme le signale Francis Fukuyama, que l’entrée dans l’ère de la démocratie libérale acte la disparition de l’héroïsme, « lutte pour la reconnaissance » qui exige audace, courage et imagination, pour le remplacer par le calcul économique et technique ? L’anti-héros contemporain est un être sans certitude, veule et bas, tellement ordinaire et incapable de dépassement qu’aucune situation ne peut le sortir de sa médiocrité. Il est le symbole d’une civilisation décadente. Depuis 1968, il a été, hélas, érigé en modèle pour toutes les générations qui ont suivi.


L’inversion des valeurs

Le comble du nihilisme de l’époque nous est fourni en contrepoint par la définition du soldat -applicable au héros- dans la récente Encyclopédie anarchiste, laquelle indique que « risquer sa vie pour pouvoir tuer, mourir pour la patrie est un signe de bestialité, crime, inconscience, bref, c’est le fait de cesser d’appartenir à l’humanité. L’acte héroïque ne serait le fait que de fous, fourbes, ou criminels » ! Voilà le triste fond de la condition humaine où l’homme d’aujourd’hui s’enfonce !

La plupart des Français n’ont plus aucune connaissance ni du roman, ni de l’héroïsme national. Pourtant face au retour du tragique dans l’Histoire seuls les saints et les héros pourront sauver le pays : « Malheureux le pays qui n’a pas de héros ! » – « Malheureux le pays qui a besoin de héros. » (Bertolt Brecht – la vie de Galilée).

De nos jours, le surgissement du tragique dans nos vies personnelles va obliger à retrouver un héroïsme pratique, non idéalisé. Nous allons tous devoir retrouver le sens des valeurs précitées… Chacun à sa mesure, en fonction de ses forces et de ses moyens. Si tout le monde n’est pas capable d’un héroïsme grandiose destiné à entrer dans les livres d’histoire, chacun peut se dépasser et s’élever, ne fut-ce que vers un héroïsme modeste, anonyme, domestique, partagé par tous ceux qui entendent ne pas plier l’échine.

Car, l’héroïsme ne se décide pas, ne s’apprend pas, ne se commande pas, il se manifeste, Il surgit quand on mesure que ce que l’on risque de perdre vaut plus que soi-même. L’héroïsme est le résultat de l’entrechoquement d’une personnalité inachevée, naturellement peureuse et paresseuse, et d’une âme victorieuse qui la transcende.


Les lanceurs d’alerte sont les devanciers du combat qui s’annonce.

 

L’esthétisme


Domaine soigneusement évité par les media, donc ignoré du grand public, l’ esthétisme représente en réalité la pierre angulaire de notre futur postmoderne. Le totalitarisme marchand nous ayant forcé à subir, des décennies durant, les agressions permanentes de la laideur à tous les niveaux de notre environnement quotidien, il devient urgent de prendre conscience que la passivité dont on a fait preuve durant trop longtemps en acquiesçant ingénument aux chants des sirènes modernistes, nous mettra probablement en situation de devoir payer un prix très lourd. A l’heure où, à ces Assises de l’Enracinement, ne peuvent plus être opposés que les concepts obsolètes qui ont largement démontré leur inefficacité dans le passé, nous devons en profiter pour faire redécouvrir d’urgence l’importance majeure que représente l’ esthétisme dans la perspective de la construction d’un futur de qualité.

Le beau, le bien, et le vrai, inséparables clés du monde auquel nous aspirons

Dès l’instant où, comme aujourd’hui, commence à se manifester, même timidement, un besoin de transcendance encore solidement niché dans l’inconscient collectif des peuples, nous avons pour priorité de définir un véritable projet pédagogique enchanteur concernant l’ esthétisme, reprenant les grandes lignes des rapports existants entre le microcosmos, l’homme, et le macrocosmos, l’univers, dont la sublime beauté nous oblige à agir en véritables acteurs du refaçonnement du monde. Cette relation organique, déjà actée par les lois naturelles, et dont il nous appartient de faire découvrir l’importance, devra avoir pour conséquence de transformer un besoin encore confus, mais bien réel, en une nécessité rigoureusement indispensable à notre quotidien. L’accommodement à la laideur, avec laquelle nous pactisons à la condition qu’elle soit stylisée, n’est plus depuis longtemps la quête du Beau et du Vrai, mais celle du Nouveau à tout prix, tant est grande la crainte d’être dépassé ! Nous sommes en présence d’une véritable maladie psychique affectant notre civilisation.

Redécouvrir l’intégralité des capacités créatrices de l’homme, et ses effets auto-réalisateurs

La poursuite d’un objectif tel que la beauté mobilisant une attention de tous les instants, donc une volonté farouche d’en appliquer les règles à toutes les facettes de notre environnement, représente un effort initial important nécessitant un regroupement de toutes les forces disponibles. Concomitamment aux transformations sociétales provoquées par un retour forcé vers le réel, et qui, de ce fait, offriront un cadre idéal à une reprise en compte de l’ esthétisme, les premières réussites, exposées à la vue des foules, produiront déjà un effet d’entraînement qui se multipliera dans le temps, allégeant d’autant le travail de mise en application.

L’ esthétisme, un défi anthropologique majeur

Dans cette quête incessante, la beauté du corps humain, toujours aussi éloignée, quoi qu’on en dise, du standard fixé par les maîtres de la sculpture antique auquel elle devra impérativement essayer de tendre, nécessite la définition d’un espace culturel dédié à la recherche spécifique des interactions qui s’établissent entre l’être humain et son environnement naturel et architectural. Une telle approche globale, tant scientifique que spirituelle, pourrait, dès qu’elle aura porté ses fruits, donner naissance à un corpus didactique réapprenant à chacun que l’harmonie souhaitable à toute société humaine ne saurait se passer de la beauté.

La dégénérescence de l’art :

Le vagin de la reine dans les jardins de Versailles

 

Le "plug anal" de Mc Carthy place Vendôme

 

Pile d'étrons à Hong-Kong

 

Le penseur de Rodin...

 

...et sa version aujourd'hui: "Our Body à corps ouvert" (véritable cadavre...)

 

Laïcité : fin de la neutralité religieuse ?

laïcitéPlus de 2000 ans d’histoire et bien plus de préhistoire, nous ont tout fait connaître. Notre pays s’est construit dans le conflit, dans les guerres féodales, les invasions barbares, les guerres de religions, les guerres étrangères avec tous nos voisins, les guerres civiles, les révolutions, les guerres coloniales. Il a donc fallu des siècles d’épopées, de coups d’épées, de massacres, pour en arriver au pré carré et à la stabilisation de nos frontières. Il aura fallu réduire les minorités, soumettre les peuples vernaculaires, faire disparaître leurs langues, pour parvenir à unifier la nôtre et enfin pacifier notre société pour la faire entrer dans la modernité. Hormis la pax romana qui a duré 5 siècles, rares et courtes ont été les périodes de paix en France. La terre de France est maculée du sang des victimes de son unification et de sa pacification. La courte période de modernité ‘’heureuse’’ qu’on a connue dans l’immédiat après guerre est dépassée, la post modernité l’a déconstruite et nous a laissés sans idéal, sans identité, sans repères et maintenant sans frontières, c’est à dire sans aucune protection.

Au plan intérieur, la Loi de 1905 de séparation de l’Église et de l’État a été une étape décisive qui a introduit le concept spécifiquement et uniquement français de laïcité. Si ce concept si original pouvait s’appliquer dans le cas des religions bridées par le décalogue (tu ne tueras point) et donc susceptibles d’entendre raison, il est totalement impuissant face à l’Islam qui est une théocratie, une religion de soumission de tout ce qui n’est pas mahométan, un mode de vie basé sur la guerre et la conquête, in susceptible de raison, la réflexion étant interdite, qui prône le meurtre rituel comme un moyen d’accès au paradis.

Il n’est pas besoin d’être bien savant pour comprendre que l’équilibre ancien était extrêmement ténu. Pourtant, la submersion migratoire, notamment par sa composante musulmane et subsaharienne a atteint une ampleur gigantesque. Avoir voulu à toute force imposer des modifications aussi profondes de l’équilibre ethnique et religieux de notre peuple ne peut que conduire à des catastrophes dont nul ne mesure ni l’ampleur ni la durée. Cependant, tout le monde pressent bien qu’elles sont imminentes pour ne pas dire déjà échues, pour le moment encore à basse intensité. Jusqu’ici, notre peuple est resté en état de sidération, complètement tétanisé par ce qui s’annonce. Seuls quelques devanciers sonnent le tocsin mais leur voix est encore couverte par la saturation médiatique.

Cependant, l’évidence devient aveuglante. Il n’est pas un seul jour sans qu’une exaction ne soit commise par un fanatique islamiste, quand ce n’est pas un attentat de masse en attendant le très grand ensanglantement qui nous est promis. Une guerre de religion inouïe se prépare partout en Europe. Les gouvernements le savent parfaitement qui tentent de retarder l’échéance en réprimant sauvagement toute dénonciation du phénomène, en fait toute opposition à cette religion guerrière. En revanche, ils lui permettent tout, en espérant que rien ne se passe. ‘’Surtout ne pas ajouter d’huile sur le feu’’. C’est une politique d’immatures indignes d’assumer les fonctions qui leur sont confiées.

C’est donc un nouvel épisode de guerre de religion qui s’est ouvert, et si le concept de laïcité a été impuissant à prévenir et encore moins à l’endiguer, c’est que la religion suprémaciste des droits de l’homme l’annule.

                Est il possible de considérer l’Islam comme une religion à parité avec les autres ; La neutralité religieuse est elle possible face à l’Islam ; le concept de laïcité est il aujourd’hui dépassé ?

Ligue du Midi

Pour une politique de Civilisation : un enracinement dynamique

C’est dans son cours sur Héraclite que Martin Heidegger déclare en 1943 : « La planète est en flamme ». L’essence de l’homme est sortie de ses gonds. Une fois l’homme érigé en « gardien de l’étant » et dominateur de la terre, on entre dans une logique qui conduira peu à peu à l’abolition de la raison objective, celle qui est encore fondée sur un idéal (la République, le Progrès, les Droits de l’homme), au profit de la raison instrumentale.

L’homme moderne innove sans cesse mais, désormais, sans savoir pourquoi ni en vue de quoi, en vertu de quelle finalité plus haute, si bien qu’il est devenu le « fonctionnaire de la technique » selon la formule qu’on trouve dans les Chemins qui ne mènent nulle part.

La question que pose la Ligue du Midi et qui se manifeste par la crise de l’idéologie du progrès est de savoir si ce progrès technique dé-finalisé, si ce « procés sans sujet » comme disait dans le même sens Althusser à propos du capitalisme, apporte véritablement liberté et bonheur.

Si le monde nous échappe, si l’Histoire n’a plus de sens, ni de grand dessein en perspective, alors se pose la question cruciale de savoir comment reprendre la main sur ce monde qui paraît nous échapper .

« Les Hommes sont sans racines ». Parce que le déracinement cartésien fait en permanence table rase du passé, La Ligue du Midi a pour ambition de contrecarrer la déréliction du monde, son effondrement dans l’affairisme et le productivisme planifié.

Un enracinement dynamique * :
le commencement se tient devant nous

Le recommencement qui est le nôtre n’est pas un retour en arrière vers un passé connu, mais un projet qui surgit, par notre volonté, devant nous.

La splendeur et la grandeur de cette ré-appropriation, nous la comprenons pleinement si nous portons en nous le sang-froid profond et vaste que l’antique sagesse grecque a exprimé par cette parole « Toute grandeur est dans l’assaut ».

La lutte pour « le règne de la terre » est désormais seule susceptible de fonder de nouvelles tables de valeurs et de redonner un sens sacré à l’existence de la conscience. La conscience humaine comme partie in détachable de la nature.

Nous avons perdu l’émerveillement. De Homère et Virgile jusqu’à la naissance du moteur, il nous habitait. Mais depuis, nous avons changé de civilisation. Pendant toute la durée de leur vie, certains individus n’auront vécu que dans le béton, le bitume, le gaz carbonique. Des saisons, ils ne connaîtront que les feuilles qui tombent des quelques arbres qui restent dans la rue.

Il s’agit d’une rupture anthropologique et ontologique : la fin des campagnes, la mort des provinces et de la paysannerie au profit d’une hyper cérébralisation.

Les Assises que la Ligue du Midi organisent ont pour thème : l’ Enracinement , pour une politique de Civilisation. C’est de ré-enchantement du monde dont il s’agit. Sur notre chemin, nous sommes guidés par une lumière, celle du matin.

C’est un peuple, nos racines, qu’il convient de « pro-duire », et non pas une nouvelle technologie.

Ligue du Midi

 

* Michel MaffesoliPresses Universitaires de Lille, 1978.

Les Assises de l’enracinement

En préparation de cette journée, nous publions tout au long du mois d’octobre une série de textes courts. Ils exposent nos points de vue, le sens de notre action et les valeurs positives que nous entendons promouvoir :

 

Pour une politique de civilisation : survol

Pour une politique de civilisation : un enracinement dynamique

Laïcité particularisme français – Fin de la neutralité religieuse ?

L’esthétisme

L’héroïsme civilisateur

La Subsidiarité, réponse à l’idéologie mondialiste

Primauté de l’Homme sur l’économie

Régionalisme – territorialité – proximité.

 

DES AILES POUR L’AVENIR

Pour une politique de civilisation : survol

 

Le dimanche 29 octobre 2017 se tiendront à la Grande Motte, les premières assises pour une politique de l’enracinement organisées par la LIGUE DU MIDI.

 

Deux séries de thèmes y seront abordées :

 

  • Des valeurs à transmettre
  • Des pistes et perspectives pour l’avenir.

enracinement

En préparation de ce rendez-vous nous allons développer sur notre blog ‘’liguedumidi.com’’, point par point,  les sujets principaux qui seront à l’ordre du jour de ces assises. Une série d’article sera publiée qui abordera chaque sujet en détail. Nous y exposerons notre point de vue et les valeurs positives que nous entendons promouvoir.

Cela permettra à chacun : les invités qui animeront cette journée, les participants, nos lecteurs, nos supporters ; mais aussi nos adversaires de connaître notre point de vue et le sens de notre action.

Nous comptons inscrire cette démarche dans la durée. Nous espérons qu’elle ouvrira un débat parmi les intellectuels, les leaders naturels dans la société et qu’il en résultera un écho auprès de la partie de notre peuple qui se trouve en déshérence idéologique et en recherche d’idéal et de raisons.

 

Valeurs à transmettre

Elles se fondent sur le constat d’une fin de cycle, celui de la décomposition finale de la modernité, du système libéral et de l’organisation politique qui leur correspondait. Elles se fondent également sur l’absence totale d’alternative réelle et sérieuse parmi les forces politiques présentes dans le champ visible. (celui filtré par les médias).

Pourtant le pays demande non pas de simples réformes mais un bouleversement métapolitique de très grande ampleur pour se replacer en regard du logos universel.

Le pays est en attente de recomposition sociale et culturelle et de reconstruction de son identité. Le pays est en attente de la résurgence de ses racines profondes en conformité avec les nécessités contemporaines.

Le système actuel n’est plus réformable, le réformisme est condamné. Le vide idéologique présent offre une opportunité historique de s’emparer du champ des idées et de promouvoir les concepts qui permettront le renouveau.

Cette démarche dépasse la seule LIGUE DU MIDI. Toutes les forces animées de raisons loyales et sincères ont vocation à s’y joindre ; sans exclusives liées au passé. Nous en sommes encore aux premiers ruissellements des idées nouvelles et donc, la grande rencontre que nous ouvrons a vocation à s’inscrire dans la durée pour permettre le grossissement et la convergence des flux.

Des valeurs positives

Si nous ne dénions pas les enseignements de l’Histoire et si nous savons les lire et les interpréter, seul l’avenir nous importe. Pour nous, les querelles nostalgiques liées au passé n’ont pas lieu d’être. Un consensus s’est fait sur l’interprétation de l’Histoire. Qu’on y souscrive ou non, il n’y a pas lieu d’y revenir dans le débat public. Pour nous, ce sujet est définitivement clos.

Nous affirmons que la France n’a aucune vocation impériale ni d’ingérence. Nous ne portons aucun jugement de valeur sur aucun peuple ou religion et nous n’entendons pas promouvoir un modèle universel ni nous poser en arbitre du bien et du mal. Nous sommes contre l’ingérence et pour le droit des peuples à disposer d’eux mêmes. Nous considérons que chacun est bien fondé à défendre ses intérêts propres et à s’organiser chez lui comme il l’entend. Les aspirations des autres peuples ne nous gênent pas tant qu’elles ne portent pas atteinte à notre intégrité. Chacun a droit à sa différence, à son originalité et à vivre selon ses propres conceptions sur le territoire qui est le sien.

Nous considérons en revanche que toutes les cultures, tous les modes de vie et toutes les religions ne sont pas nécessairement compatibles avec les nôtres et que nous disposons d’un droit imprescriptible de nous protéger des invasions, des guerres commerciales, du prosélytisme politique ou religieux d’autres peuples, d’autres cultures ou d’autres religions. Enfin, nous considérons que chaque peuple a le droit de choisir qui peut venir s’installer chez lui et avec qui il entend commercer.

Pour nous, l’usure et la surexploitation du fond naturel, de la terre, de l’air et de l’eau ne peuvent plus durer. C’est donc tout le modèle de production et de consommation qui doit être remis en cause dans une recherche de durabilité et de remise au travail de tous.

Nous considérons d’autre part que contrairement aux modèles matérialistes qui nous sont imposés, notre peuple a besoin d’idéal. Ce ne sont ni les managers, ni les startupers, ni les communicants, ni les porteurs de Rolex où ceux qui semblent avoir réussi qui sauveront le pays.

Le pays a besoin de saints et de héros, de poètes et de visionnaires. Regardez les noms propres  figurant dans le dictionnaire, combien de managers, combien de parvenus, combien de milliardaires ?

Voici donc les grands thèmes qui seront abordés lors de ces assises :

Des valeurs à transmettre

  • Enracinement, identité, sens de la vie.
  • Laïcité spécificité française, fin de la neutralité religieuse ?
  • Sens de la mesure, limite à l’exercice de la puissance.
  • Accomplissement, esthétisme.
  • Héroïsme.

Des pistes et perspectives pour l’avenir.

  • Préservation de nos mœurs et coutumes.
  • Localisme, revivre avec la nature.
  • Ècosophie, limites à l’anthropocentrisme.
  • Primauté de l’Homme sur l’économie.
  • Des ailes pour l’avenir.

«L’enracinement est peut-être le besoin le plus important et le plus méconnu de l’âme humaine. C’est un des plus difficiles à définir. Un être humain a une racine par sa participation réelle, active et naturelle à l’existence d’une collectivité qui conserve vivants certains trésors du passé et certains pressentiments d’avenir. Participation naturelle, c’est-à-dire amenée automatiquement par le lieu, la naissance, la profession, l’entourage. Chaque être humain a besoin d’avoir de multiples racines. Il a besoin de recevoir la presque totalité de sa vie morale, intellectuelle, spirituelle, par l’intermédiaire des milieux dont il fait naturellement partie».