Perpignan : du rififi dans la Rééducation Nationale, la farce de la mixité sociale ne prend plus

On apprend dans un article de l’Indépendant en date du 13.9.17, que la FSU, première fédération syndicale de France dans l’enseignement lance un débat à propos de la mixité sociale. Les propos rapportés par le quotidien sont les suivants : « l’enseignement privé serait devenu un véritable outil de contournement  des collèges publics, où la mixité sociale s’amenuise peu à peu ».

« Sur Perpignan, on est en train d’atteindre un point de non-retour, prévient le secrétaire départemental de l’organisation syndicale, Grégory Raynal. Il y a des espaces totalement ségrégués avec une absence de mixité sociale et parfois même ethnique ». Le syndicat a prévu l’organisation d’assises de la mixité le 12 octobre prochain. Autant vous dire que ce jour-là je vous invite à faire autre chose.

L’enseignement privé est la bête noire des gardes rouges et roses de la République. Sous un faux prétexte égalitaire, ils souhaiteraient remettre en question le principe de Liberté, pourtant devise de la République. L’idée de liberté serait en fait un symbole où chacun y verrait sa propre définition. Toujours est-il, l’obsession égalitaire de l’intelligentsia soixante-huitarde de l’Education Nationale est clairement liberticide.


Pourquoi les parents préfèrent-ils inscrire leurs enfants dans le privé plutôt que le public ?

Premièrement le nom même de l’institution résonne comme un avant-gout de ce qui attend les enfants : Education Nationale. Apparemment on viendrait à l’école pour se faire éduquer. Or, l’éducation est du ressort de la famille, et non des enseignants. Comme leur qualification l’indique, ils sont enseignants, et non éducateurs. L’éducation d’Etat relève de la compétence des régimes totalitaires. Finalement rien d’étonnant lorsqu’on voit que depuis de nombreuses années l’EN fait de ses écoles de véritables laboratoires où l’on expérimente toutes sortes de méthodes, et où l’on introduit de façon décomplexée certaines idéologies à la mode.

Les enfants du Pays Catalan fuient massivement l’EN au profit du privé ?

Ce qui est statistiquement impossible : l’enseignement privé ne dispose pas de structures suffisantes qui permettent l’accueil d’une bonne partie des enfants du département. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle l’enseignement privé refuse des inscriptions. La garde prétorienne aboie, mais la caravane passe…

Parlons ensuite de la qualité de l’enseignement public

Elle est en dégringolade depuis de nombreuses années. Peut-être que l’absentéisme régulier de certains enseignants doit être vu comme un gage de qualité ? Sans doute le racket, les humiliations et autres violences savamment concoctés par «des chances pour la France » font partie intégrante d’une nouvelle matière dans les cours d’éducation civique  dont l’intitulé, par exemple, pourrait être le suivant: « comment mieux apprendre le vivre ensemble au travers de la repentance » ?

Mixité sociale ?

On nous parle de « mixité sociale » pour nous faire avaler le fait que l’enseignement privé est aujourd’hui une forme de ségrégation sociale. Ils osent même le mot « ethnique ». Diantre, le mot est lâché. Il est évident que la formule magique « mixité sociale » ne prend plus chez les familles européennes, et même chez certaines familles extra-européennes. La formule adaptée serait plutôt « brassage ethnoculturel ». Seulement une bonne partie de la population n’en peut plus de cette marche forcée vers le brassage. Cette même population n’en peut plus des bidouillages de cette institution idéologique érigée en mastodonte qui nous coûte extrêmement cher, pour des résultats non satisfaisants, mais s’il n’y avait que ça encore…

Le débat est clos, inutile, donc, d’aller perdre son temps le 12 octobre prochain aux assises de la mixité.

 

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Fais moi du couscous chéri…

dé-diabolisation

La LIGUE du MIDI a pris le parti du combat identitaire et de l’action sur le fond et dans le temps long. Il semble en effet que le foisonnement électoraliste ne produit rien au plan des idées et qu’au contraire, tout est confondu dans la pensée unique. La Ligue reste résolument en dehors du champ électoral pour faire éclore ses thèses. Par conséquent, c’est avec le recul et le sang-froid d’entomologistes étudiant une colonie d‘insectes que nous observons les mœurs et les débats politiciens.

Au point de décomposition et de déshérence où en est le Front National qui portait tant d’espoirs électoraux, on peut formuler un certain nombre de considérations sur les personnes et sur les stratégies qu’elles ont promulguées. Dans un précédent billet, nous avions exprimé notre avis sur le Front National dont nous avons fait la critique historique. Quant à Marine LE PEN il apparaît qu’elle n’était pas la bonne personne et qu’elle s’est définitivement disqualifiée lors du débat du second tour de la présidentielle.

Il convient alors de formuler un avis sur la stratégie de dédiabolisation du FN et sur Florian PHILIPPOT qui en a été le porteur. Pour les compliments, ce sera vite fait. Brillant, il l’est assurément, retors également, Excellent débatteur aussi. Chapeau ! dommage qu’un tel talent soit stérilisé par d’autres turpitudes personnelles. Car si, comme toutes les élites formées dans les grandes écoles parisiennes, Florian PHILIPPOT est un très grand spécialiste de la lutte interne ; en revanche dans la lutte externe, c’est à dire contre l’adversaire réel il n’est pas au niveau.

Rappelons que dans le combat électoral quand on n’est pas élu, on n’est rien. Or, malgré plusieurs tentatives, Florian PHILIPPOT n’a jamais été capable de se faire élire. Gros déficit révélateur d’un lourd handicap et d’une incapacité personnelle à pratiquer le sport électoral. Incapacité à sortir du microcosme parisien, manque de charisme, manque d’empathie, arrogance distante de “marquis de cour”, et finalement “ mépris de classe” impossible à dissimuler. Cela se sent, cela se voit et c’est rédhibitoire. Tout l’inverse par exemple d’un Gilbert COLLARD pourtant nettement moins avantagé sur le papier, foisonnant, parfois maladroit, souvent excessif, mais beaucoup plus proche de ses électeurs, nettement plus populaire et finalement authentique, sincère et sans doute sympathique. Parti avec un très lourd handicap contre une célébrité locale soutenue par LREM qui a submergé la France en une seule vague, il a mouillé la chemise, il a “fait le job”. Seul, il a tenu contre la meute de la presse main stream et contre tout l’establishment. À la fin, de justesse, mais c’est d’autant plus méritoire, Gilbert COLLARD a vaincu. Bravo donc à lui. L’un est député, l’autre ne l’est pas. C’est tout !

Revenons aux joutes internes dans lesquelles Florian PHILIPPOT excelle. En très peu de temps, il a réussi a encapsuler « la patronne », à faire virer le patriarche fondateur, à évincer les historiques et à les remplacer par sa parentèle et des petits jeunes gens à lui. Il s’est emparé de l’appareil du parti sans coup férir. Pour lui, lutte interne et dédiabolisation se confondent… carriérisme, ambitions personnelles et dédiabolisation ne font qu’un. En effet, quel plus sûr moyen de s’emparer du parti que de prôner la dédiabolisation pour virer les diaboliques et faire place nette, pour rester seul à parler à la patronne. Alors oui, ‘’dédiabolisation piège à cons’’ et surtout, dédiabolisation = moyen de s’emparer du parti.

Très gros “piège à cons” en effet, car si au plan électoral le succès apparent était là, et si les scores atteints en pourcentage ont été remarquables, il faut largement nuancer cette lecture et compter en creux tous ceux que cette stratégie a écartés des urnes. Car les scores obtenus l’ont été avec des taux d’abstention record. Et c’est bien là que la stratégie de dédiabolisation a été une catastrophe car elle a éloigné la partie du corps électoral qui attendait qu’on lui parle d’identité, de sécurité, d’immigration, de FRANCE. Comme l’a très justement formulé Alain FINKIELKRAUT, l’identité Française est malheureuse. Un très grand nombre de Français malheureux n’ont pas trouvé dans le discours du Front National une réponse conforme à leurs attentes. Ils sont donc restés chez eux.

Cela s’est nettement vu au second tour de la présidentielle où le score de la candidate a été très en deçà des attentes. Par conséquent, notre analyse est que la stratégie de dédiabolisation de Florian PHILLIPOT, l’occultation des attentes identitaires, sécuritaires, de lutte contre l’Islam et de frein à la submersion migratoire on été une composante majeure de l’abstentionnisme.

Si l’une des clés de cette élection a bien été le “dégagisme” à l’encontre de la classe politique traditionnelle, l’autre a été l’absence de réponse à l’attente identitaire. La stratégie de dédiabolisation de Florian PHILIPPOT a tenu les électeurs éloignés des urnes. Résultat c’est MACRON l’usurpateur qui est président. C’est tragique, mais c’est aussi simple que cela.

D’autre part, contrairement à ce qui est généralement avancé, il ne semble pas que la question de la sortie de l’Europe et de l’Euro soit la cause principale de l’échec. Ces carcans interdisent toute politique différente de celle prônée par la commission de Bruxelles et par l’oligarchie mondialisée. Ne pas en sortir, c’est se condamner à l’impuissance. Les Français sont largement à même de le comprendre. Pour autant ils ont besoin d’un plan de sortie qui les rassure. Or cette démonstration n’a pas été faite. Il semble donc qu’on ne peut pas reprocher à Florian PHILIPPOT d’avoir placé cette question au centre des débats. En revanche, l’erreur a été de ne pas avoir su présenter ce projet, d’avoir tergiversé, d’avoir donné l’impression de flotter et surtout de l’avoir fait porter par une candidate insuffisante et beaucoup trop légère, incapable de soutenir une thèse aussi lourde. À titre de comparaison, malgré son très faible score, un François ASSELINEAU incollable au plan technique, a été beaucoup plus convaincant sur ce sujet largement défendable pour peu qu’on le fasse de manière sérieuse et non dans l’approximation.

La lecture des choses peut être la suivante : la stratégie de dédiabolisation n’a eu d’autre objet que d’éliminer les historiques et de s’emparer de l’appareil du parti. Elle a eu pour résultat d’écarter des urnes une frange importante du corps électoral qui n’a pas trouvé de réponses attendues sur le terrain identitaire. La question de la sortie de l’Euro et de l’Europe n’a pas été portée avec le sérieux et la maturité voulus. À ce point d’imprécision et d’impréparation il aurait mieux valu ne pas l’aborder.

La LIGUE du MIDI hiérarchise ainsi ses prises de position : en tout premier lieu identité, sécurité, lutte contre l’invasion migratoire, lutte contre l’Islam conquérant. Les questions économiques, sociétales ou d’organisation politique ne viennent qu’après. Ceci a été anticipé depuis longtemps grâce à notre lecture de l’Histoire et du temps long en dehors du foisonnement et de l’urgence liés aux élections. L’acuité de ces questions va aller croissant, au point d’occulter toutes les autres.

Pour finir, on s’amusera du tweet que Florian PHILIPPOT a fait partir du restaurant où il se régalait, dernièrement à Strasbourg, d’un bon coucous avec quelques affidés. Voici une possible lecture : s’il veut encore exister, peut-être seul dans le désert, il lui faut conserver un accès aux médias et continuer à causer dans le poste. Pour cela, il lui faut donner des gages et faire le numéro que vont exiger de lui les “montreurs d’ours”. Avec ce tweet, il a donné des gages, il a déjà montré qu’il savait jongler, il va falloir maintenant qu’il apprenne à danser.

La Ligue du Midi voit dans ces épisodes la confirmation de la justesse de ses thèses. Plus que jamais, le combat est celui de l’identité. Elle propose une alternative militante à ceux qui pensent qu’une victoire électorale ne pourra s’obtenir que par une action de fond sur le terrain identitaire en dehors du champ électoral justement.

 

Une communication de Rémy Gration (Suite et fin)

Renaud Camus à la Fête de la Ligue du Midi

… “De toutes les fondamentales remises en question de partis, c’est celle du Front national évidemment, qui nous concerne de plus près. J’y vois personnellement une chance. Le Front national, c’est à mes yeux une hypothèque levée. Il est temps désormais de passer outre. À cause du divorce en son sein entre les militants et les sympathisants, d’une part, sa direction d’autre part, ce parti a constitué plus qu’autre chose, ses dernières années, un obstacle et un frein à la prise de conscience de notre peuple. La résistance à l’invasion, le refus de l’occupation, la lutte pour la décolonisation, il ne veut pas les assumer. Dont acte, grand bien lui fasse. Comme c’est pour nous tout ce qui compte vraiment, il va falloir désormais nous passer de lui. Au moins c’est clair. Ne perdons pas plus de temps, il nous en a déjà fait perdre assez, à tâcher de louvoyer entre acceptation du statu quo (qui nous fait horreur) et espérances électorales, dont nous savons désormais qu’elles sont vaines, et qu’elles le seront de plus en plus.

Deux modèles s’offrent à nous. L’un est tout naturel, il vient de notre propre histoire, il est emprunté à la précédente occupation, c’est celui de la résistance. L’autre vous surprendra sans doute davantage, et risque même de vous choquer. C’est la lutte anticoloniale. Souvenez-vous que les indigènes, cette fois, et malgré les usurpations de titre par l’occupant, c’est nous. Et nous sommes bien plus colonisés, cent fois plus, que nous n’avons jamais colonisé. Si je devais être plus précis, au risque de vous choquer encore davantage, et, plus grave, éventuellement de vous peiner, je donnerais comme exemple l’Algérie, dont nous aurions tout intérêt à imiter l’attitude, aujourd’hui ou au siècle dernier.

Aujourd’hui l’Algérie qui nous impose tant de ses fils, oppose une ferme résistance à l’invasion de son territoire par les migrants sub-sahariens, qui sont très mal accueillis chez elle, car le peuple et les gouvernants, là-bas, sont parfaitement conscients des enjeux véritables de l’immigration de masse : ils ne veulent pas être conquis comme ils sont en train de nous conquérir. D’autre part, il y a plus d’un demi-siècle, quand l’Algérie a conquis son indépendance, elle a considéré, et le monde entier a considéré avec elle, qu’elle ne serait jamais vraiment libre tant que demeurerait sur son sol un dixième de sa population qui était étranger à sa culture et à ses traditions ; et cela même si ces colons étaient installés là-bas depuis bien plus longtemps que ne le sont en France nos actuels colonisateurs. Cette remigration auquel je dois mon nom, c’est l’Algérie qui nous en donné l’exemple le plus clair et le plus retentissant. Souvenez-vous : la valise ou le cercueil, et ces massacres dont on ne parle jamais parce que l’histoire remplaciste est une poule qui picore les seuls grains qui lui siéent. Je ne recommande certes pas d’imiter ces violences et cette brutalité : excellente occasion, au contraire, de montrer la différence entre les civilisations. Il reste qu’aucune décolonisation ne s’est jamais opérée sans le départ du colonisateur.

Aucune libération n’est jamais survenue sans le retrait de l’occupant. Et si l’on me demande qui est l’occupant je réponds que c’est celui qui se considère comme tel, et qui se comporte comme tel. Il devra partir. Nous devons être parfaitement clairs sur ce point.

Nous devons d’ailleurs être clairs sur tous les points, affirmatifs et résolus. On ne s’oppose pas à des conquérants déterminés et sûrs d’eux par des tergiversations, des finasseries et des accommodements en retrait : sinon se multiplieront les trahisons et les conversions auxquelles on assiste déjà. Les peuples, et surtout leurs individus les plus faibles, préfèrent appartenir au camp des envahisseurs convaincus qu’à celui des envahis ratiocineurs, et qui prétendent pour gagner du temps qu’ils ne le sont pas — envahis, je veux dire : or nous le sommes, et nous ne voulons pas le rester.

Je ne comprends pas ceux qui parlent de guerre civile. Il n’a jamais été question de guerre civile. Un combat de libération coloniale, ou de libération tout court, n’a jamais été une guerre civile. Pour qu’il y ait guerre civile il faut qu’il n’y ait qu’un seul peuple. Or il y en a au moins deux si ce n’est davantage, malgré les illusions entretenues par les uns et les autres, y compris, à mon grand regret, par la direction du Front national : il y a les envahisseurs et les envahis, les conquérants et les conquis, les colonisateurs et les colonisés. De tous les mots menteurs, et ils le sont tous, il n’y en pas de plus menteur que “français”. Il n’y a pas de djihadistes français. S’ils sont djihadistes, ils ne sont pas français. Il n’y a pas de terroristes français. D’ailleurs il n’y a pas de terrorisme. Il y a un occupant, qui de temps en temps exécute des otages, comme l’ont toujours fait tous les occupants. Il n’y a pas là matière à guerre civile, même s’il y a aussi les collaborateurs et les traîtres et s’ils sont, cette fois, particulièrement nombreux : c’est le parti des remplacistes, et il est au pouvoir depuis des lustres, avec ses journalistes et ses juges.

Je conteste “civile”, donc, et je ne tiens pas non plus à “guerre”, il va sans dire. J’aimerais mieux mille fois l’éviter, même, quoique je la préfère à la soumission. La seule chance de se la voir épargner c’est de constituer en se rassemblant une force telle que nous n’ayons pas besoin de nous en servir. Il y a des années que Renaud Camus s’y emploie, sans grand succès semble-t-il trouver. Je ne peux que reprendre ses initiatives dans un contexte à présent plus favorable, maintenant que deux hypothèses encombrantes sont dépassées, et ont été dépassées ensemble, les élections et le Front national. Il ne faut pas un nouveau parti, il faut un Conseil National de la Résistance. Je suis bien sûr à sa disposition, Renaud Camus l’est aussi je le sais, mais il doit être aussi large que possible. Même le concept d’Union des droites n’est pas suffisant. La lutte pour la libération du territoire n’est ni de droite ni de gauche. Le combat antiremplaciste non plus, et même il serait plus de gauche que de droite, il me semble. De toute façon, encore une fois, l’enjeu n’est pas politique, ce serait beaucoup trop, peu dire. Il s’agit du salut de la patrie, et de la survie de notre peuple. Et comme dirait Renaud Camus, que je remercie de m’avoir prêté sa voix : Unissez-vous ! Révoltez-vous ! Pour ma part je suis déjà dans la subversion, et même dans la clandestinité. Ma déradicalisation a lamentablement échoué : j’ai découragé tous les hamsters”.

Une communication de Rémy Gration (1ère partie)

Renaud Camus à la Fête de la Ligue du Midi

“ Mes Chers Amis, vous imaginez bien mon regret très vif de ne pouvoir être parmi vous. Vous connaissez la situation, vous comprenez mes raisons. Je ne peux jamais être là où l’on m’attendrait, ni même montrer mon visage. Ayez confiance en moi, je suis avec vous, je suis vous. Mais nous allons devoir désormais procéder par l’absence, le silence, la disparition, l’invisibilité ; et quelquefois aussi l’évidence, le coup d’éclat, le geste emblématique, le mystère en pleine lumière. De toute façon, le temps de la politique est fini.

Notre ami Renaud Camus a bien voulu se charger de vous lire ce message de ma part, et je l’en remercie chaleureusement. Il avait intitulé un livre d’entretiens, il y a six mois, il y a des lustres, “2017, Dernière chance avant le Grand Remplacement”. Je crois qu’il voulait dire dernière chance politique, justement. Il faisait allusion à l’élection présidentielle. Et en effet, maintenant, c’est fini. Cette chance ultime, nous l’avons laissée passer, bien bêtement, à mon avis, et elle ne se représentera pas. Il serait totalement vain de placer notre espérance en 2022 : d’abord parce que c’est trop loin ; deuxièmement parce que le résultat serait le même, en pire ; troisièmement parce qu’il est absurde d’espérer gagner à un jeu où l’adversaire a pris la précaution de s’assurer toutes les cartes et d’établir toutes les règles à son seul profit.

Le peuple de rechange, les remplaçants, pour parler comme Camus puisque c’est lui qui vous parle pour moi, est désormais assez nombreux pour arbitrer toutes les élections : peut-être pas tout à fait encore pour s’assurer directement le pouvoir, mais assez, bien assez, pour choisir ceux qui vont l’exercer et qui, de ce fait, lui devront tout. D’autre part, les remplacistes, ceux qui veulent le changement de peuple et surtout qui promeuvent l’homme remplaçable, la matière humaine indifférenciée, parce qu’elle est seule conforme à leurs intérêts, ceux-là exercent une dictature telle qu’on n’en a jamais vu depuis que le monde est monde. Elle ne contraint pas seulement les corps mais s’exerce directement sur les âmes et sur les esprits, qu’elle modèle à sa volonté grâce à l’école, grâce aux sinistres industries culturelles, grâce à la presse, grâce à la drogue — mais tout est drogue. Nous avons affaire à un peuple hébété, saoulé, imbécilisé, qui voit bien ce qui lui arrive mais qui croit que ce n’est pas pour de vrai, que c’est une espèce de jeu vidéo. Le triomphe de Big Brother, c’est qu’il est arrivé à faire croire que 1984 était un roman : ce qui lui permet de le donner à lire en toute quiétude. Les gens n’y croient pas. Ils croient plutôt les statistiques, la sociologie, la démographie, les prétendues “sciences humaines”, tout ce qui leur a le plus menti depuis cinquante ans. Entendons-nous bien : je ne reproche pas aux sciences humaines contemporaines d’être des sciences, je leur reproche  de n’en être pas assez, de n’être pas assez scientifique, et de récuser l’essentiel, l’expérience sensible, l’expérimentation par les faits, le regard, la douleur, le réel. Moyennant quoi nous sommes, vous et moi, comme des gens qui essaieraient désespérément de sauver d’un incendie les pensionnaires d’une salle de shoot. Ces toxicomanes en plein trip prennent les flammes pour leurs hallucinations chéries et ne voient pas pourquoi ils se laisseraient tirer de leur rêve. Quel petit Grand Remplacement à guidon chromé au fond de la cour ? Ou bien nous aurions affaire à des suicidés par désespoir, qui trouveraient très mauvais qu’on essaie de les sauver de la noyade et qui nous traiteraient, nous, leurs sauveteurs volontaires, de tous les noms d’oiseaux.

Curieusement il y a un point où nous sommes pleinement en accord avec nos adversaires, et c’est justement celui-ci, la sortie de la politique. Disons qu’il y a là une coïncidence de nos vues, tout à fait par accident. Eux veulent sortir de la politique parce qu’ils pensent en termes d’économie pure, ou plus exactement en termes d’activités bancaires, de finance. Nous, nous voulons sortir de la politique parce que nous voulons rentrer dans l’histoire, dans cette histoire que la politique a oblitérée par unique souci de l’économie, ou du bien-être, des champs où elle n’a guère brillé, pourtant.

Renaud Camus voudra bien m’excuser, je continue de lui emprunter les termes de son analyse, qui nous est utile dans notre combat. Il a défini le macronisme comme la Section Française du Remplacisme Global, et estimé qu’Emmanuel Macron était l’incarnation la plus parfaite, à travers le monde, de cette idéologie totalitaire. Camus a jugé, même, que vingt-six mille euros de frais de maquillage à l’Élysée, même si la somme a paru astronomique et fait scandale, en juillet dernier, c’était tout à fait raisonnable, au fond, pour transformer George Soros en Emmanuel Macron. Et il a désigné comme mode de gouvernement de ce régime — macronisme ou remplacisme global, sorosisme, si l’on veut — ce qu’il a nommé, en symétrie avec la démocratie directe, la davocratie directe, le gouvernement par Davos, par la finance, par les banques, par l’hyper-classe hors-sol, sans intermédiaire. Davos, Wall Street, Bruxelles et les Bahamas en ont assez des gouvernants, désormais inutiles : ils gèrent directement le parc humain.

Je dois dire que les événements confirment en tout point cette analyse. Le macronisme, depuis qu’il est en place, et même avant, s’est acharné à éliminer, comme le portait son nom, le fameux microcosme de feu Raymond Barre, la caste politique et politicienne, les partis politiques, tous les corps intermédiaires entre le pouvoir et le peuple. Depuis quelques mois, combien de supposés ténors de la vie politique ont-ils disparu, sans doute à jamais ? Presque tous les premiers rôles ont quitté la scène, voyez Fillon ou Sarkozy retournant aux affaires, qu’ils n’avaient à la vérité jamais vraiment quittées ; et ceux qui restent ne paraissent guère connaître les jours les plus brillants de leur carrière. La prétendue loi sur la moralisation de la vie politique ne fait que renforcer l’exclusion des opposants, proclamer leur mort civile, tandis qu’elle ôte à la carrière d’élus tout attrait et toute dignité pour les ambitieux. Le pouvoir remplaciste dispose d’un parlement à sa solde, et de députés pour lesquels le terme de godillots paraît encore un peu faible : flasque agglomérat de représentants du peuple de hasard, oscillant entre l’hébétude des remplacés et la sauvagerie des remplaçants, tout juste bons à amuser la galerie par leurs attaques à dents armées sur les chauffeurs de taxi, leurs jobarderies de cas sociaux ou leurs défonces de crâne à coups de casque : tous hauts-faits qui valent aussitôt à leurs auteurs, tant leurs collègues ne sont pas plus présentables qu’eux, il faut croire, et tant il s’agit toujours d’humilier davantage la fonction politique, des places de commission, des sièges dans des instances internationales comme on dit, demain des ambassades, qui sait, ou des ministères. Pour ces obligés du maître il ne s’agit jamais que de n’être rien, et de ne lui faire pas d’ombre. Naturellement, le peuple, même s’il est un peu surpris par les remplaçants qu’on donne à l’ancienne caste politicienne, applaudit à cette humiliation et à l’éradication de celle-ci, qu’il en était venu à détester presque autant que la caste médiatique, et d’ailleurs elles sont de plus en plus difficiles à distinguer. Ce dont il ne se rend pas bien compte, le peuple, abruti et drogué qu’il est par l’école, par les instillations quotidiennes de haine de soi, par la télévision, les jeux vidéos, les divertissements de masse et la sonorisation forcée, c’est qu’il sera le prochain à être mangé, ou a tout le moins remplacé : d’ailleurs il l’est déjà, c’est en cours et c’est même bien avance.

Mais c’est peut-être à propos des partis politiques que l’action du remplacisme global, c’est-à-dire, en France, du macronisme triomphant, sa section française on l’a vu, a été le plus spectaculaire. Les anciens partis, si on les considère, on croit voir l’école, ou la culture, ou encore la langue, ou bien le paysage, ou encore Paris : mélange de champ de ruines, de chantier de démolition et de poubelle renversée. Les trois grands partis qu’on croyait maîtres du jeu il y un an, et tenir entre leurs mains le destin de la patrie, ne sont plus que des palais déserts, où les derniers courtisans hagards se disputent sous les plâtras, en balançant entre suicide, assassinat et trahison, et en envisageant la possibilité d’une combinaison des trois.

C’est là qu’intervient la bizarre coïncidence d’intérêts que j’évoquais plus haut, entre le remplacisme et nous. Ou, pour parler plus clair, c’est là que se situe notre chance, à mon avis. Le remplacisme a détruit les partis, or, justement, nous disions que le temps n’était plus à la politique, mais à l’histoire. Il ne s’agit plus de savoir quels partis, quelles classes, quels hommes vont gouverner, quels intérêts vont l’emporter. Il s’agit de savoir si la France va survivre, si notre civilisation va perdurer, si notre peuple va conserver une patrie qu’il puisse encore appeler sienne, comme la plupart des peuples du monde. Ce n’est pas de la politique, cela. Ça n’a plus rien à voir avec la politique. Même s’il en entrait nécessairement dans la combinaison, hélas, de Gaulle à Londres ou Jean Moulin à Lyon ce n’était pas de la politique. Gandhi à Calcutta non plus. C’était de l’histoire, et cela d’emblée. C’est à l’histoire et au sort de notre nation, de notre continent, de notre civilisation, que nous sommes confrontés. Et telle est la raison pour laquelle les propos des hommes et des femmes politiques nous paraissent si vains, si dérisoires, si coupés du réel et du destin”.

(Fin de la 1ère partie)

Catalogne : entre 500.000 et 1.000.000 de manifestants pour l’indépendance

D’après Breizh-Info.com

Ils étaient entre 500 000 et un million de manifestants à battre le pavé, en Catalogne, le lundi 11 septembre, jour de « La Diada », en faveur de l’indépendance. Une marée humaine donc, dans les rues de Barcelone, et une véritable gifle pour le gouvernement espagnol qui cherche à empêcher par tous les moyens la tenue d’un référendum sur l’autodétermination du peuple catalan.

Un référendum qui se tiendra le 1er octobre et qui risque d’être particulièrement tendu. Sous les cris de « Independancia » (indépendance) ou « votarem » (« nous voterons ») ou encore « Adieu l’Espagne »,une foule composée d’hommes, de femmes et d’enfants a parcouru le centre de la capitale catalane.

Cette mobilisation démontre que le mouvement en faveur de l’indépendance de la Catalogne est loin de faiblir, malgré les menaces du gouvernement espagnol, malgré l’illégalité du référendum déclarée par le conseil constitutionnel du pays. La Diada, célébrée chaque 11 septembre, commémore la prise de Barcelone en 1714 par les troupes du roi Felipe V qui supprima l’autonomie de la région.

Les manifestants ont, par ailleurs, en fin de manifestation, respecté une minute de silence à la mémoire des victimes des attentats islamistes qui ont frappé la Catalogne en août.

La Catalogne, qui compte 7,5 millions d’habitants et qui fournit 20 % du PIB espagnol, semble toutefois assez partagée sur cette question de l’indépendance. Selon le dernier sondage publié en juillet par le Centre d’étude de l’opinion, dépendant du gouvernement catalan, 41,1 % la souhaitent et 49,4 % sont contre.

 

Signe de certaines oppositions, y compris en ce qui concerne la simple organisation du référendum, les villes de Lérida et Tarragone, deux des quatre capitales des provinces catalanes, dirigées par le Parti socialiste catalan, ont refusé de céder les locaux municipaux pour le déroulement du scrutin. Le maire de Barcelone, Ada Colau, proche de Podemos, refuse elle aussi de mettre des urnes et des locaux municipaux à la disposition du peuple catalan pour voter suite aux injonctions judiciaires de Madrid.

Par ailleurs, la Guardia Civil espagnole a perquisitionné récemment des entreprises susceptibles d’avoir imprimé du matériel de vote, tandis que les nationalistes catalans appellent la population à imprimer les bulletins par leurs propres soins.

Depuis 2010 et l’annulation partielle par la Cour constitutionnelle du nouveau « Statut d’autonomie de la Catalogne », à la demande du parti du chef du gouvernement Mariano Rajoy, la crise couve entre l’Espagne et la Catalogne. Le texte avait été adopté en 2006 par le Parlement espagnol et accordait des compétences élargies à cette région et la définissait comme étant une « nation » à l’intérieur de l’Etat espagnol.

Après avoir remporté les élections régionales en septembre 2015, les indépendantistes ont promis de mener la Catalogne vers son indépendance. En cas de victoire du « oui » lors du référendum, la Catalogne exercera le contrôle de ses frontières terrestres, maritimes et aériennes comme des douanes, selon un texte de loi présenté par les partisans de la séparation avec l’Espagne.

Le mois d’octobre s’annonce chaud, très chaud, en Catalogne.

Llorenç Perrié Albanell

 

La position du mouvement régionaliste Resistencia

 

Depuis les tristes attentats de Barcelone, des manifestations ont été organisées en Catalogne, ce qui, au risque de vous choquer, s’apparente à un rituel ethno masochiste.

La foule en deuil communiant dans une « liesse morbide »  récitant dans un réflexe pavlovien le catéchisme de l’antiracisme et de l’évangile anti-islamophobe, laisse perplexe le militant que je suis. Les victimes d’hier se transforment en coupables du jour. Le ver de la culpabilité est dans la pomme. Quelle culpabilité ? Celle bien sûr d’être européen, et de facto, d’être un vilain raciste, puisque, selon le credo actuel, l’un ne va pas sans l’autre.

Cette démonstration de piété moderniste ne diffère guère de ce que l’on peut voir ailleurs en Europe. Cela pourrait même faire sourire un esprit cynique, ce que je ne suis pas, qui pourrait rappeler en se gaussant, la manifestation monstre de Barcelone le 18 février dernier en faveur des migrants. Cette manifestation avait rassemblé 160 000 personnes selon la police municipale.O

r, et c’est là que la réflexion politique intervient. Créer un Etat catalan, oui, mais pourquoi faire ? Pour faire de la Catalogne « un país de tots » comme le répète en boucle l’ANC[1]? Littéralement le pays de tous. La Catalogne est la terre des catalans. A quoi sert donc la création d’un Etat catalan ? Qui dit Etat dit limites, qui dit limites dit frontières, citoyenneté, nationalité patriotisme etc. Or la Catalogne comprend aujourd’hui en son sein une importante communauté extra-européenne d’une confession religieuse totalement étrangère à notre vision du monde, l’Islam.

On sait que  l’Islam ne reconnait qu’une seule communauté, c’est l’Ouma, la communauté des musulmans. Le Coran est le livre sacré de l’Islam, il n’existe pas dans sa doctrine de séparation du pouvoir temporel et spirituel. Ce livre est tout à la fois un livre religieux, et législatif (la Charia est la loi coranique). Cette religion est incompatible avec un Etat qui se veut moderne, démocratique et patriote, voire nationaliste.

Nous noterons que la majorité de l’exécutif catalan ne souhaite plus être qualifié de nationaliste, mais d’indépendantiste, cela laisse perplexe quand on connait la finalité du référendum du 1er octobre 2017 : la création d’un Etat catalan souverain.

La création d’un Etat National qui s’appuie sur la  revendication d’une forte identité, exige « une volonté de puissance », et non pas « une soumission aveugle » envers un totalitarisme religieux incompatible avec notre civilisation. Ce nationalisme “victimiste” qui n’hésite pas à défier l’Espagne d’un côté, et qui se soumet à l’Islam de l’autre, crée un  paradoxe qui fait que bon nombre de patriotes, de nationalistes, d’identitaires français, et d’autres pays européens, se passionnent peu, ou pas, pour la question catalane, qu’ils apparentent généralement à une opposition gauchiste, ce qui est historiquement faux. Cela est bien dommage, car l’Europe a besoin aujourd’hui d’une « internationale identitaire ».

En revanche, les catalans peuvent compter sur le dévouement de nos camarades de SOM Catalans qui luttent pour la construction d’un Etat catalan fort, identitaire et spirituellement européen. Ils luttent également contre l’immigration invasion afin de protéger nos peuples.

En Catalogne, comme en France ou ailleurs en Europe, nous trouvons malheureusement les mêmes collabos qui cherchent à diluer nos peuples dans le marasme du multiculturalisme. Avec toujours la même chansonnette humaniste.

[1] Assemblea Nacional Catalana, association citoyenne qui agit en faveur de l’indépendance de la Catalogne.

 

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