Laïcité : fin de la neutralité religieuse ?

laïcitéPlus de 2000 ans d’histoire et bien plus de préhistoire, nous ont tout fait connaître. Notre pays s’est construit dans le conflit, dans les guerres féodales, les invasions barbares, les guerres de religions, les guerres étrangères avec tous nos voisins, les guerres civiles, les révolutions, les guerres coloniales. Il a donc fallu des siècles d’épopées, de coups d’épées, de massacres, pour en arriver au pré carré et à la stabilisation de nos frontières. Il aura fallu réduire les minorités, soumettre les peuples vernaculaires, faire disparaître leurs langues, pour parvenir à unifier la nôtre et enfin pacifier notre société pour la faire entrer dans la modernité. Hormis la pax romana qui a duré 5 siècles, rares et courtes ont été les périodes de paix en France. La terre de France est maculée du sang des victimes de son unification et de sa pacification. La courte période de modernité ‘’heureuse’’ qu’on a connue dans l’immédiat après guerre est dépassée, la post modernité l’a déconstruite et nous a laissés sans idéal, sans identité, sans repères et maintenant sans frontières, c’est à dire sans aucune protection.

Au plan intérieur, la Loi de 1905 de séparation de l’Église et de l’État a été une étape décisive qui a introduit le concept spécifiquement et uniquement français de laïcité. Si ce concept si original pouvait s’appliquer dans le cas des religions bridées par le décalogue (tu ne tueras point) et donc susceptibles d’entendre raison, il est totalement impuissant face à l’Islam qui est une théocratie, une religion de soumission de tout ce qui n’est pas mahométan, un mode de vie basé sur la guerre et la conquête, in susceptible de raison, la réflexion étant interdite, qui prône le meurtre rituel comme un moyen d’accès au paradis.

Il n’est pas besoin d’être bien savant pour comprendre que l’équilibre ancien était extrêmement ténu. Pourtant, la submersion migratoire, notamment par sa composante musulmane et subsaharienne a atteint une ampleur gigantesque. Avoir voulu à toute force imposer des modifications aussi profondes de l’équilibre ethnique et religieux de notre peuple ne peut que conduire à des catastrophes dont nul ne mesure ni l’ampleur ni la durée. Cependant, tout le monde pressent bien qu’elles sont imminentes pour ne pas dire déjà échues, pour le moment encore à basse intensité. Jusqu’ici, notre peuple est resté en état de sidération, complètement tétanisé par ce qui s’annonce. Seuls quelques devanciers sonnent le tocsin mais leur voix est encore couverte par la saturation médiatique.

Cependant, l’évidence devient aveuglante. Il n’est pas un seul jour sans qu’une exaction ne soit commise par un fanatique islamiste, quand ce n’est pas un attentat de masse en attendant le très grand ensanglantement qui nous est promis. Une guerre de religion inouïe se prépare partout en Europe. Les gouvernements le savent parfaitement qui tentent de retarder l’échéance en réprimant sauvagement toute dénonciation du phénomène, en fait toute opposition à cette religion guerrière. En revanche, ils lui permettent tout, en espérant que rien ne se passe. ‘’Surtout ne pas ajouter d’huile sur le feu’’. C’est une politique d’immatures indignes d’assumer les fonctions qui leur sont confiées.

C’est donc un nouvel épisode de guerre de religion qui s’est ouvert, et si le concept de laïcité a été impuissant à prévenir et encore moins à l’endiguer, c’est que la religion suprémaciste des droits de l’homme l’annule.

                Est il possible de considérer l’Islam comme une religion à parité avec les autres ; La neutralité religieuse est elle possible face à l’Islam ; le concept de laïcité est il aujourd’hui dépassé ?

Ligue du Midi

Pour une politique de Civilisation : un enracinement dynamique

C’est dans son cours sur Héraclite que Martin Heidegger déclare en 1943 : « La planète est en flamme ». L’essence de l’homme est sortie de ses gonds. Une fois l’homme érigé en « gardien de l’étant » et dominateur de la terre, on entre dans une logique qui conduira peu à peu à l’abolition de la raison objective, celle qui est encore fondée sur un idéal (la République, le Progrès, les Droits de l’homme), au profit de la raison instrumentale.

L’homme moderne innove sans cesse mais, désormais, sans savoir pourquoi ni en vue de quoi, en vertu de quelle finalité plus haute, si bien qu’il est devenu le « fonctionnaire de la technique » selon la formule qu’on trouve dans les Chemins qui ne mènent nulle part.

La question que pose la Ligue du Midi et qui se manifeste par la crise de l’idéologie du progrès est de savoir si ce progrès technique dé-finalisé, si ce « procés sans sujet » comme disait dans le même sens Althusser à propos du capitalisme, apporte véritablement liberté et bonheur.

Si le monde nous échappe, si l’Histoire n’a plus de sens, ni de grand dessein en perspective, alors se pose la question cruciale de savoir comment reprendre la main sur ce monde qui paraît nous échapper .

« Les Hommes sont sans racines ». Parce que le déracinement cartésien fait en permanence table rase du passé, La Ligue du Midi a pour ambition de contrecarrer la déréliction du monde, son effondrement dans l’affairisme et le productivisme planifié.

Un enracinement dynamique * :
le commencement se tient devant nous

Le recommencement qui est le nôtre n’est pas un retour en arrière vers un passé connu, mais un projet qui surgit, par notre volonté, devant nous.

La splendeur et la grandeur de cette ré-appropriation, nous la comprenons pleinement si nous portons en nous le sang-froid profond et vaste que l’antique sagesse grecque a exprimé par cette parole « Toute grandeur est dans l’assaut ».

La lutte pour « le règne de la terre » est désormais seule susceptible de fonder de nouvelles tables de valeurs et de redonner un sens sacré à l’existence de la conscience. La conscience humaine comme partie in détachable de la nature.

Nous avons perdu l’émerveillement. De Homère et Virgile jusqu’à la naissance du moteur, il nous habitait. Mais depuis, nous avons changé de civilisation. Pendant toute la durée de leur vie, certains individus n’auront vécu que dans le béton, le bitume, le gaz carbonique. Des saisons, ils ne connaîtront que les feuilles qui tombent des quelques arbres qui restent dans la rue.

Il s’agit d’une rupture anthropologique et ontologique : la fin des campagnes, la mort des provinces et de la paysannerie au profit d’une hyper cérébralisation.

Les Assises que la Ligue du Midi organisent ont pour thème : l’ Enracinement , pour une politique de Civilisation. C’est de ré-enchantement du monde dont il s’agit. Sur notre chemin, nous sommes guidés par une lumière, celle du matin.

C’est un peuple, nos racines, qu’il convient de « pro-duire », et non pas une nouvelle technologie.

Ligue du Midi

 

* Michel MaffesoliPresses Universitaires de Lille, 1978.

Les Assises de l’enracinement

En préparation de cette journée, nous publions tout au long du mois d’octobre une série de textes courts. Ils exposent nos points de vue, le sens de notre action et les valeurs positives que nous entendons promouvoir :

 

Pour une politique de civilisation : survol

Pour une politique de civilisation : un enracinement dynamique

Laïcité particularisme français – Fin de la neutralité religieuse ?

L’esthétisme

L’héroïsme civilisateur

La Subsidiarité, réponse à l’idéologie mondialiste

Primauté de l’Homme sur l’économie

Régionalisme – territorialité – proximité.

 

DES AILES POUR L’AVENIR

Pour une politique de civilisation : survol

 

Le dimanche 29 octobre 2017 se tiendront à la Grande Motte, les premières assises pour une politique de l’enracinement organisées par la LIGUE DU MIDI.

 

Deux séries de thèmes y seront abordées :

 

  • Des valeurs à transmettre
  • Des pistes et perspectives pour l’avenir.

enracinement

En préparation de ce rendez-vous nous allons développer sur notre blog ‘’liguedumidi.com’’, point par point,  les sujets principaux qui seront à l’ordre du jour de ces assises. Une série d’article sera publiée qui abordera chaque sujet en détail. Nous y exposerons notre point de vue et les valeurs positives que nous entendons promouvoir.

Cela permettra à chacun : les invités qui animeront cette journée, les participants, nos lecteurs, nos supporters ; mais aussi nos adversaires de connaître notre point de vue et le sens de notre action.

Nous comptons inscrire cette démarche dans la durée. Nous espérons qu’elle ouvrira un débat parmi les intellectuels, les leaders naturels dans la société et qu’il en résultera un écho auprès de la partie de notre peuple qui se trouve en déshérence idéologique et en recherche d’idéal et de raisons.

 

Valeurs à transmettre

Elles se fondent sur le constat d’une fin de cycle, celui de la décomposition finale de la modernité, du système libéral et de l’organisation politique qui leur correspondait. Elles se fondent également sur l’absence totale d’alternative réelle et sérieuse parmi les forces politiques présentes dans le champ visible. (celui filtré par les médias).

Pourtant le pays demande non pas de simples réformes mais un bouleversement métapolitique de très grande ampleur pour se replacer en regard du logos universel.

Le pays est en attente de recomposition sociale et culturelle et de reconstruction de son identité. Le pays est en attente de la résurgence de ses racines profondes en conformité avec les nécessités contemporaines.

Le système actuel n’est plus réformable, le réformisme est condamné. Le vide idéologique présent offre une opportunité historique de s’emparer du champ des idées et de promouvoir les concepts qui permettront le renouveau.

Cette démarche dépasse la seule LIGUE DU MIDI. Toutes les forces animées de raisons loyales et sincères ont vocation à s’y joindre ; sans exclusives liées au passé. Nous en sommes encore aux premiers ruissellements des idées nouvelles et donc, la grande rencontre que nous ouvrons a vocation à s’inscrire dans la durée pour permettre le grossissement et la convergence des flux.

Des valeurs positives

Si nous ne dénions pas les enseignements de l’Histoire et si nous savons les lire et les interpréter, seul l’avenir nous importe. Pour nous, les querelles nostalgiques liées au passé n’ont pas lieu d’être. Un consensus s’est fait sur l’interprétation de l’Histoire. Qu’on y souscrive ou non, il n’y a pas lieu d’y revenir dans le débat public. Pour nous, ce sujet est définitivement clos.

Nous affirmons que la France n’a aucune vocation impériale ni d’ingérence. Nous ne portons aucun jugement de valeur sur aucun peuple ou religion et nous n’entendons pas promouvoir un modèle universel ni nous poser en arbitre du bien et du mal. Nous sommes contre l’ingérence et pour le droit des peuples à disposer d’eux mêmes. Nous considérons que chacun est bien fondé à défendre ses intérêts propres et à s’organiser chez lui comme il l’entend. Les aspirations des autres peuples ne nous gênent pas tant qu’elles ne portent pas atteinte à notre intégrité. Chacun a droit à sa différence, à son originalité et à vivre selon ses propres conceptions sur le territoire qui est le sien.

Nous considérons en revanche que toutes les cultures, tous les modes de vie et toutes les religions ne sont pas nécessairement compatibles avec les nôtres et que nous disposons d’un droit imprescriptible de nous protéger des invasions, des guerres commerciales, du prosélytisme politique ou religieux d’autres peuples, d’autres cultures ou d’autres religions. Enfin, nous considérons que chaque peuple a le droit de choisir qui peut venir s’installer chez lui et avec qui il entend commercer.

Pour nous, l’usure et la surexploitation du fond naturel, de la terre, de l’air et de l’eau ne peuvent plus durer. C’est donc tout le modèle de production et de consommation qui doit être remis en cause dans une recherche de durabilité et de remise au travail de tous.

Nous considérons d’autre part que contrairement aux modèles matérialistes qui nous sont imposés, notre peuple a besoin d’idéal. Ce ne sont ni les managers, ni les startupers, ni les communicants, ni les porteurs de Rolex où ceux qui semblent avoir réussi qui sauveront le pays.

Le pays a besoin de saints et de héros, de poètes et de visionnaires. Regardez les noms propres  figurant dans le dictionnaire, combien de managers, combien de parvenus, combien de milliardaires ?

Voici donc les grands thèmes qui seront abordés lors de ces assises :

Des valeurs à transmettre

  • Enracinement, identité, sens de la vie.
  • Laïcité spécificité française, fin de la neutralité religieuse ?
  • Sens de la mesure, limite à l’exercice de la puissance.
  • Accomplissement, esthétisme.
  • Héroïsme.

Des pistes et perspectives pour l’avenir.

  • Préservation de nos mœurs et coutumes.
  • Localisme, revivre avec la nature.
  • Ècosophie, limites à l’anthropocentrisme.
  • Primauté de l’Homme sur l’économie.
  • Des ailes pour l’avenir.

«L’enracinement est peut-être le besoin le plus important et le plus méconnu de l’âme humaine. C’est un des plus difficiles à définir. Un être humain a une racine par sa participation réelle, active et naturelle à l’existence d’une collectivité qui conserve vivants certains trésors du passé et certains pressentiments d’avenir. Participation naturelle, c’est-à-dire amenée automatiquement par le lieu, la naissance, la profession, l’entourage. Chaque être humain a besoin d’avoir de multiples racines. Il a besoin de recevoir la presque totalité de sa vie morale, intellectuelle, spirituelle, par l’intermédiaire des milieux dont il fait naturellement partie».

Corse : citadelle de la liberté et de l’identité

Le billet de Vitus

Corse

C’est un peuple qui ne veut pas perdre son identité sous le raz de marée des invasions. Qu’elles arrivent par les famines du Sud ou par les appétits financiers du Nord, la Corse est sur leur route. Tous les prétextes sont bons. Et la Corse, vigilante depuis ses tours qui la protègent, depuis le regard antique de son habitant qui traverse l’intention du celui qui débarque, garde l’arme au pied, visible, pour offrir le luxe de donner à manger et à boire mais sans faire prendre aucun risque aux siens. Voilà ce que les siècles ont enseigné à ce petit peuple si terriblement exposé au milieu de la Mare Nostrum.

C’est là que j’ai rencontré la patrie de l’amitié fraternelle. L’hospitalité y est une réalité concrète, intelligente. Elle ne se fait pas sans inventaire. Car la Corse est terre de mémoire. Elle n’oublie pas le mal qui lui a été fait, tout le monde sait cela. Mais elle n’oublie pas non plus le bien et cette reconnaissance que beaucoup d’innocents pensent naturelle va se chercher au fond de la chaussure. Ce n’est pas la reconnaissance qui se vit naturellement. C’est l’ingratitude. Si le Continent avait à apprendre quelque chose d’insurmontable en Corse, ce serait ce réflexe de reconnaissance que l’anonymat de l’espace endort chez celui qui abandonne le soin de la vigilance. Il n’est pas de remède contre cette plaie. Et c’est elle qui laisse sans doute la plus réelle douleur. Car dans cette île, personne ne vit ni ne meurt isolé. C’est ici la citadelle de la liberté et de l’identité. On est accueilli comme un frère si l’on arrive comme un frère. Le précepteur des Droits de l’Homme et des catéchismes lénifiants rend l’insulaire subitement sourd. J’ai appris en Corse ce que j’avais appris de vieux soldats et des guerriers de mon enfance. Rien de plus violent qu’un non-violent. Qu’un pacifiste s’annonce et la guerre est proche. La paix a toujours été protégée et gardée par les vieux hommes de guerre qui en savent le prix. Et sous la bénédiction du Dieu de la Bible qui aime et qui protège les siens dans un monde dont le Prince n’est pas un ami. La paix n’a jamais été le fruit de la vanité de ses hâbleurs.

Le peuple corse est dur et tendre, il est aimable et violent. Il vibre et il chante. Il se souvient toujours et il fait attention. Les rêveurs fanatiques de normes grisâtres auxquelles ils rêvent d’assujettir le monde feront à la Corse, en lui parlant de leur porte-voix qu’ont tellement aimé tellement de Continentaux, l’effet de l’eau sur la plume du canard.

Que la politesse, infiniment patiente du berger du Niolo, ne dupe pas ce prédicateur impénitent venu des Loges ou venu des parlements où la Finance est reine. La politesse c’est ce qui a l’éternité devant soi. Le Corse n’est pas un homme pressé. Il possède en lui le respect de la vie. Il a le temps. Il a donc l’éternité. Combien je les ai trouvés misérables ces femmes et ces hommes, à partir déjà du port de Marseille, qui vous adressent la parole pour vous fausser compagnie. Ils vous insultent et ils ignorent qu’ils vous insultent. Car le Corse est un chat. L’éternité est en lui mais la nuit, il ne dort pas vraiment. L’étranger, dès Poretta, dès la Place Saint Nicolas se souviendra utilement de Sacha Guitry, ce Français léger d’âme profonde qui rappelait à ses visiteurs cette évidence que l’hypocrisie seule voudrait camoufler: « Vous êtes ici chez vous, mais ne perdez pas de vue que vous êtes chez moi. » Le courage et la loyauté c’est ce qui vient de loin. Le respect est l’écrin de ces deux vertus. Il y a chez les hommes une sorte de pensée qui engage l’être tout entier. Il y a un moment où ce n’est plus le cerveau seul qui décide. Il y a au fond de nous parfois une autre voix que celle de la raison pour avoir le dernier mot. La voix de tous les hommes était cette voix-là. On l’entend encore là où elle subsiste. Elle n’est pas la voix de l’argent anonyme et puissant et, sans méconnaître les impératifs économiques, cette voix s’est considérablement soumise aux marchands planétaires qui rêvent de clients devenus nomades et amnésiques.

Dans cet univers de mort la rencontre d’une rose ou d’un chat redonne à la vie de la couleur, du parfum, de l’écho. Il ne faut pas beaucoup chercher pour trouver cela dans la voix d’un Corse, dans la tendresse mâle de son regard, dans la profondeur mélodieuse de ses chants. Le reste se déroule très vite comme le faisceau de pièces à conviction : C’est le désintéressement, c’est le désir de servir, c’est le courage d’homme à homme, c’est la fidélité à la parole donnée, c’est la loyauté, c’est l’amour des siens, de sa terre, de son village, de ses anciens. La Corse a maintenu dans ses inaliénables profondeurs l’humilité de rendre à ceux qui précédèrent l’intelligence d’avoir imaginé et conçu un monde où la vie n’est dangereuse que pour les inconscients et les provocateurs qui en menacent l’équilibre et les règles.

Les amoureux du Grand Tout trouveront bien ici deux ou trois endroits barricadés de ciment et de bruit. Mais dans tous ses lieux saints où bat le cœur de l’antique terre la Corse aimera continuer de vivre sans eux. Car l’horizon de mer depuis la crête de Cervione et de l’Ospédale donne sans vergogne l’idée de ce qu’on attend du Paradis. Et il y a dans la vie des impatiences telles qu’elles peuvent faire déraper. Il faut savoir aimer trop pour comprendre cela.

Oui, j’ai aimé à la passion cette femme brune et grave. Son regard est une flamme rouge et bleue. Et puis j’ai découvert aussi que la Corse n’est jamais séduite. Elle n’est jamais possédée. La silhouette de cette Corse qui est une femme jamais soumise et qui enflamme le cœur de ceux qui l’aiment m’a appris que les amours éternelles sont celles qui ne cessent jamais de débuter. Elle est un bonheur permanent qui commence et qui recommence sans trêve.

Corse

La prendre à bras le corps tout en sachant que personne ne l’a jamais prise et ne la prendra jamais. On ne s’empare pas d’un flot d’écumes mélangé à un tourbillon d’étincelles. On ne s’empare pas d’un bouquet de couleurs ni d’une gerbe d’odeurs. Au tarif notarial les adipeux à gros bateaux peuvent se facturer l’illusion d’un temps qui leur fera plaisir. Sauront-ils un jour, ceux-là, que la Corse n’appartient pas non plus aux Corses. Ils en sont les gardiens comme des enfants sont les gardiens de leurs parents dans les terres encore civilisées. Le pacte secret a été scellé entre le ciel et la montagne. Les anges qui veillent connaissent depuis toujours les noms des prédestinés. Je crois que ces anges sont des anges qui sourient. Sur cette terre sainte où l’éclat de rire ne vient que de Marseille ou de Paris, l’humour fourmille pourtant et se remarque en lumières discrètes dans le coin des yeux. Le peuple corse est un transmetteur d’âme en prenant soin de ne pas accaparer la propriété des générations. Il est locataire pour un temps de la maison qu’il occupe. Il la transmettra à d’autres locataires. Ses chants touchent les cœurs. Ses chants ne parlent pas aux intelligences. Même pas aux musiciens. Le chant corse parle à l’infini, il s’adresse à Dieu et à ses anges et c’est là qu’a lieu la rencontre. Les bergers qui devinent tout cela ont même inventé pour se parler, d’un vallon à l’autre, des chants improvisés et il n’est pas rare, le soir venu, de retrouver ces bergers qui poursuivent en tête à tête la paghjella  commencée l’après-midi.

L’esprit cartésien est un peu myope pour le dedans de quelques vérités. Le ressort de la vie et le bouillonnement des âmes l’agacent. Il invoque l’ordre civil. Les gardiens de cet empire aux frontières infinies lui donnent le tournis. La passion de la liberté et de ses espaces infinis fera toujours hurler les maniaques des horizons à barbelés. C’est cette mission venue des anges qui veillent avec des épées dans l’embrasure des portes du Paradis qui donne aux Corses l’exacte apparence du bonheur d’être tristes.

DÉRIVE TOTALITAIRE DU POUVOIR

De sources autorisées…

totalitaire

Le billet de Robert Langlois

 

Selon le Monde et le Figaro, le Ministère de l’Intérieur aurait émis un avis favorable à l’instauration d’interdictions administratives de manifester.

Si Le Monde évoque des «pistes de réflexion» suivies par la place Beauvau, Le Figaro rapporte, selon des sources au sein du ministère, que le projet serait déjà bien avancé. Il viserait prioritairement des individus faisant déjà l’objet d’un signalement pour des faits de violence. Il s’agit d’une mesure, qui contraint les potentiels ‘’fauteurs de trouble’’ à émarger dans un commissariat à l’heure du rassemblement auquel ils n’ont pas le droit de participer.

 


Des dispositions d’exceptions inscrites dans le droit commun

Jusqu’ici, un tel dispositif n’était permis que par l’article 5 de la loi relative à l’état d’urgence, qui autorise le préfet à «interdire la circulation des personnes ou des véhicules dans les lieux et aux heures fixés par arrêté» ainsi qu’à «interdire le séjour dans tout ou partie du département à toute personne à l’égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace pour la sécurité et l’ordre publics».

Désormais, ces dispositions seront inscrites dans le droit commun.

 


Un système en fin de course qui se raidit dans le totalitarisme

Comme le communisme et exactement pour les mêmes raisons de fond, le libéralisme global va finir par s’effondrer sous le poids de ses propres contradictions. En effet, les deux sont profondément matérialistes et contraires à la nature humaine, contraires aux lois naturelles. Pour s’imposer, ils sont obligés de tordre la nature et de tenter d’en venir à bout par la force brutale, par des méthodes totalitaires. On l’a vu avec le communisme, cela a une fin. Nous sommes en train de le voir avec le libéralisme global qui sans contre-pouvoir donne libre cours à la force pure pour finir de parachever la ruine des peuples et la marchandisation de la vie humaine. Pour lui, c’est désormais le début de la fin et il le sait.

 


L’invasion migratoire dernière brutalité imposée aux peuples européens

Le système a besoin de croissance. Il va la trouver en finissant de livrer aux marchés les derniers pans du patrimoine commun, services publics, participations publiques, fonctions régaliennes, tout va y passer, MACRON n’est là que pour finaliser la grande braderie.
Il va surtout la trouver en faisant rentrer des millions d’envahisseurs qui ne produiront jamais rien car on n’a plus besoin de travailleurs. En revanche, les marchés ont besoin de ces consommateurs même insolvables. Leur consommation sera financée par la suppression de notre protection sociale et par la dette qui sera in fine compensée sur le patrimoine financier et foncier de la classe moyenne de souche. Un immense transfert social est en train de se produire, la classe moyenne de souche va être ruinée pour que les nouveaux venus puissent consommer et fabriquer de la croissance et du profit.

L’invasion migratoire est imposée aux peuples européens contre leur gré pour satisfaire les marchés. Contrairement à ce que véhicule la propagande d’Etat, elle n’a aucune justification humanitaire. Les marchés provoquent des guerres dont ils nous demandent ensuite d’éponger les conséquences. La seule justification de ces guerres et de cette invasion est purement marchande et matérialiste au seul profit de l’oligarchie.

 


La légitime révolte des peuples

Les peuples ont fini par le comprendre. Cela se traduit par un rejet global des élites politiques et par un vote massif pour les partis dits populistes qui mettent en danger la perpétuation du régime. La nature humaine et les peuples commencent à se rebeller. Nos dirigeants en ont bien conscience. Nous n’en sommes qu’aux prémisses d’un cycle opposition / répression. Plus le pouvoir va durcir sa politique de prédation à l’encontre de la classe moyenne de souche, plus la réaction sera dure, plus les rapports vont se tendre, plus le pouvoir en retour va réprimer et se crisper dans le totalitarisme.

 

Le cadenassage intégral de l’expression et du débat publics

C’est la raison pour laquelle le pouvoir cadenasse la presse, interdisant toute forme d’expression dissidente, brutalisant les militants et réprimant le plus durement possible toute contestation. Les journalistes et commentateurs dissidents sont condamnés au silence, ils sont évincés, la justice traque la moindre parole de vérité. Le parlement est verrouillé, le parti La République En Marche, LREM, truste tous les pouvoirs, ses parlementaires sont ravalés au rang de godillots à peine capables d’ânonner leurs textes. Que le chef d’État Major des Armées puissent émettre un avis dissident, il est immédiatement humilié et poussé vers la sortie pour que cela serve de leçon à ceux qui seraient tentés de faire entendre une voix discordante. Nous sommes bien dans une dictature de moins en moins molle, de plus en plus dure.

Le plus grand laxisme pour les musulmans et pour les immigrationistes

 

Tout est permis dans ce pays, il ne se passe pas un jour sans une attaque au poignard, sans qu’un véhicule fonce sur des gens, sans une attaque de représentants des forces de l’ordre. Des quartiers entiers sont aux mains des minorités ethniques qui y font régner leur loi. Il existe de vastes zones de non droit dans lesquelles l’Etat n’est plus représenté. Le centre des villes est envahi de campements sauvages d’envahisseurs. Les frontières sont grandes ouvertes. Les associations pro-migrants ont toute latitude avec le soutien de pouvoirs publics pour faire entrer, disséminer, protéger, faire squatter les migrants. Tout ce qui favorise l’invasion est protégé. Les islamistes sont vaguement traqués, toues les lois existantes sont faites pour interdire toute action sérieuse à leur encontre. Tout ce qui s’y oppose est violemment réprimé.

 

…Et pour les groupes antisociaux menant une guérilla révolutionnaire

 

Antifas, no borders, zadistes, groupes islamo gauchistes, casseurs, Femen, mouvance anarchiste, extrême gauche trotskiste. Tous ces groupes sont protégés, encouragés, indirectement subventionnés par tout un réseau associatif qui agit sous fausse bannière. Le plus grand laxisme judiciaire leur est offert. Tout leur est permis sans jamais aucune sanction sérieuse ou dissuasive.

 

Plus grande répression à l’encontre des opposants

 

Le précédent, largement médiatisé du Général PIQUEMAL brutalement arrêté, humilié, quasiment dégradé en public nous avait alerté. L’éviction sans ménagement du Général de VILLIERS pourtant au plus haut poste de la hiérarchie militaire finit de nous renseigner sur l’extrémisme de ce pouvoir sans plus aucune retenue.
C’était tout dernièrement Richard ROUDIER, opposant sans violence lors d’une action largement médiatisée sur les réseaux sociaux qui est violemment brutalisé par la police. Tout ce qui tente de s’opposer à l’invasion est brutalement réprimé, plus rien n’y échappera.
Pour finir, tout récemment, le député Gilbert COLLARD s’est vu retirer son immunité parlementaire pour avoir simplement montré la vérité.

 

Des évolutions législatives totalitaires

 

Plusieurs dispositions législatives récentes sont affolantes.
  • Décret permettant a répression des provocations, diffamations et injures non publiques à caractère raciste, sexiste, homophobe ou handiphobe vient d’être renforcée par un décret publié au Journal officiel du 5 août 2017.
  • Avec une précision kafkaïenne portée par nota bene :
‘’Est non publique, une provocation, diffamation ou injure prononcée par son auteur à sa victime sans qu’aucune tierce personne ne soit présente ou devant un cercle limité de personnes partageant les mêmes intérêts (professionnel, personnel, …), que la victime soit présente ou non.’’ (Bien relire, plusieurs fois si besoin.)
  • Dispositions d’exception prochainement placées dans la Loi de droit commun.
  • Projet de placer l’interdiction de manifester dans le droit commun.
  • Visite domiciliaire sur simple décision administrative. Etc… etc …


Un pouvoir aux abois

 

La crispation autoritaire du pouvoir, la constitutionalisation prochaine des mesures d’exception de l’état d’urgence, la répression brutale des opposants, le cadenassage de la presse, tous ces éléments sont la marque d’un pouvoir qui perd les pédales. C’est certes pénible, mais c’est extrêmement bon signe. Cela veut dire que la vérité est en train d’émerger et que les manipulations médiatiques ne sont plus supportées par les gens qui commencent à se rebeller.
La crispation autoritaire est en train de se traduire par la mise en état de sidération du peuple de France. Tous les moyens sont bons pour nous fragiliser, nous affaiblir, nous rendre dépendants et incapables de réagir. Ainsi, la prochaine mise en place de véhicules radars équipés pour flasher dans tous les sens n’a d’autre fin que de nous placer en état de soumission courbés dans la crainte de la sanction immanente. D’autres mesures liberticides visant à nous sidérer vont être mises en place. Ce pouvoir est aux abois, il va durcir la répression le temps de piller le pays avant de disparaître après avoir organisé le chaos pour masquer sa responsabilité historique. Mais le peuple lui en laissera t-il le temps ?


Aucune opposition sérieuse au parlement

 

Il n’y a plus d’opposition de poids au parlement. Ce qui fut la droite classique trouve même que ces dispositions sont insuffisantes et qu’il faut aller plus loin.
Ce sont maintenant les organes de ré-information, les organisations militantes, les personnalités publiques dissidentes qui sont les seuls opposants sérieux au pouvoir en place. C’est l’honneur des opposants de faire entendre des voix fortes et de manifester par tous les moyens leur opposition. Le peuple de France en déshérence cherche des repères ; les dissidents sont désormais les seuls à pouvoir lui en proposer. Le vide politique qui s’est fait devant ce pouvoir totalitaire, légitime notre existence et nos actions. Nous sommes des devanciers, les premières lucioles de vérité dans la nuit. D’autres vont s’allumer, le peuple de France doit entrer tout entier en dissidence s’il veut survivre.